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CNE - CPE : non aux emplois kleenex !

La rédaction
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Alors que plus de la moitié des universités françaises sont toujours occupées en signe de protestation contre le CPE (contrat première embauche) et que le tandem bonapartiste Dominique de Villepin-Nicolas Sarkozy semble déterminé à utiliser la manière forte (article 49.3, évacuation des occupants de la Sorbonne par les CRS) afin d’imposer une politique allant à l’encontre des jeunes et des salariés de notre pays, nous avons pensé utile de publier ici cette déclaration de Jacques Cheminade.

« Paris, le 3 mars. Le Contrat première embauche (CPE) est une insulte au code du travail, contraire à l’esprit du Préambule de notre Constitution et du programme du Conseil national de la Résistance. Il s’inscrit dans une logique de destruction : après le CNE, qui permet à un employeur de moins de vingt salariés de licencier sans motif pendant deux ans, il étend cette possibilité à tout employeur qui embauche un jeune de moins de 25 ans. Par étapes, comme le veut la présidente du Medef, Laurence Parisot, on s’achemine vers l’extension du CNE à toutes les entreprises et à tous les travailleurs. ‘‘La vie, la santé, l’amour sont précaires, nous dit-elle, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ?’’

« Pire encore : la Chambre sociale de la Cour de cassation vient de rendre, le 12 janvier 2006, un arrêt qui bouleverse la jurisprudence sur les licenciements économiques : un employeur peut licencier pour améliorer sa productivité sur la simple crainte de difficultés futures. Le jeune titulaire du CPE qui aura franchi la barre de deux ans passera ainsi d’un contrat CPE précaire, voté sans débat parlementaire (en application du 49.3), à un contrat CDI précarisé par les juges.

« Le problème n’est pas le CPE en soi, mais le type de société dont il est le symptôme létal. Des banquiers, des politiques, des hauts fonctionnaires, des grands patrons et leurs complices médiatiques, confortablement installés dans leurs réseaux de privilèges financiers, imposent la précarité à une génération de jeunes jetables.
C’est à cette société sans futur, sans espérance et sans cœur que nous devons dire ‘‘non’’. La mondialisation financière est leur arme pour détruire la souveraineté des citoyens et des Etats-nations ; ils veulent nous convaincre que toute résistance est inutile, que leur force fait la loi. Leur précarité est une attaque contre les pouvoirs créateurs de l’homme, contre toute pensée à long terme.

C’est pourquoi il faut nous battre pour un autre monde. Cela signifie trois choses :

  1. que l’Etat reprenne, avec une banque nationale, le contrôle de l’émission de monnaie, aujourd’hui kidnappé par les banques et les sociétés d’assurance ;
  2. qu’il émette avec cet instrument du crédit productif public à long terme et faible taux d’intérêt, pour l’école, l’hôpital, le laboratoire, de grands travaux d’équipement et le développement du tiers-monde ;
  3. que l’on revienne à une société de producteurs ne pensant plus au gain immédiat, mais au bonheur des générations futures. Cela veut dire un retour au progrès scientifique et technologique, avec un nucléaire civil citoyen qui assure à tous un accès à l’énergie.

C’est cette société-là qui est créatrice d’emplois qualifiés. La vie, le travail, l’amour ne seront plus précaires si l’on change de manière de penser ; si l’on combat le monde de Cheney, de Bush et de tous ceux qui, chez nous, s’y adaptent, tous les admirateurs de Tony Blair, qu’ils s’appellent Nicolas Sarkozy ou Ségolène Royal. Ils ne seront plus précaires si l’on promeut une politique de développement mutuel de l’Atlantique à la mer de Chine, une grande aventure spatiale et une politique d’éducation, de santé publique et de recherche aux dimensions de ce double défi. Ils ne seront plus précaires si nous voyons avec les yeux du futur.

Soyons honnêtes. Il n’y a plus aujourd’hui de République, il faut en reconstruire une.

C’est les jeunes, c’est nous tous qui avons la responsabilité de ce combat. »

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