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Bras de fer anglo-chinois en Afrique

La rédaction
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Le 25 avril 2008 (Nouvelle Solidarité) – Mettant à profit leur entreprise impériale visant à ramener le Zimbabwe dans le giron du Commonwealth et des cartels miniers, les Britanniques s’en prennent simultanément à la présence chinoise en Afrique.

L’UE et les Etats-Unis ont imposé un embargo sur les armes à l’encontre du Zimbabwe dont l’unique fournisseur de matériel militaire reste aujourd’hui la Chine. Ce dernier pays devait donc normalement livrer par bateau 170 tonnes de matériel dans une livraison de routine.

C’était sans compter sur Gordon Brown. Ce dernier exige désormais un embargo international sur toute vente d’armes à Harare. Le secrétaire d’état aux affaires africaines américain Jendayi Frazer a volé à son secours, débutant d’ailleurs sa tournée en Afrique australe pour convaincre les pays voisins du Zimbabwe à laisser tomber « la dictature » de Mugabe. Lors d’une conférence de presse, Fraser a déclaré que pour lui il était clair que l’opposition zimbabwéenne avait gagné les élections et qu’il fallait faire respecter un embargo sur les armes : « J’enverrais un avertissement sérieux à tous ceux qui comptent envoyer des armes au Zimbabwe, y compris les Chinois. »

A l’origine, le bateau chinois, chargé de livrer les armes, devait être déchargé dans le port de Durban en Afrique du Sud, le Zimbabwe n’ayant pas accès à la mer. L’Afrique du Sud a malheureusement cédé à la pression britannique et son port est resté fermé obligeant le bateau chinois à se diriger vers la Zambie. Mise à son tour sous pression, la Zambie refusa également d’accueillir la livraison et le bateau a dû mettre le cap sur l’Angola. La Chine, dont l’image est déjà ternie par « la répression au Tibet » est maintenant accusée en plus de soutenir « le dictateur Mugabe ». Si les autorités chinoises ont expliqué que cette vente n’avait rien d’illégal, elles ont cependant préféré renoncer à l’opération.

Comme le rapporte aujourd’hui Libération, Steven Spielberg, chargé d’organiser la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques, « vient de se désister à cause du manque de pressions chinoises sur son allié soudanais pour mettre fin aux exactions au Darfour » et Amnesty International affirme que les armes fournies par Pékin ont servi à la répression dans la province. Au début de la semaine, le Parlement européen a repris le même credo en adoptant un rapport très critique vis-à-vis du rôle de la Chine dans les ventes d’armes à l’Afrique.

Après avoir ratifié le Traité de Lisbonne et avoir invité le Dalaï Lama, cette noble institution ne pouvait pas rater une occasion pour montrer sa fidélité aux desseins impériaux britanniques.

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