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Blair révèle son véritable agenda politique

La rédaction
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L’hégémonie politique revendiquée par Tony Blair est actuellement contestée, non seulement par les gouvernements français et allemand, mais aussi en Grande-Bretagne même, au sein de son propre parti. Devant ce défi, Blair se lance dans une fuite en avant, comme en témoigne le discours étonnant qu’il a prononcé le 22 novembre au banquet des Lord Mayors, à la City de Londres, dans lequel il décrit le fonctionnement du bloc du Commonwealth anglo-américain (BAC).

Rejetant fermement l’image d’une Grande-Bretagne devenue une nation post-impériale, se contentant de vivre de son héritage pittoresque, Blair a annoncé avec force que la « cool Britannia » (qui rime avec Rule Britannia) est en réalité une puissance mondiale experte en manipulations (confirmant ainsi les analyses de l’EIR). La Grande-Bretagne, dit Blair, est une « puissance pivot, (...) à la croisée des alliances et de la politique internationale qui façonnent le monde et son avenir ». Elle est au centre d’institutions internationales comme le Commonwealth, l’ONU, l’OTAN et le G-8, et a l’honneur d’abriter le plus grand centre financier du monde, la City of London.

La Grande-Bretagne a désormais pour rôle « d’utiliser les forces de notre histoire pour bâtir notre avenir (...) comme puissance pivot ». Blair s’est référé au discours sur « La doctrine de la communauté internationale » qu’il avait prononcé à l’occasion du 50ème anniversaire de l’OTAN et dans lequel il annonçait que, du point de vue britannique, la guerre contre la Yougoslavie était la « porte d’entrée » d’un nouveau système impérial international.

« Comme cela est apparu clairement à Florence, la Grande-Bretagne est à l’avant-garde du débat sur les idées nouvelles en politique progressiste moderne. (...) L’un des débats vitaux actuels est celui du rôle de la Grande-Bretagne dans le monde. (...) En Grande-Bretagne, l’héritage de l’Empire reste profond. (...) Il y a près de 40 ans, le commentaire vexant [du secrétaire d’Etat américain] Dean Acheson - selon lequel la Grande-Bretagne avait perdu un empire mais pas encore trouvé un rôle - a été durement ressenti. Des générations successives de politiciens britanniques ont tenté - sans succès - de trouver un chemin de retour. »

Mais, là où même Winston Churchill et Margaret Thatcher avaient échoué, Tony Blair revendique un succès : « Je pense que cette quête peut à présent prendre fin. Nous avons surmonté notre passé impérial. (...) Nous ne voulons plus être pris au sérieux pour notre seule histoire, mais pour ce que nous sommes et ce que nous deviendrons. Nous avons un nouveau rôle. Ne pas regarder en arrière et tenter de recréer la superpuissance prééminente de 1900, ni prétendre être les Grecs vis-à-vis des Romains américains. Il s’agit d’utiliser les forces de notre histoire pour bâtir notre avenir, non en tant que superpuissance, mais en tant que puissance pivot. (...) »

Quelles sont les forces « uniques » de la Grande-Bretagne ? Son « formidable réseau de contacts internationaux » dans les institutions internationales, avec les Etats-Unis et l’Union européenne ; son rôle économique dans le monde globalisé ; son rôle militaire, notamment son « rôle dirigeant au Kosovo ». Dans ce monde globalisé, « même une superpuissance comme les Etats-Unis ne peut se permettre l’unilatéralisme », dit-il. Et c’est là que la Grande-Bretagne entre en scène : « Nous bâtissons et formons des alliances pour nous donner la force et l’influence permettant de faire avancer nos propres intérêts nationaux ; pour donner le meilleur de notre potentiel. (...) Le fait est que nous sommes écoutés avec plus d’attention à Washington si nous dirigeons en Europe. Et nous avons plus de force en Europe si nous sommes écoutés à Washington. Ma vision pour la Grande-Bretagne est qu’elle soit un pont entre l’UE et les USA. »

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