Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité
Brèves

Californie : nouvelle offensive contre la révocation

La rédaction
visites
1002

Le 15 septembre, la Cour d’appel du 9ème district de Californie a reporté le scrutin du 7 octobre sur la révocation (recall) du gouverneur Davis à une date ultérieure non précisée. Sans attendre la décision finale que prendra cette Cour, ou une Cour supérieure, Lyndon LaRouche, fer de lance de la campagne contre la révocation du gouverneur en exercice, a ouvert un nouveau front avec la publication d’une brochure proposant une solution à la crise économique que connaît cet Etat à cause de la dérégulation du secteur de l’énergie. Dans ce document, il appelle à une re-régulation et à une mobilisation économique inspirée des politiques de Franklin Roosevelt en vue de reconstruire le réseau de production et de distribution électrique californien.

Depuis une semaine, le mouvement larouchiste diffuse également une brochure sur la politique préconisée par LaRouche pour l’Amérique latine - basée sur une collaboration entre Etats-nations souverains collaborant pour le développement de l’ensemble du continent - ce qui prend à contre-pied le discours démagogique sur l’immigration que le candidat Arnold Schwarzenegger a adopté pour le compte des racistes qui le dirigent.

Depuis la visite de LaRouche en Californie le 11 septembre, le mouvement des jeunes larouchistes (LYM) s’est renforcé sur la côte Ouest, diffusant des centaines de milliers d’exemplaires de documents de campagne pour redéfinir le débat. Une brochure intitulée « Qui a pillé la Californie ? Dites non à la révocation ! », explique comment les associés de Cheney ont organisé la dérégulation de l’électricité, permettant à Enron, Williams Energy et d’autres entreprises pirates de piller l’Etat. Aujourd’hui, ces réseaux soutiennent la procédure de révocation.

Par ailleurs, un tract est distribué massivement, montrant que Schwarzenegger est une marionnette aux mains des néo-conservateurs George Schultz et Pete Wilson, l’ancien gouverneur de Californie qui a poussé à la dérégulation et défendu la Proposition 187, une proposition raciste contre l’immigration que Schwarzenegger reconnaît avoir soutenue.

Lorsque la campagne pour la révocation a été lancée, les sondages indiquaient une forte majorité en faveur du « oui » et le gouverneur Davis n’avait que peu de temps pour inverser la tendance. Les « observateurs politiques » s’accordaient alors pour dire que la bataille se jouerait entre le vice-gouverneur Cruz Bustamante et Schwarzenegger. Pour éviter une telle situation, LaRouche décida de forcer le débat sur les véritables responsables de l’effondrement économique et financier de l’Etat. La diffusion massive des documents électoraux décrits plus haut, suivie de la visite de LaRouche dans l’Etat, a complètement transformé l’environnement politique. Les sondages annoncent maintenant un scrutin très serré et d’autres démocrates ont rejoint LaRouche et Clinton dans la campagne pour le « non ».

Le 17 septembre, les jeunes larouchistes ont entamé une tournée de deux semaines dans l’Etat, organisée par le député et ancien vice-gouverneur Mervyn Dymally. Des réunions sont prévues dans plus de 20 villes. Lors du passage de LaRouche à Burbank, Dymally avait lancé un appel pour l’aider à « sauver le Parti démocrate afin de sauver notre nation de sa descente vers le fascisme ».

Le gouverneur Davis trahi par son adjoint

Lorsque le référendum sur la révocation du gouverneur Davis a été officiellement annoncé, la position du Parti démocrate était qu’aucun démocrate ne devait se présenter à l’élection, car cela affaiblirait les chances que le « non » l’emporte. Peu après, l’adjoint de Davis, Cruz Bustamante, a néanmoins posé sa candidature, soi-disant pour fournir une « alternative démocrate » au cas où plus de 50% des Californiens voteraient en faveur de la révocation. Un examen attentif de la carrière politique et de la situation financière de Bustamante montre que sa candidature n’est autre qu’une option de rechange pour les cercles néo-conservateurs de Washington qui soutiennent son rival républicain, Arnold Schwarzenegger.

En 1995-1996, alors qu’Enron voulait faire de la Californie le premier Etat dérégulant son secteur énergétique, la firme de Houston s’est adressée à Cruz Bustamante, alors député de l’Etat. Ce dernier fut effectivement l’un des auteurs de la proposition de loi en question. En 1998, il reçut d’Enron une contribution de 10 000 dollars pour sa première candidature au poste de vice-gouverneur.

EIR mène actuellement une enquête sur les liens entre Bustamante et les sénateurs John McCain (Arizona) et Joseph Lieberman (Connecticut). Tous deux liés au crime organisé, ils ont contribué à faire adopter des lois permettant de transformer les petits casinos des réserves indiennes en établissements enregistrant des chiffres d’affaires de plusieurs milliards de dollars, comme ceux de Las Vegas. C’est ainsi que grâce à Lieberman et à McCain, lui-même ancien président de la Commission des affaires indiennes au Sénat, Sol Kerzner, un roi de la pègre sud-africaine, a pu transformer certains petits casinos de réserves indiennes du Connecticut en géants pouvant rivaliser avec ceux d’Atlantic City (New Jersey). Le talent légendaire de Kerzner de rendre milliardaires des tribus de quelques centaines d’indiens est devenu le modèle d’une nouvelle façon de piller les Américains natifs. En 1999, certaines tribus indiennes ont reçu le droit exclusif d’exploiter les casinos en Californie, où l’activité a atteint depuis un chiffre d’affaire de cinq milliards de dollars par an.

Lieberman est le seul candidat présidentiel démocrate à soutenir la candidature de Bustamante, y compris financièrement. Alors que le sénateur voit sa cote de popularité baisser dans les sondages, un « gouverneur Bustamante » serait un atout pour ses ambitions présidentielles.

Comme McCain et Lieberman, Bustamante reçoit beaucoup d’argent de la part d’intérêts indiens impliqués dans le monde du jeu. Les chiffres officiels montrent qu’il a reçu au moins trois millions de dollars de tribus propriétaires de casinos. En termes de contributions totales versées dans le cadre de la campagne pour la révocation du gouverneur, tous comités confondus, la Viejas Band des Kumeyaays se trouve en quatrième position, avec 1,5 million de dollars versés en totalité à Bustamante. Celui-ci a également reçu 500 000 dollars de la Pechanga Band des indiens missionnaires de Luiseno et 300 000 de la Sycuan Band.

Contactez-nous !