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Briefing au Pentagone : l’Arabie séoudite est l’ennemie !

La rédaction
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Le 6 août, le Washington Post a publié en première page une fuite à propos d’un briefing qui s’est tenu le 10 juillet au Conseil de politique militaire du Pentagone, au cours duquel l’administration Bush s’est vu fortement recommander de classer l’Arabie saoudite parmi les pays ennemis des Etats-Unis. Ce briefing a été donné par Laurent Murawiec, qui travaille à la Rand Corporation, au cours d’une réunion du Conseil de politique militaire présidée par Richard Perle.

L’article du Washington Post affirme qu’un « conseil haut placé du Pentagone » a reçu un briefing « décrivant l’Arabie saoudite comme un ennemi des Etats-Unis et recommandant que les responsables américains lui donnent un ultimatum : arrêter de soutenir le terrorisme ou risquer la saisie de ses champs pétroliers et de ses avoirs financiers investis aux Etats-Unis. » Cet article du Washington Post a créé une véritable onde de choc dans le monde entier, tout particulièrement dans le monde arabe, en Arabie saoudite et à Washington même.

La présentation de Murawiec, décrite dans les médias américains comme « loufoque, même aux yeux du Dr Folamour », a été faite à la demande de Perle, l’un des principaux « faucons » entourant le secrétaire-adjoint à la Défense, Paul Wolfowitz. L’administration Bush, par le biais des porte-parole du Département d’Etat et du Pentagone, a déclaré que les propos de Murawiec ne reflétaient pas la politique américaine. Toutefois, la fuite concernant le briefing de Murawiec et Perle intervient juste au moment où l’Arabie saoudite subit de fortes pressions pour qu’elle soutienne une attaque américaine contre l’Irak.

Le choix de Murawiec pourrait bien se révéler désastreux pour Perle et son dernier complot. Dans les années 70 et 80, Murawiec a travaillé pour Executive Intellgence Review, dans son bureau allemand de Wiesbaden. Il s’est séparé de LaRouche sur deux points principaux : l’évaluation 1) du rôle d’ Ariel Sharon et 2) du contexte géopolitique réel de la Guerre du Golfe de 1991. Au cours des douze dernières années, Murawiec a toujours exprimé sa haine amère contre LaRouche.

Au début des années 90, Murawiec travailla pour une obscure société de consultants suisses, GEOPOL Services SA, basée à Genève. Parmi les dirigeants de cette société, il y avait le trafiquant d’armes Helmut Raiser, qui a vendu à l’Irak des milliards de dollars de munitions dans les années 80 et qui lui a transféré des technologies de missiles. Il y avait aussi l’ancienne ministre suisse de la Justice, Elizabeth Kopp, épouse de Hans Kopp, un avocat servant d’intermédiaire dans des affaires louches, qui fut plus tard rayé du barreau zurichois. Le président de GEOPOL était Pierre Hafner, un financier genevois qui fut en relations d’affaires avec Edgar De Picciotto de l’Union Bancaire Privee. Après qu’Hafner ait passé plusieurs mois dans une prison suisse, GEOPOL commença à tomber dans l’oubli. Murawiec reçut une bourse de recherche de la « Fondation Marc Rich », basée à Paris. Marc Rich est un financier américain ayant vécu pendant des années en Suisse pour échapper à la justice américaine. Il a finalement obtenu une grâce présidentielle de Bill Clinton, grâce à une substantielle contribution financière au Parti démocrate.

Après avoir travaillé comme traducteur à Paris, Murawiec se transforma en « expert militaire » et se spécialisa dans la « Révolution des affaires militaires ». Il s’agit d’une politique utopiste lancée par le Bureau de l’évaluation des réseaux du Pentagone, dirigé par Andrew Marshall. En bref : la puissance militaire américaine et sa suprématie globale est garantie par la nouvelle « ère digitale » de la « cyberguerre ».

