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Buchanan, Trump et le Parti de la réforme

La rédaction
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Le 25 octobre, le populiste de droite Pat Buchanan a annoncé sa démission du Parti républicain afin de briguer l’investiture présidentielle du Parti de la réforme, fondé par le milliardaire Ross Perot. Buchanan, ancien pilier de l’aile « populiste » du Parti républicain, pourrait constituer une menace sérieuse pour la campagne présidentielle de George W. Bush. En 1992, la campagne de Perot avait contribué de manière significative à ruiner les chances de réélection de George Bush père.

En ce qui concerne le Parti de la réforme, ce n’est pas tant les questions programmatiques qui sont importantes mais le fait que son candidat présidentiel a droit à 12,5 millions de dollars de la Commission électorale fédérale, puisque Perot avait obtenu plus de 5 % des voix en 1996. Fort d’un tel trésor de guerre, Pat Buchanan pourrait attirer à lui une partie significative des électeurs du Parti républicain. Néanmoins, d’autres briguent aussi la candidature du Parti de la réforme.

Le même jour que Buchanan, le magnat new-yorkais de l’immobilier et des casinos, Donald Trump, a fait savoir qu’il postulait l’investiture du Parti de la réforme. Trump a déclaré qu’il fallait barrer la route à Buchanan qu’il a qualifié d’« admirateur de Hitler » et d’« antisémite » n’attirant que le « vote des cinglés ». Trump serait soutenu par Jesse Ventura, ancien lutteur professionnel devenu gouverneur du Minnesota. Enfin, Ross Perot, le fondateur du parti, veut aussi empêcher que Buchanan n’obtienne l’investiture.

La possibilité que Buchanan soit le candidat du Parti de la réforme a déclenché un tumulte dans les médias américains.

Celui-ci est en partie orchestré par les forces de Bush, pour des raisons évidentes, mais aussi en réaction à un livre que Buchanan vient juste de publier et dont le titre est Une République, pas un Empire : il faut retrouver le destin de l’Amérique. Les réseaux de l’establishment libéral américain profèrent toutes sortes d’accusations contre lui, notamment qu’il serait « antisémite » et « pronazi », parce qu’il affirme que les Etats-Unis n’auraient pas dû prendre part à la Deuxième Guerre mondiale. Toutefois, de bonne source à Washington, on apprend que la plupart des détracteurs de Buchanan ne se sont même pas donnés la peine de lire son livre.

Cet ouvrage est un mélange confus. Buchanan y souligne à juste titre que le libre-échange ne correspond pas aux véritables racines historiques de l’Amérique. Il y attaque les politiques impériales de George Bush père et avertit que la poursuite de telles politiques engagera les Etats-Unis sur la voie de la Troisième Guerre mondiale. Il critique l’ancien homme d’influence du département de la Défense et conseiller actuel de Bush père, Paul Wolfowitz, selon lequel les Etats-Unis devraient agir militairement pour empêcher la formation d’une grande puissance asiatique. Pour Buchanan, la politique d’extension de l’OTAN jusqu’aux frontières de la Russie est une provocation inutile et il fustige la propagande en faveur d’une « démocratie mondiale ». Il montre bien que ce sont des racines britanniques, à travers des présidents qu’il qualifie d’« anglophiles » comme Woodrow Wilson et Theodore Roosevelt, qui sabotent le traditionnel « anti-impérialisme américain ». Toutes ces polémiques indiquent que Buchanan a eu vent des idées de Lyndon LaRouche.

Toutefois, la faiblesse de Buchanan est qu’il a une politique populiste de « l’Amérique d’abord », une poursuite de la tradition qui, contrairement à Franklin Roosevelt, s’opposa à l’engagement de l’Amérique dans la guerre contre Hitler. En substance, selon Buchanan, les Etats-Unis devraient construire un mur pour se défendre contre le reste du monde. Il faudrait donc adopter des politiques anti-immigration radicales, afin de protéger les Etats-Unis contre les vagues d’immigrants venant d’Amérique centrale et du Sud. De même, dans cette logique, les Etats-Unis devraient considérer la Chine comme un ennemi potentiellement dangereux et le rapprochement russo-chinois comme une menace pour les Etats-Unis. C’est de ce point de vue qu’il estime que les Etats-Unis n’auraient pas dû combattre les nazis mais auraient dû se fixer comme objectif que l’Allemagne nazie et la Russie soviétique se détruisent mutuellement sur le continent européen. Or il s’agissait précisément de l’objectif des géopoliticiens britanniques, ceux-là mêmes que Buchanan dénonce par ailleurs.

Une critique du livre de Buchanan publiée par le magazine EIR démontre qu’il ne comprend apparemment pas les racines réelles du républicanisme américain lié aux grandes personnalités du XIXème siècle comme les présidents John Quincy Adams et Abraham Lincoln ainsi qu’aux théoriciens du « système américain » Mathew et Henry Carey.

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