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Bombe de la dette latino- américaine : pire que jamais

La rédaction
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Les trois plus grands pays d’Amérique latine - l’Argentine, le Brésil et le Mexique - avancent à grande vitesse vers une explosion de leurs engagements extérieurs respectifs, qui représentent ensemble, en valeur nominale, plus de 900 milliards de dollars. En décembre 2000, la répartition de cette dette était la suivante :

  • La dette extérieure officielle de l’Argentine est de 147 milliards de dollars. La dette intérieure libellée en dollars et les investissements étrangers sur les marchés locaux atteignent 65 milliards de dollars supplémentaires, selon les estimations de l’EIR. L’engagement extérieur total s’élève à 212 milliards de dollars.

    Le pays est en faillite et, de fait, en cessation de paiement. En décembre 2000, l’Argentine a reçu un paquet d’aide financière du FMI s’élevant à 40 milliards de dollars, qui ont fondu en quelques mois. Le 1er juin 2001, le gouvernement argentin a eu recours à un méga-swap pour transformer 30 milliards de dollars d’obligations à court terme en obligations à moyen et long termes, tout simplement parce qu’il n’arrivait pas à honorer les paiements pour cette année. Cela n’aura donné qu’un répit de quelques semaines. Le 15 juin, le ministre des Finances Cavallo a annoncé une dévaluation de fait de 8 % du peso argentin, pour tenter d’obtenir des devises étrangères et la rumeur veut qu’il planifie maintenant un autre swap d’obligations - portant cette fois sur l’équivalent de 15 milliards de dollars d’obligations en pesos. Entre-temps, l’économie physique s’effondre : la production industrielle pour mai était de 2,8 % inférieure au même mois de l’année dernière.

  • La dette extérieure officielle du Brésil est de 243 milliards de dollars. La dette intérieure libellée en dollars et les investissements étrangers sur les marchés financiers locaux sont estimés par l’EIR à 230 milliards de dollars. Ainsi, les engagements extérieurs se montent en tout à quelque 473 milliards de dollars. Le Brésil a la dette extérieure officielle la plus élevée de tous les pays du monde. De plus, environ 25 % de la dette publique intérieure se présente sous forme d’obligations NTN-D libellées en dollars et chaque fois que la monnaie nationale, le real, est dévaluée, le montant de cette dette publique s’accroît proportionnellement. Le real a chuté d’environ 25 % depuis le début de l’année.

    En raison de la crise énergétique, le gouvernement a decrété une réduction de 20 % de la consommation d’électricité. Mais selon de nombreux experts, il va falloir la réduire d’au moins 25 % et la maintenir à ce niveau jusqu’en 2002. Cela veut dire que le Brésil, la huitième économie au monde, verra forcément diminuer la production de son économie physique, sans parler de l’effet que cela aura sur sa capacité à honorer le service de sa dette.

  • La dette extérieure officielle du Mexique est de 167 milliards de dollars. La dette domestique libellée en dollars et l’investissement étranger sur les marchés financiers locaux sont estimés par l’EIR à 50 milliards de dollars. Les engagements extérieurs totaux s’élèvent donc à environ 217 milliards de dollars.

    Suite à la chute des exportations vers les Etats-Unis, « l’importateur de dernier ressort », l’industrie mexicaine a licencié plus de 500 000 travailleurs depuis le début de l’année. En effet, depuis quelques années, quelque 80 % des exportations mexicaines sont destinées au marché américain. Afin d’être « plus compétitifs », les exportateurs mexicains désespérés appellent à une dévaluation d’environ 40 % du peso. La semaine dernière, le président mexicain Vincente Fox a reconnu pour la première fois que le Mexique est « en récession », la croissance négative de son PIB au deuxième trimestre étant estimée à - 4 % par rapport à l’année dernière.

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