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Budget américain hors contrôle

La rédaction
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Le 2 février, l’Office of Management and Budget (OMB) a publié le budget fédéral des Etats-Unis pour l’année fiscale 2005 (du 1er octobre 2004 au 30 septembre 2005), ainsi que des « données corrigées » pour le budget de l’année fiscale 2004. Bien que le nouveau budget soit encore flou, surtout en ce qui concerne certains programmes supplémentaires, il s’avère déjà que malgré des réductions brutales dans divers programmes domestiques, le déficit budgétaire va exploser. Le rapport de l’OMB prévoit, pour l’année fiscale 2004, des dépenses s’élevant à 2 319 milliards de dollars pour seulement 1 798 milliards de recettes, ce qui donne un déficit « officiel » de 521 milliards (en fait, ce chiffre serait bien plus élevé, si l’on en excluait, comme il se doit, l’excédent du fonds public des retraites). Le déficit prévu pour 2005 est de 364 milliards.

Dans une récente déclaration, Lyndon LaRouche a identifié les raisons de cette situation : « Nous nous trouvons au bord d’un effondrement financier mondial pire que celui de 1929-32. La principale cause en est la dérive de la politique américaine de ces 40 dernières années. Nous avons abandonné la politique qui avait fait de nous la principale nation productrice au monde et sommes devenus une ruine post-industrielle, une culture de jeu et de cirque subsistant grâce à la main d’œuvre bon marché d’autres pays, qui supplée à nos propres industries. »

Si les réductions d’impôts accordées par le gouvernement Bush et les aventures militaires ont contribué de manière conséquente au déficit budgétaire, la cause principale de ce déficit reste la dépression économique, qui a fait chuter les recettes publiques.

Le nouveau budget prévoit des augmentations pour la défense et la sécurité intérieure (homeland defense). Pour l’année fiscale 2003, les dépenses pour la défense ont atteint 365,3 milliards de dollars et le gouvernement propose de les faire passer à 375,3 milliards pour l’année fiscale 2004, puis à 401,7 milliards en 2005. Ces chiffres sont cependant trompeurs car ils ne prennent pas en compte les coûts des opérations militaires en Irak et en Afghanistan, qui sont financés à partir d’un fonds spécial et sont estimés à 50 milliards pour l’année 2005, selon le directeur de l’OMB, Joshua Bolten.

Exceptés la défense et la sécurité intérieure, ainsi que les postes qualifiés d’« impératifs », qui ne peuvent être coupés, tous les autres postes dits « facultatifs » subiront en 2005 des coupes draconiennes :

  • L’on prévoit 256 milliards de dollars pour le transport (autoroutes, transports publics, etc.), alors que les dirigeants de la Commission des Transports de la Chambre en avaient réclamé 375 (un tiers de plus).
  • L’aide au logement pour les démunis se verra amputée de 1,8 milliard de dollars (près de 20%). Ainsi, la National Low Income Housing Coalition estime que 250 000 familles à faibles revenus perdront leurs aides et risquent de se retrouver à la rue.
  • 65 programmes domestiques seront éliminés et 63 autres diminués, mais la liste n’a pas encore été rendue publique.

Dans un commentaire au New York Times du 1er février, le chroniqueur Thomas Friedman ironisait sur l’idéologie « fondamentaliste » de l’équipe Bush. En cette année électorale, écrit-il, la véritable vulnérabilité du gouvernement ne se trouve pas dans la guerre d’Irak et « les renseignements fondés sur la foi », ni dans la reconstruction, mais dans ses « réductions d’impôts fondées sur la foi », censées fournir des « recettes fondées sur la foi ». Pour Friedman, ce sont « les budgets de destruction massive [du gouvernement] qui mettent inconsidérément en danger l’avenir de la nation, avec leurs baisses fiscales et leurs dépenses hors contrôle ». Il note que, selon le dernier rapport du Bureau du Budget du Congrès, le déficit devrait se monter à 2400 milliards de dollars environ au cours de la prochaine décennie - soit « quelque 1000 milliards de plus que la projection faite il y a seulement cinq mois. C’est là la défaillance du renseignement et le manque de bon sens qui menacent notre sécurité . »

Par ailleurs, selon le sous-secrétaire aux Finances, Brian Roseboro, le gouvernement devrait atteindre, entre juin et octobre prochain, le plafond fixé pour l’endettement public (7384 milliards de dollars). Au-delà de cette limite, le Trésor ne pourra plus emprunter d’argent par émission de bons, à moins que le Congrès ne vote un relèvement du plafond. En l’absence d’une telle autorisation, les fonds manqueront pour certains programmes. Suivant une rumeur qui circule à Washington, certains démocrates pourraient s’opposer au relèvement du plafond de l’endettement, afin de braquer les projecteurs sur l’explosion du déficit budgétaire de ce gouvernement, juste avant l’échéance électorale de novembre.

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