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Blair impliqué dans l’affaire Kelly

La rédaction
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L’enquête menée par Lord Hutton sur les circonstances de la mort du Dr David Kelly, expert en armements, a été officiellement ouverte le 11 août. A la fin de la semaine, elle avait produit certains résultats remarquables. Le 14, on apprenait que le premier ministre britannique Tony Blair était personnellement impliqué dans la décision de son gouvernement d’exercer des pressions sur le Dr Kelly dans les jours qui ont précédé sa mort, le 17 juillet.

En effet, sir David Omand, coordinateur du renseignement et de la sécurité du gouvernement Blair, a remis aux enquêteurs un mémorandum qui cite Blair, proposant que l’on s’efforce de discréditer le récit du correspondant de la BBC, Andrew Gilligan, sur son entretien avec Kelly. Il s’agit de la fameuse réunion au cours de laquelle, selon Gilligan, Kelly accusa le gouvernement britannique d’avoir « rendu plus sexy » un dossier de septembre 2002 sur les armes de destruction massive irakiennes, afin que la menace irakienne apparaisse plus importante et plus immédiate qu’elle ne l’était réellement.

D’autres documents présentés le 14 août mettent en cause le ministre de la Défense Geoff Hoon dans des efforts similaires. Il s’avère notamment que Blair et Hoon sont à l’origine du processus par lequel Kelly fut convoqué à Londres et soumis à d’intenses pressions de la part de fonctionnaires du ministère de la Défense, de toute évidence dans le but de le briser. Ces actions ont propulsé Kelly sur la scène publique, malgré lui et contrairement au traitement habituel réservé à un tel serviteur de la nation. Juste avant sa mort, Kelly aurait écrit un mémorandum, accusant des « agents de l’ombre » de le harceler.

Dès le premier jour de l’enquête, Martin Howard, chef adjoint du renseignement au ministère de la Défense, a produit des éléments montrant qu’il y avait des doutes, à haut niveau dans le renseignement, sur la propagande gouvernementale concernant la « menace irakienne ». Dans le Guardian du 13 août, Lord Hattersley, ancien ministre travailliste et vice-président du Parti travailliste de 1983 à 1992, a donné le témoignage suivant : « On peut s’attendre à des journées dramatiques. (...) Une chose est claire. Si nous avions su en mars ce que nous savons aujourd’hui, ni la Chambre des Communes ni le peuple britannique n’auraient soutenu la décision de partir en guerre. (...) La Grande-Bretagne est partie en guerre sous de faux motifs. (...) Rien dans ce que révèlera l’enquête à l’avenir ne pourrait être plus important que ce qui fut révélé lundi dernier : le gouvernement a exagéré la menace irakienne. S’il avait donné au pays un compte-rendu honnête du danger, le tollé contre l’action militaire aurait été trop grand pour que le gouvernement résiste ou pour que le premier ministre reste à son poste. »

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