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Ca va très mal en Irak, admet le Pentagone

La rédaction
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Alors que le président Bush, le vice-président Cheney et le secrétaire à la Défense Rumsfeld ne cessent de répéter qu’il faut garder le cap en Irak, le dernier rapport du Pentagone, « Mesurer la stabilité et la sécurité en Irak », brosse un sombre tableau de la situation sur place.

En présentant ce rapport le 1er septembre, Peter Rodman, un adjoint chargé des Affaires de sécurité internationale, a déclaré que « le dernier trimestre a été très dur. Le caractère sectaire des violences est dramatique et inquiétant. » Le vice-directeur des Strategic Plans and Policy, l’amiral William Sullivan, s’en est tenu à la ligne officielle selon laquelle il n’y a pas de guerre civile en Irak, en précisant toutefois que « les préconditions d’une guerre civile existent bel et bien ».

Baromètre des effets de la présence américaine, un graphique indique le nombre moyen de victimes par jour parmi les forces de la coalition et la population irakienne, depuis janvier 2004. Pour les forces américaines sur place, la moyenne est restée relativement stable pendant cette période, à environ 20 par jour, et au début 2006, le nombre total de soldats tués s’élevait à 2650. Pour les Irakiens par contre, la moyenne quotidienne a augmenté de manière constante, d’une vingtaine de victimes début 2004 à près de 120 dans la période comprise entre le 20 mai et le 11 août de cette année. Le rapport du Pentagone précise que le nombre de civils irakiens tués a augmenté de 51 % par rapport au trimestre précédent et que le niveau des attaques hebdomadaires en juillet 2006 a été « le plus élevé en date ».

Autre indication de la gravité de la situation : la visite en Irak de l’ancien secrétaire d’Etat américain James Baker III, co-président avec l’ancien député démocrate Lee Hamilton de l’Irak Study Group. Le 1er septembre, la délégation de l’ISG a rencontré des dirigeants sunnites, dont le vice-président Tareq al Hashemi et le vice-Premier ministre Salam al-Zobaie. Ce dernier est engagé dans des entretiens avec les dirigeants de tribus sunnites, en vue de neutraliser l’insurrection grandissante, alors que Hashemi a critiqué le « plan de réconciliation » du Premier ministre Nouri al-Maliki, en raison de son flou et de l’absence d’un calendrier pour le retrait des troupes américaines. Baker a également rencontré le président Jalal Talabani, lui-même kurde.

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