Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité
Brèves

Bush, coupable de négligence criminelle

La rédaction
visites
722

L’incompétence flagrante du gouvernement Bush face à l’ouragan Katrina continue d’entretenir la polémique. Suivant l’exemple de Lyndon LaRouche, certains sénateurs et députés et de grands organes de presse s’interrogent ouvertement sur l’état mental de Bush.

Montant au créneau, le président du groupe démocrate au Sénat Harry Reid a fustigé Bush pour son absence de Washington pendant la crise. Le 7 septembre, il a remis une lettre à la Commission de contrôle du département de la Sécurité intérieure (Homeland Security), présidée par la sénatrice républicaine Susan Collins, dans laquelle il demande « où était le Président ? ». Sur les treize questions que Reid voudrait voir poser lors des auditions organisées par Mme Collins, la sixième s’énonce ainsi : « Absence de Washington du Président et des hauts responsables : combien de temps le Président a-t-il consacré à cette crise émergeante alors qu’il était en vacances ? L’absence du Président a-t-elle eu un effet sur la réaction du gouvernement fédéral ? Lorsqu’il est devenu évident qu’un ouragan majeur allait frapper la côte du Golfe, pourquoi le Président n’est-il pas rentré immédiatement à Washington et pourquoi n’a-t-il pas rappelé ses collaborateurs de vacances ? »

Par ailleurs, Reid demande « pourquoi l’administration Bush n’a pas appliqué le National Response Plan », plan de réponse aux incidents catastrophiques mis au point en décembre 2004. Celui-ci, rappelle le sénateur démocrate, autorise le gouvernement fédéral à « passer outre certaines réglementations sur la demande formelle d’assistance afin de porter secours le plus vite possible » en cas de catastrophe, et il stipule que « le processus de coordination [entre entités concernées] ne doit pas retarder le déploiement et l’utilisation rapides des ressources déterminantes ».

Les activités de tous les ministères doivent être subsumées par ce plan, qui s’applique à « tous les dangers » pour tout incident de portée nationale. Il prévoit la désignation d’un « responsable principal fédéral » chargé de coordonner les efforts du gouvernement fédéral, ainsi que la participation des administrations, y compris la FEMA et le Pentagone, à toutes les étapes de la prévention, de la préparation, des interventions et de la reconstruction. Si ce plan avait été effectivement mis en œuvre, il y aurait eu une intervention centralisée, suivant une chaîne de commandement, pour parer au désastre.

Le 8 septembre, la sénatrice de Louisiane Mary Landrieu a dénoncé le gouvernement fédéral pour avoir fait fi des nombreux avertissements, tout en réfutant l’affirmation de Bush selon laquelle il n’avait pas été informé du problème. Prenant la parole dans l’hémicycle du Sénat, elle a déclaré : « Naturellement, certains à Washington pointent du doigt des responsables d’Etat ou locaux. (...) Je suis profondément préoccupée parce que notre nation, notre gouvernement national, a failli dans sa responsabilité la plus importante, celle de protéger la vie des Américains. (...)

« Cette catastrophe n’a pas pris de court son Etat, dit-elle, mais tous nos appels à l’aide sont restés sans réponse. Nos propositions de loi de ces dernières années n’ont jamais été adoptées, et l’argent a été reporté d’année en année. » Elle entend « découvrir pourquoi la réponse du gouvernement fédéral, et en particulier de la FEMA, a été si incompétente et si insultante vis-à-vis des habitants de nos Etats. (...) Nous savons que, dans une vidéo-conférence organisée la veille de l’arrivée de Katrina sur la côte, le directeur du Centre national des ouragans avait informé le Président des Etats-Unis de la menace. Nous savons que le Président a dit par la suite : "Je pense que personne n’avait anticipé la rupture des digues". Au contraire, tout le monde l’avait anticipée ! »

Le même jour, le Baltimore Sun et le Los Angeles Times publiaient une chronique de Gordon Adams intitulée, « Après le fiasco de Katrina, Bush doit partir », qui reflète bien l’humeur nationale. Selon cet ancien haut responsable de la Maison Blanche chargé du budget de la sécurité nationale sous Clinton, il est inadmissible que l’administration Bush continue d’exercer le pouvoir. « Nous avons un président qui est apparemment mal informé, indifférent et borné, entouré de barons du pétrole, de cinglés fondamentalistes, et d’extrémistes et d’idéologues de droite. (...) Il est temps de leur demander des comptes (...) et de chasser cette clique de troglodytes de Washington . »

Contactez-nous !