Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 8 décembre - Référendum en Italie : une nouvelle claque pour l’UE Lire Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire
Accueil Actualité
Brèves

Bush, McCain et leur position contre l’« axe du mal »

La rédaction
visites
805
commentaire

La raison principale pour laquelle George W. Bush s’est engagé dans une fuite en avant contre l’« axe du mal », réside dans la désintégration du système économique et financier international. Cependant, il y a deux facteurs politiques interreliés qui aggravent cette inclination belliqueuse : la faillite d’Enron et les ambitions politiques du sénateur républicain de l’Arizona John McCain.

Comme nous l’avons écrit la semaine dernière, le scandale concernant le géant énergétique du Texas est exploité par des éléments impliqués dans la tentative de coup d’Etat aux Etats-Unis. Leur objectif est d’exercer un chantage sur Bush afin qu’il abandonne sa relative retenue et se lance, désormais, dans des aventures militaires les plus insensées. John McCain est l’un de ceux qui ont publiquement accusé Bush d’avoir été mêlé à des affaires douteuses avec la direction d’Enron.

Toute ceci doit être vu en considérant deux aspects. D’abord, McCain a entièrement adopté la ligne confrontationiste défendue par Huntington et Brzezinski. Lors de la réunion de la Wehrkunde à Munich, son discours a été le plus provocateur de toute la délégation américaine, faisant paraître ceux du numéro deux du Pentagone Paul Wolfowitz et du sénateur Joseph Lieberman plutôt modérés. Au Sénat, en alliance avec Wolfowitz et de Richard Perle (directeur du Defense Policy Board), McCain et Lieberman ont été les partisans les plus acharnés de la loi prévoyant le financement du corrompu et désuni « Iraqi National Congress », ce que certains présentent comme étant le « mouvement irakien de libération » contre Saddam Hussein.

De plus, McCain laisse entendre qu’il se prépare à briguer la présidence américaine en 2004, peut-être à la tête d’un troisième parti « indépendant ». Le magazine New Yorker du 4 février mentionne, dans ce contexte, le précédent de Theodore Roosevelt, un impérialiste convaincu qui, en 1912, forma un troisième parti (« Bull Moose Party »), assurant la victoire électorale de l’instable Woodrow Wilson. Plus près de nous, on peut se rappeller de la candidature indépendante de Ross Perot en 1992, qui a fortement contribué à la défaite de George Bush Sr.

Quoi qu’il en soit, McCain a déjà formé un comité d’action politique baptisé « Straight Talk America » et il est question de produire une version cinématographique de son autobiographie. Selon le New Yorker, il utilise cette campagne pour amener Bush à commencer la « Phase II » de la guerre qui viserait l’Irak et d’autres « Etats voyous », tout en se tenant prêt, au premier signe de « faiblesse » de Bush dans la guerre au terrorisme, à lancer pour de bon sa candidature.

Toujours selon le New Yorker, McCain agirait en coopération avec le Democratic Leadership Council, le comité qui fait circuler les idées conservatrices de Lieberman et d’Al Gore au sein du Parti démocrate. En outre, avant leur prestation à la Wehrkunde, les sénateurs McCain et Lieberman avaient effectué une tournée conjointe en Afghanistan et en Asie centrale.

Lors de la campagne de McCain pour l’investiture présidentielle républicaine en 2000, son principal conseiller de campagne était Marshall Wittmann, ancien dirigeant de la Christian Coalition, l’organisation qui chapeaute les fondamentalistes chrétiens et la très conservatrice Heritage Foundation. Aujourd’hui, Wittman publie une lettre d’informations online intitulée The Bull Moose et qui promeut la candidature de McCain. Cette lettre a notamment émis l’idée selon laquelle la solution au monde de l’après 11 septembre, c’est un soutien à Israël dans le cadre d’une alliance contre l’Iran, l’Irak et « les autres Etats voyous du monde. (...) Si Israël a le sentiment d’être menacé, une action préventive sera entreprise. Les Etats-Unis doivent être prêts à soutenir Israël si une telle attaque est jugée nécessaire . »

Contactez-nous !

Don rapide