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Campagne démocrate : Rachel Brown fustige publiquement Wall Street et ses sbires

La rédaction
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15 juin 2010 (Nouvelle Solidarité) – Candidate aux primaires démocrates du Massachusetts contre le député sortant Barney Frank, la militante larouchiste Rachel Brown fait trembler celui qui a défendu le renflouement de Wall Street et empêché toute réforme sérieuse. Alors que l’élection primaire de cette circonscription aura lieu en septembre, le ferment anti-Wall Street et anti-sortants est d’ores et déjà dominant dans l’Amérique entière.

Hier, Rachel Brown était invitée par la section démocrate de Brookline, dans la banlieue de Boston, au coeur du fief électoral d’un Barney Frank qui est apparu dépassé. Déjà, le fait que la démocrate larouchiste ait été invitée pour la première fois dans un débat officiel entre prétendants à la candidature est un signe que certains responsables démocrates veulent du changement. Sa présence a immédiatement créé la controverse parmi les 150 dirigeants et sympathisants présents. Alors que le parti n’a absolument aucune politique cohérente face à la crise et se coupe totalement de la population, l’audace et l’approche programmatique de Rachel Brown n’ont laissé personne indifférent.

Dans son discours, la candidate larouchiste a d’abord appelé à la destitution de Barack Obama puisque toutes ses politiques et décisions vont à l’encontre de l’intérêt général (Afghanistan, BP, renflouement, NASA, santé, etc.). A aucun moment, les démocrates présents n’ont cherché à défendre le bilan du Président et semblaient même assez lucides à ce propos, notamment sur sa gestion désastreuse de la marée noire. Rachel Brown a ensuite présenté le plan du Comité d’action politique de LaRouche (LPAC) pour mettre un terme à l’orgie spéculative des dérivés. La plupart des gens présents ont exprimé leur exaspération face au laisser-faire ambiant. Brown a d’ailleurs expliqué comment le LPAC avait, à deux reprises, en 2002 et 2007, mis personnellement en garde Barney Frank contre cette bombe à retardement qui risquait de faire exploser tout le système. Elle a ensuite dénoncé les malversations de Frank pour saboter le projet de loi HBPA (visant à empêcher les expulsions suite à la crise des subprimes et assainir les banques) présenté par LaRouche, tout en se faisant le principal avocat du renflouement de Wall Street.

« Il n’y avait aucune raison de renflouer, a-t-elle souligné, puisqu’il y avait une alternative à disposition. Renflouer et sabrer les budgets n’est pas une solution. Annuler les dettes de jeu, les produits dérivés, en rétablissant la loi Glass-Steagall permettrait de sortir de la crise. » Après cela, elle a encore attaqué Frank pour son rôle dans la fausse réforme financière d’Obama, la protection des marchés de dérivés et son opposition à l’amendement Glass-Steagall.

Rachel Brown a ensuite amené son plan de sortie de crise : politique de crédit public, reconstruction et développement des infrastructures économiques et humaines, renaissance industrielle, recherche fondamentale. Puis elle a évoqué le formidable vecteur de développement que serait l’exploration spatiale habitée. A un commentaire cynique et désabusé venant de la salle, elle répondit : « L’économie, c’est bien d’autres enjeux que votre petit moi et ce satané budget ; il s’agit d’investir pour la vie et l’avenir des générations futures. Que faisons-nous actuellement pour elles dont nous puissions être fiers ? Un renflouement ? Il n’y a aucune fierté à avoir renfloué. »

Elle conclut en fustigeant les négligences de la Maison Blanche sur l’affaire BP, expliquant qu’Obama a abandonné la gestion de crise à une entreprise criminelle qui devrait plutôt être jugée pour homicide.

Vint le tour de Barney Frank, complètement désarçonné et acculé sur la défensive. Il entrepris de défendre Obama et sa politique, allant jusqu’à justifier l’opposition de la Maison Blanche à Glass-Steagall. Il s’en est même pris aux vols spatiaux habités, expliquant que pour un bon retour sur investissement, il fallait se contenter d’envoyer des instruments de mesures dans l’orbite terrestre. Barney Frank s’est enfin montré tel qu’il est : bête.

Immédiatement après son « discours », il quitta la salle avec son équipe de campagne pour se rendre au Dunkin Donuts d’en face pour râler contre la présence de Rachel Brown.

A la fin de la réunion, l’ouverture était totale pour Rachel Brown et ses camarades, avec une salle démocrate commençant à saisir le sens de l’histoire : confirmant l’analyse de Lyndon LaRouche et comme l’a montré la victoire inattendue de Blanche Lincoln dans les primaires de l’Arkansas, les Etats-Unis sont entrés dans une dynamique de soulèvement de masse porté par un clair sentiment anti-Wall Street.


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