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RIA Novosti

Bouclier antimissile et traité FCE au menu du Conseil Russie-OTAN

La rédaction
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Le Conseil Russie-OTAN doit se réunir jeudi à Bruxelles au niveau des chefs d’état-major des armées, une réunion qui doit permettre à Moscou d’exprimer sa vision du déploiement du bouclier antimissile en Europe et du traité sur les forces armées conventionnelles (FCE).

(MOSCOU, 10 mai - RIA Novosti) Le Conseil Russie-OTAN doit se réunir jeudi à Bruxelles au niveau des chefs d’état-major des armées, une réunion qui doit permettre à Moscou d’exprimer sa vision du déploiement du bouclier antimissile en Europe et du traité sur les forces armées conventionnelles (FCE).

"A Bruxelles où je me rends le 10 mai, j’ai l’intention de porter à la connaissance de nos partenaires une position plus détaillée de la Russie sur la troisième zone de positionnement créée en Europe et le traité FCE", a déclaré plus tôt le chef de l’Etat-major général des forces armées russes, Iouri Balouïevski.

Le traité FCE constitue la pierre angulaire de la sécurité européenne, a indiqué M. Balouïevski, en ajoutant qu’il avait pour la première fois ressenti "dès 1999, lors de la conférence d’Istanbul", que les pays occidentaux n’avaient pas l’intention de rejoindre la version actualisée du traité.

"Quant à la Russie, elle a entièrement rempli ses engagements en matière de retrait de ses troupes de Transcaucasie, a souligné le général. Il n’y a aucun lien entre le retrait des troupes russes de Géorgie et de Transnistrie et la ratification de ce traité par les pays de l’OTAN."

Le chef de l’Etat-major général russe a fait ressortir la nécessité d’analyser avec minutie les causes poussant les Etats-Unis à déployer leur bouclier antimissile en Europe de l’Est.

"Cette analyse ne devrait pas être menée dans l’opacité, mais sur une base étendue. Le Conseil Russie-OTAN pourrait être un bon cadre pour le dialogue. Etant donné qu’il s’agit d’un problème assez sensible pour l’ensemble du continent, il faudrait penser à attirer au dialogue d’autres Etats européens qui ne font pas partie de l’OTAN", a indiqué le général.

La réunion du Conseil Russie-OTAN au niveau des chefs d’état-major des armées prévoit, entre autres, un échange de vues sur les dossiers opérationnels (dont la lutte contre le terrorisme, y compris la participation de la Russie à l’opération Active Endeavour de l’OTAN en Méditerranée) et l’élaboration d’un plan de travail du Conseil au niveau des représentants militaires en 2008.

En janvier dernier, les Etats-Unis ont demandé à la République tchèque et à la Pologne d’accueillir sur leur sol des éléments du bouclier antimissile américain pour parer à d’éventuelles attaques venant d’Iran ou de Corée du Nord. Moscou qui se sent menacé a exprimé à plusieurs reprises son hostilité au projet malgré les assurances américaines.

Dans un message annuel adressé le 26 avril à l’Assemblée fédérale (parlement), le président russe Vladimir Poutine a proposé de suspendre l’application par la Russie du traité sur la réduction des forces conventionnelles en Europe tant que ce texte ne serait pas ratifié et appliqué par tous les pays membres de l’OTAN.

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