Il n’est pas étonnant que Murawiec se déplace ensuite à Washington vers la fin des années 90, où il travaille à la Rand Corporation. Ce changement brutal de carrière fut facilité par Mira Lansky Boland, qui était membre du groupe « il faut avoir LaRouche » à l’Anti-Defamation League (ADL), et par Elizabeth Kopp. Celle-ci a pour cousin l’ancien secrétaire-adjoint à la Défense Fred Ickle, lui-même partenaire en affaires du mari de Boland, John Boland, dans Telos Corporation, gros fournisseur du Pentagone. Murawiec devint rapidement l’outil de ce cercle de néoconservateurs et d’extrémistes de droite soutenant Ariel Sharon. Richard Perle est un représentant typique de ce groupe et il avait déjà organisé un « coming out » pour Murawiec lors d’une conférence de l’American Enterprise Institute (AEI) en décembre 1999.

En réponse à l’escalade de la campagne menée aux Etats-Unis contre l’Arabie saoudite, les dirigeants saoudiens ont fait quelques observations utiles.

Immédiatement après que le Washington Post ait rapporté ce briefing du Pentagone dans son édition du 6 août, la presse saoudienne a identifié le réseau à l’origine de cette campagne anti-saoudienne comme une composante du « fondamentalisme chrétien » qui se développe aux Etats-Unis. On pouvait lire dans Al-Watan : « Le fondamentalisme chrétien n’est pas moins dangereux pour la paix et la sécurité internationales que les extrémistes d’autres religions. Il est même plus dangereux, en particulier s’il contrôle la politique des Etats-Unis . »

La Gazette saoudienne commentait de son côté : « Les Saoudiens accordent de l’importance à leur amitié avec les Etats-Unis, mais ils n’acceptent pas de telles ordures (...) Les fondamentalistes chrétiens encouragent les militants américains à répandre de la haine sur l’Arabie saoudite, qui a maintenu jusqu’à présent une relation exemplaire avec les Etats-Unis. » Comme la BBC l’a rapporté, la Gazette saoudienne a dit que ces cercles fondamentalistes chrétiens préparent un choc des civilisations contre l’Islam. Le 11 août, le ministre saoudien des Affaires étrangères, Saud al-Faisal, a donné une interview à ABC-TV. Saud était invité à commenter le briefing du Defence Policy Board fait par Murawiec, qui demandait à ce que l’Arabie saoudite soit incluse dans la liste de « l’axe du mal » et qu’elle soit envahie. Faisant référence à un profil de Murawiec diffusé par l’EIR, Saud répondit : « Eh bien, ce rapport a été fait par quelqu’un qui est considéré comme farfelu même par M. LaRouche. Aussi, je ne crois pas qu’il faille prendre au sérieux ce qu’il a dit. Le seul fait intéressant, c’est qu’il ait été soumis à la Commission du conseil du Département de la défense. C’est la seule chose curieuse dans cette affaire . »

Dans une interview avec le Washington Post, publiée le même jour, le ministre saoudien des Affaires étrangères a réitéré sa dénonciation du briefing de Murawiec, qu’il a qualifié de « ridicule », et a attaqué les sénateurs Joe Lieberman et Arlen Specter pour avoir accusé les organisations humanitaires saoudiennes de financer des kamikazes palestiniens, sans apporter la moindre preuve. Il a également révélé que l’Iran avait mis la main sur seize activistes d’Al-Qaida, qui s’étaient réfugiés dans ce pays : « Nous leur avons demandé (aux Iraniens) de les livrer, et ils l’ont fait. Non seulement l’Iran a coopéré avec l’Arabie saoudite dans ce conflit en Afghanistan, mais il a également coopéré avec les Etats-Unis. » Refusant de donner des détails, il ajouta : « Les Etats-Unis et l’Iran peuvent dire eux-mêmes quelle a été la coopération entre les deux pays. » Les révélations de Saud sont significatives dans la mesure où elles discréditent la thèse soutenue par des responsables du gouvernement américain selon laquelle l’Iran serait un « refuge » pour les terroristes d’Al-Qaida.

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