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Cachemire + Afghanistan : est-ce trop pour Moucharraf ?

La rédaction
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Bien que le Premier ministre indien, Atal Behari Vajpayee, et le président pakistanais, Pervez Moucharraf, se soient publiquement serré la main au sommet de la Coopération régionale d’Asie du Sud (SAARC) au Népal, le 5 janvier, les tensions demeurent fortes entre les deux nations. L’Inde a souligné que le geste de Moucharraf devait être suivi d’une action décisive contre les terroristes soutenus par le Pakistan qui opèrent au Cachemire, où quelque 30 000 personnes ont été tuées au cours des dix dernières années.

Certaines factions du Renseignement inter-services (ISI) d’Islamabad, qui ont joué un rôle central dans la formation des Talibans, parrainent directement les deux groupes militants - Lashkar-e-Toiba (LET) et Jaish-e-Mohammad (JEM) - que l’Inde considère comme responsables de l’attentat contre le parlement de New Delhi, le 13 décembre. Après cet attentat, l’Inde a envoyé près de sa frontière pakistanaise au moins 300 000 soldats, bien équipés, notamment de missiles de courte portée. Les Etats-Unis, la Chine, certains membres de l’Union européenne et d’autres nations ont instamment pressé le Pakistan de réprimer le terrorisme et quelques mesures ont été prises : Moucharraf aurait donné l’ordre de fermer la branche de l’ISI qui s’occupe des militants du Cachemire parrainés par les Pakistanais, et Islamabad a arrêté quelque 200 activistes du LET et du JEM. Cette arrestation a été saluée par New Delhi comme « un pas dans la bonne direction ». L’Inde a soumis au Pakistan une liste de 20 individus soupçonnés d’« actes terroristes » contre l’Inde et se cachant au Pakistan, demandant leur extradition. Selon le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Abdul Sattar, Islamabad envisage l’extradition, dans le cadre de la Convention anti-terrorisme de la SAARC, de personnes recherchées mais seulement « à condition que l’Inde remplisse toutes les obligations légales ».

Toutefois, la menace d’une guerre, qui pourrait être déclenchée par des erreurs de calcul d’un côté ou de l’autre, persiste. On peut se demander quelle est la marche de manoeuvre de Moucharraf, étant donné la situation extrêmement fragile au Pakistan, un pays pauvre de 150 millions d’habitants. Un analyste de haut niveau d’Asie du Sud a déclaré la semaine dernière que le Pakistan se trouve de fait dans une situation de pouvoir double, le gouvernement Moucharraf ne représentant qu’un côté de l’équation.

Dans ces circonstances, l’incessante campagne militaire des Etats-Unis contre l’Afghanistan constitue constitue un facteur critique. Les hauts responsables de l’« organisation » Al Qaida - notamment Oussama ben Laden et le mollah Omar - se sont « échappés » mais les bombardements américains, qui ont déjà tué des milliers de civils afghans, continuent.

Cela ne fera qu’alimenter les tensions internes au Pakistan, qui compte une minorité pachtoune significative. Celle-ci, de même que de nombreux autres Pakistanais, estiment que la majorité pachtoune en Afghanistan est la victime des bombardements américains. En outre, le nouveau gouvernement d’Hamid Karzai à Kaboul est considéré comme plutôt hostile aux Pachtounes afghans. La détérioration objective de la situation afghane, conjuguée au conflit avec l’Inde sur la question du Cachemire, pourrait s’avérer trop lourde pour le gouvernement Moucharraf.

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