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Bruxelles : les travailleurs promettent un automne chaud contre l’euro-austérité !

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Hier, dans toute l’Europe, des travailleurs ont manifesté, protesté, bloqué des villes entières et parfois affronté les forces de l’ordre.

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En Irlande, à Dublin, la police a arrêté un chauffeur qui a embouti les grilles du parlement avec son camion sur lequel on lisait : « Toxic Bank Anglo » en référence à l’Anglo Irish Bank (AIB), cette institution financière spéculative dont la faillite plombe la comptabilité nationale du pays. A Düsseldorf, en Allemagne, c’est le consulat de la Croatie qui fut incendié.

Plus pacifiquement, c’est à Bruxelles, alors que la Commission européenne tenait sa énième réunion pour définir des sanctions à l’encontre des pays membres refusant de se faire hara-kiri en adoptant des mesures d’austérité draconienne que réclament les marchés financiers, que plus de 100.000 personnes ont manifesté.

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A l’appel de la Confédération européenne des syndicats (CES), c’est quelque 50 syndicats de 30 pays qui se sont donné rendez-vous dans la capitale belge pour clamer haut et fort : « Non à l’austérité ! », « Priorité à l’emploi et à la croissance ! » En tête du cortège, un groupe de manifestants masqués de noir portait des parapluies et des valises simulant l’enterrement de l’Europe.

Sur place, les militants larouchistes d’Agora Erasmus ont distribué des milliers de tracts en un temps record. « Cheminade ? je prends ! », ont-ils entendu de la part des délégations françaises.

Si 20.000 manifestants venaient de France, 40.000 autres était des Belges qui ont saisi l’occasion pour sommer leur prochain gouvernement de ne pas démanteler la Sécurité sociale comme entendent le faire Bart de Wever et les séparatistes à la botte de la banque KBC.

C’est surtout le cœur industriel qui a voulu faire entendre sa voix. Si le rouge domine, la délégation allemande est impressionnante, menée par des mineurs en uniformes noirs, plumet au képi, que suivent sidérurgistes et métallos. Les Italiens se mélangent aux Bulgares, aux Chypriotes et aux marins anglais de Manchester. « On a passé deux jours et deux nuits dans le bus pour venir dire à l’Europe que cela doit cesser », déclare un policier roumain, parlant des réductions de salaires de 25%, des 20.000 suppressions de postes d’officiers de police et du gel des retraites dans le service public en Roumanie.

D’autres actions ont eu lieu le même jour, notamment à Rome (50.000), Prague (50.000), Lisbonne (20.000), Varsovie (5.000), Bor (4.000), Helsinki, Dublin, Porto, Paris, Nantes, Lyon, Riga, Nicosie, Bucarest, Vilnius, Belgrade, La Haye, Athènes, Barcelone et Chypre.

L’Espagne a connu une centaine de manifestations ; les syndicats dénoncent la politique de Zapatero visant à démanteler le code du travail. Parallèlement aux manifestations, une grève générale a perturbé les transports publics et l’industrie automobile. D’après les syndicats espagnols, dix millions de salariés, c’est-à-dire presque un sur deux, se sont mobilisés hier pour protester contre les mesures d’austérité du gouvernement. Au Portugal et en Slovénie, des grèves ont également touché le secteur public pour contester les coupes. En France, après les dernières manifestations, tous les yeux se tournent désormais vers la grande manifestation de samedi.

John Monks, le secrétaire de la Confédération européenne des syndicats (CES) qui a convoqué cette euromanifestation, affirme que « depuis l’effondrement de la Grèce, la seule voix qui est entendue est celle du marché des obligations [de la dette] »

Toujours dans l’illusion mortelle que l’on rende les pratiques de l’eurozone compatibles avec l’existence humaine, Monks propose la création d’eurobonds [des titres de dette européens dont l’émission concertée mettrait fin à la différence des taux que subissent les pays faibles par rapport aux pays forts].

D’après le quotidien l’Humanité, le syndicat allemand DGB annonce un « automne chaud sur les salaires » et dénonce « les fautes de naissance » d’un euro qui ne protège pas. Le syndicat « avance également l’idée de financement dégagés des conditions drastiques des marchés financiers, en autorisant les Etats – via une nouvelle banque publique européenne – à emprunter à un taux très faible, voisin de 1% auprès de la BCE ».

Si l’idée va dans la bonne direction, la DGB semble ignorer un petit détail : les statuts de la BCE interdisent totalement une telle démarche !

Comme le soulignent Lyndon LaRouche aux Etats-Unis et Jacques Cheminade en France, seules les deux mesures suivantes permettront aux Etats de reprendre le contrôle du crédit et de la monnaie :

  1. Le rétablissement de la Loi Glass-Steagall et son équivalent dans les autres pays du monde permettant de séparer rigoureusement les banques de dépôt des banques d’affaires spéculatives et
  2. Le rétablissement, grâce à des banques nationales sous contrôle public, du Crédit productif public.

A nous de travailler ensemble pour imposer ces solutions qui ont fait leurs preuves par le passé. Il est minuit moins cinq (secondes) avant que le train ne s’écrase contre le mur. Ce n’est pas le moment de s’endormir…

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