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Bourses : encore de nouvelles liquidités

La rédaction
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Ce n’est un secret pour personne que les dernières hausses boursières n’ont rien à voir avec de quelconques « bonnes nouvelles » concernant l’économie, vu l’absence de tout signe d’amélioration dans ce domaine pour le deuxième semestre de 2003. Ces hausses sont uniquement dues à une « injection de liquidités » par la Réserve fédérale et les autres grandes banques centrales.

Suite à la réduction de 0,5 % des taux par la Banque centrale européenne (BCE), on s’attend à ce que la Réserve fédérale baisse aussi les siens de 25 à 50 points de base le 24 juin, alors qu’ils se situent déjà à 1,25 %, un plancher jamais atteint depuis 42 ans. Ce sera la treizième baisse des taux directeurs américains depuis le début de 2001. Comme les entreprises ne veulent pas investir dans les circonstances actuelles et que les banques répugnent de toutes façons à accorder des crédits pour des investissements dans de nouvelles usines ou de nouveaux équipements, presque toutes les liquidités émises par les banques centrales finissent sur les marchés financiers.

La tactique de la Réserve fédérale se traduit par une augmentation spectaculaire de ce qu’on appelle le « Federal Reserve credit », qui est passé de 505 milliards de dollars début 1999 à 722 milliards à la mi-juin 2003. On a baptisé cette monnaie de la banque centrale le « high powered money » (monnaie à haut rendement) car les banques peuvent accorder 10 dollars de crédit ou plus pour chaque dollar de crédit qu’elles reçoivent de la banque centrale. Au cours des dernières années, il y eut trois périodes d’augmentation explosive du crédit accordé par la Fed : fin 1999 (en vue du prétendu bogue de l’an 2000), en septembre 2001 (suite au 11 septembre) et fin 2002 (au milieu d’un fort déclin boursier). Ces trois injections extraordinaires ont permis des gains immenses sur les Bourses, mais toujours pour une très courte durée.

Dans une interview au Spiegel, l’économiste en chef de la BCE, Ottmar Issing, a déclaré que dans « le cas improbable » d’une crise similaire à celle des années 30, « nous savons ce que nous aurions à faire. De faux commentaires circulent selon lesquels notre statut nous empêcherait d’acheter des titres financiers. Ce sont des bêtises. Nous ne devons pas donner de crédit directement aux gouvernements, mais nous pouvons - si la politique monétaire l’exige - être actifs de manière pratiquement illimitée sur le marché secondaire ; le volume potentiel pourrait atteindre des milliers de milliards d’euros. »

Dans le journal malaisien Straits Times du 16 juin, Lim Say Boon, directeur de recherches à la Overseas Chinese Bank de Singapour, a averti que l’injection de liquidités engendrait de nouvelles bulles financières. Se référant aux hausses injustifiées sur les marchés des capitaux, il a proposé aux investisseurs d’« examiner la nature suspecte des facteurs derrière cette dernière embellie. Pour le dire crûment, les autorités américaines mettent en danger tout le système de "monnaie fiduciaire" en inondant leur économie d’argent bon marché et en menaçant d’autres économies pour qu’elles en fassent autant. (...) Si [ces autorités] échouent, la confiance pourrait disparaître globalement comme le Roi que l’on voit marcher nu. (...) L’émission agressive de billets débouche généralement sur de l’hyper-inflation. One parle encore en ce moment de déflation, mais il se peut que les Etats-Unis sèment déjà les graines de l’hyper-inflation. »

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