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Blair suit les traces de Ramsay Macdonald

La rédaction
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Le Premier ministre britannique Tony Blair envisage sérieusement une manoeuvre de politique intérieure à haut risque pour « sauver sa peau ». En effet, il pourrait singer son prédécesseur Ramsay Macdonald, le Premier ministre travailliste qui, en 1931, forma un « gouvernement d’unité nationale » avec des hommes politiques de l’opposition conservatrice et libérale.

Aujourd’hui, dans le Parti travailliste, l’opposition à la politique de guerre du Premier ministre est extrêmement forte. Certains membres du gouvernement, notamment la ministre du Développement, Claire Short, menacent de démissionner et Tam Dayell, député travailliste, a appelé à la démission de Blair. Ce qui a amené Stephen Pollard, ancien dirigeant de la Société fabienne britannique, à écrire dans le Wall Street Journal-Europe du 5 mars : « N’ayez aucun doute : la position de Tony Blair est extrêmement précaire (...). On ne spécule pas là-dessus. La crise irakienne a fourni la colle avec laquelle les courants disparates du Parti travailliste (...) ont pu se rejoindre pour s’opposer à un Premier ministre, qui est considéré par le public comme un va-t-en-guerre quasi dérangé et comme le caniche d’un crétin texan qui aime beaucoup trop tirer (...). Même à l’intérieur du cabinet, les couteaux sont tirés (...) . »

Voilà pourquoi Blair songe à faire entrer des éléments du Parti conservateur dans une sorte de structure d’« unité nationale », afin de pouvoir continuer à gouverner. Outre la résistance à la guerre en Irak, les travaillistes sont furieux de la politique de privatisation des principaux services publics. Et dans l’entourage de Blair, on n’ignore pas que l’économie britannique risque de tomber très bas, à la fois en raison de la crise systémique globale et de l’éclatement de la vaste bulle immobilière en Grande-Bretagne.

Selon des sources à Londres, Blair pourrait offrir un poste officiel à Iain Duncan-Smith, le chef des conservateurs et partisan acharné de la guerre, et peut-être à d’autres éminences tory. Cette mesure, ainsi que la « rapide victoire en Irak » à laquelle il rêve et la manipulation psychologique de la population britannique à travers des « alertes au terrorisme » exacerbées, pourraient suffire, espère-t-il, à empêcher la chute du gouvernement.

Selon un initié de Londres avec qui nous avons parlé le 5 mars, puisque Blair doit compter sur le Parti conservateur pour sa politique irakienne ainsi que pour certaines questions domestiques, « nous en arrivons à un réalignement majeur du monde politique (...). Blair pourrait faire comme Ramsay Macdonald. Il existe un solide parallèle entre ces deux cas. Souvenez-vous que, lorsque la situation est devenue trop chaude pour Macdonald, au milieu de 1931, il s’est tourné vers les partis conservateur et libéral pour former un « gouvernement national », qui a assuré son maintien au pouvoir pendant un temps. Je vois très bien Blair offrir à Iain Duncan-Smith quelque position officielle. Blair aura très vite besoin de soutien parce qu’il va faire face à une autre révolte travailliste à la Chambre des Communes, probablement la semaine prochaine, à cause de son initiative pour la privatisation des services hospitaliers. Les tories le soutiendraient sur ce point aussi . »

Pendant le débat sur l’Irak à la Chambre des lords, le 26 février, le travailliste Morgan, qui est professeur au Queen’s College (Oxford) et a personnellement formé certains membres actuels du cabinet Blair, a fortement attaqué la politique pro-guerre. Ridiculisant les arguments invoqués par Blair et son entourage en faveur de la guerre, Morgan a conclu : « Tony Blair est un brave homme qui s’enorgueillit d’être un nouveau Churchill. Il doit se garder d’être un nouveau Ramsay Macdonald . »

Après l’élection de Blair, le 1er mai 1997, le magazine EIR écrivait : « De nombreux commentateurs britanniques expérimentés convergent avec l’analyse de Lyndon LaRouche selon laquelle Tony Blair pourrait devenir la réincarnation de Ramsay MacDonald (...) . »

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