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C’est bien une crise systémique !

La rédaction
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Une énorme fraude comptable (WorldCom) a de nouveau provoqué des ventes massives sur les marchés. Cependant, quel que soit le détonateur potentiel - et ils sont nombreux - nous nous trouvons dans un processus de désintégration financière systémique qu’aucune « équipe anti-plongeon » - aux Etats-Unis ou au niveau du G-7 - ne saurait endiguer avec les méthodes de gestion de crise traditionnelles.

Comme Lyndon LaRouche l’a déclaré le 10 juin, « nous affrontons une période de turbulences accrues, où il devient impossible de « gérer » le système financier. Nous sommes dans un nouveau changement de phase ». Par conséquent, on peut s’attendre à un « terrible déploiement militaire vers septembre-octobre ».

Au cours du premier semestre 2002, la valeur boursière des entreprises américaines et européennes a perdu 2700 milliards de dollars, qui s’ajoutent aux 5000 milliards déjà disparus en 2000 et 2001. L’indice Standard & Poors 500 a baissé de 13,7 % cette année, la plus grosse perte semestrielle depuis 1970, après une chute de 10,1 % en 2000 et de 13 % l’année dernière. Toujours depuis le début de l’année, le Nasdaq a diminué de 27 %, ayant ainsi perdu trois quarts de sa valeur depuis mars 2000. Pour le Dow Jones, le recul est de 9 %. La perte combinée des valeurs boursières des 5000 premières entreprises américaines de l’indice Wilshire-5000 se monte à 1500 milliards de dollars pour les six derniers mois. A eux seuls, General Electric, Microsoft, Citigroup et IBM ont vu leur valeur boursière chuter de 300 milliards.

L’indice Dow Jones Stoxx-600 des grandes sociétés européennes a abandonné 18 %, soit 1200 milliards de dollars. Les actions d’Alcatel, Deutsche Telekom, France Telecom, Nokia et Vivendi ont toutes plongé de plus de 50 %. L’indice DAX allemand a perdu 17 %, la chute semestrielle la plus spectaculaire depuis 1971.

Pendant ce temps, le dollar continue sa dégringolade. Au deuxième trimestre 2002, il a chuté de 10 % face à une combinaison d’autres grandes monnaies, la plus forte baisse trimestrielle en 14 ans. Fin juin, il touchait un plancher record sur 28 mois par rapport à l’euro, amenant la Réserve fédérale, la Banque du Japon, la Banque d’Angleterre et le BCE à intervenir le 28 juin pour éviter que la monnaie américaine n’atteigne la parité avec l’euro.

Cette action, sans effet durable, a probablement été le seul résultat du « sommet de la réalité virtuelle du G-8 » au Canada, pour reprendre la formulation de Larry Elliott, rédacteur économique du Guardian. Dans un article paru le 27 juin, il constate que les dirigeants du G-8 refusent de reconnaître que « le capitalisme américain, impitoyablement exporté comme seul moyen de faire des affaires, est malade. Mais si les Etats-Unis chancellent, les connexions avec l’économie mondialisée sont telles que le reste du monde pourrait être entraîné dans leur chute. L’instabilité financière qui a marqué la dernière décennie a fini par pénétrer le coeur du système capitaliste. (...) L’économie mondialisée trébuche de crise en crise. Son principal membre, les Etats-Unis, impose toutes sortes de politiques douloureuses sur les nations en développement endettées, mais c’est lui qui est le plus grand débiteur du monde. La correction du déficit commercial record fera mal, et elle frappera non seulement l’Amérique mais aussi l’Europe, le Japon et le reste de l’Asie, qui sont devenus trop dépendants des habitudes de consommation américaines. (...) Ne vous attendez pas à entendre cela de Kananaskis. Répétez après moi : les fondamentaux de l’économie mondialisés sont sains. Ils sont sains. »

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