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Bombarder l’Iran : Dick Cheney ne pense qu’à ça

La rédaction
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4 septembre 2007 (LPAC) - Le nouveau roulement de tambour du vice-président Dick Cheney en faveur de frappes aériennes contre l’Iran provoque un torrent d’inquiétudes parmi des hauts responsables américains, y compris au Pentagone et dans la sphère diplomatique.

Une source haut placée du renseignement américain estime que si pendant longtemps ces responsables excluaient toute possibilité d’attaque tellement on la jugeait folle, aujourd’hui, selon la même source, après que des fuites dans la presse ont révélé au grand jour les plans détaillés de plus de 1.200 cibles industrielles, nucléaires et gouvernementales, « on assiste à un véritable retournement. » « Les gens sont désormais convaincus que Cheney et Cie planifient le bombardement de l’Iran, et précisément parce que c’est une option complètement folle. »

Aggravant la crainte d’une attaque imminente sur l’Iran, le journaliste néo-conservateur Arnaud de Borchgrave écrit le 3 septembre dans le Washington Times que le président français Nicolas Sarkozy, après sa rencontre avec le président Bush à Kennebunkport, est désormais convaincu que les Etats-Unis bombarderont l’Iran. Sarkozy fait savoir en France et en Europe que les américains ont la République islamique iranienne dans la ligne de mire, citant la menace d’inclure les pasdarans (les gardiens de la révolution) dans la liste des organisations terroristes internationales comme une preuve supplémentaire que le président Bush compte frapper l’Iran sans en demander l’autorisation au Congrès.

Ray McGovern, un ancien responsable de la CIA actif dans l’opposition à Cheney, pense également que le départ de Karl Rove de la Maison Blanche offre une marge de manœuvre supplémentaire à Cheney pour lancer la guerre. McGovern note que l’ancien analyste de la CIA Phil Geraldi, dans la revue The American Conservative avait correctement identifié Rove comme un contrepoids à Cheney, en particulier sur la question iranienne. Karen Kwiatkowsky, l’ancienne responsable militaire tombée en disgrâce pour son opposition à Cheney, note sur LewRockwell.com qu’en 2004 Karl Rove avait cherché à écarter Cheney du « ticket » pour la réélection de Bush. En bref, dit McGovern, « ça me semble un bon pari que Rove, qui ne roule pour personne, (...) a perdu la bataille contre Cheney sur la question des frappes aériennes sur l’Iran. »

Barnett Rubin, un chercheur réputé du Centre pour la Coopération Internationale de l’Université de New York a lui aussi lancé sa propre mise en garde. Un insider de la Maison Blanche lui a confié que le vice-président Cheney avait lancé un appel aux think-tanks néo-conservateurs de Washington, tel que l’American Enterprise Institute (AEI), leur demandant d’amplifier la propagande anti-iranienne. Le 10 septembre, l’AEI organisera deux conférences. Une aura comme orateur l’ancien porte-drapeau de la « révolution conservatrice » Newt Gingrich. L’autre servira au lancement du dernier livre de Michael Ledeen, l’homme qui défend ouvertement ce qu’il appelle le « fascisme universel ». L’ancien patron de la CIA James Woolsey et le général Jack Keane (CR) y assisteront. Rejoignant cette propagande, les quotidiens britanniques, le Times et le Telegraph, ont également publié ce week-end des comptes-rendus détaillés des plans de guerre de Bush, tandis que deux chercheurs anglais, Daniel Plesch et Michael Butcher viennent de publier une analyse de quatre-vingt pages faisant croire que les Etats-Unis pouvaient réduire l’Iran à un état défaillant en quelques jours.

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