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Breton blanchi, Pébereau nanti

La rédaction
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L’Autorité des marchés financiers (AMF, chargée de contrôler la régularité des opérations des sociétés cotées) a déclaré prescrits, par une décision du 22 mars 2005, tous les faits qui pouvaient engager la responsabilité du ministre français des Finances Thierry Breton dans la déconfiture de la société Rhodia. Décision d’autant plus scandaleuse que le rapport initial de l’AMF avait été récrit quatre jours après la nomination de Breton à Bercy, le 25 février ! A juste titre, le Canard enchaîné du 18 janvier 2006 souligne que l’actuel ministre présidait le comité d’audit de Rhodia entre 1998 et 2002, et « à ce titre, était chargé de s’assurer de la véracité des comptes du groupe ». Or il n’avait alors pas émis la moindre réserve sur des fautes de gestion qui ont fait perdre près de 2 milliards d’euros à Rhodia !

Les procès verbaux des conseils d’administration de la société des 25 octobre 1999 et 30 mars 2000 indiquent que « le futur ministre des Finances ne s’est pas plus enquis du prix d’acquisition d’Albright et Wilson (près d’un milliard) que de sa valeur réelle (environ moitié moins) ». En effet, c’est alors que Thierry Breton présidait bel et bien le comité d’audit de Rhodia que la société britannique Albright et Wilson et l’américaine Chirex ont été achetées à un prix surévalué d’environ 1 milliard d’euros et dans des conditions fort opaques.

Ce même Thierry Breton avait dénoncé avec des trémolos dans la voix une France trop endettée, qui vivrait au-dessus de ses moyens. Il est vrai qu’il avait demandé au président du directoire de la BNP, Michel Pébereau, de rédiger un rapport pour le prouver. Celui-ci s’est exécuté. L’on ne peut relever à son encontre d’« erreurs de gestion » (traduisons : ses spéculations sur les marchés financiers et sa politique de tarification à tout va des clients ont été heureuses), mais l’on doit cependant noter qu’il a encaissé en 2005 une plus-value totale de 2,7 millions d’euros sur 56 242 actions cédées (stock-options) entre le 4 février et le 25 novembre 2005. Une somme supérieure à sa rémunération, qui n’aura été « que » de 1,9 millions d’euros en 2004.

Par ailleurs, Michel Pébereau est actuellement président du comité consultatif-France du très kissingérien Aspen Institute, dont Thierry Breton est lui aussi membre.

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