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Caïman-en-Josas sera le nouveau nom de la place financière de Paris

La rédaction
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Le 15 février 2008 (Nouvelle Solidarité) - Si Paris, pour l’instant, n’est que deuxième derrière Londres comme place financière en Europe, il devient impératif, depuis l’affaire Kerviel à la Société Générale, que Paris puisse désormais se hisser au premier rang.

Voilà l’objectif défendu le 15 février dans une tribune au Figaro par l’ancien ministre de l’économie Edmond Alphandéry, le délégué général de Paris Europlace Arnaud de Bresson, et Xavier Rolet, président de Lehman Brothers France.

Rappelons que depuis 2006, cette banque d’affaires de Wall Street bénéficie des conseils de l’ancien ambassadeur à Paris et ancien de Lazard Frères, Felix Rohatyn, un homme à qui Nicolas Sarkozy ne manque pas de rendre visite quand il se rend outre-atlantique.

Pour eux, c’est le moment de profiter de ce qu’il croient être les faiblesses de leurs concurrents les requins : « Il faut agir et le moment est bien choisi. Londres reconsidère sa fiscalité qui a fait sa force depuis le XIXe siècle. New York souffre des rigueurs excessives de la loi Sarbanes-Oxley. Et quant à nous, nous prenons au contraire justement conscience de la nécessité d’être plus compétitifs. »

Déjà, Paris « possède des atouts, notamment le fait que grâce à nos grandes écoles, nous produisions le pool de capital humain le plus important et le mieux éduqué d’Europe pour les carrières financières de haut niveau. Combien de « fonds d’investissements alternatifs » à Londres ou à Genève, ont des dirigeants issus des écoles françaises. Mais ces cartes ne sauraient masquer nos insuffisances. »

Une initiative forte, pensent-ils, doit lancer cette ascension : la création « dans la périphérie de Paris et de préférence à proximité d’un centre universitaire réputé, d’un pôle d’activités à fiscalité optimisée où puissent se regrouper des fonds de gestion alternatifs français et étrangers, des activités d’enseignement et de recherche dans la finance et des start-up de l’industrie financière. »

Pour attirer ce beau monde, il faut évidemment leur offrir des conditions optimales : « à l’intérieur du périmètre de cette zone, les impatriés, à tout le moins ceux qui travaillent dans les fonds d’investissement alternatifs, devraient bénéficier d’un avantage fiscal incitatif. A l’instar de certaines grandes places financières internationales, les gérants de ces fonds qui viendraient travailler dans cette ‘zone franche’ pourraient être ainsi taxés sur la part variable de leurs revenus... »

En bref, une sorte de taxe Tobin à l’envers qui permettrait d’attirer les opérations bancaires « off-shore », ce blanchiment d’argent sale et spéculatif qui champignonne dans les paradis fiscaux sous domination anglaise, sur la belle terre pleine de chez nous. Sans industrie, la France deviendra sans doute une grande puissance quand tous les flibustiers de la planète auront jeté l’ancre à Caïman-en-Josas...

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