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« Campaign 2000 » et la « coalition au pouvoir » prônée par l’oligarchie

La rédaction
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Pour les gens qui prennent la politique un tant soit peu au sérieux, cette campagne présidentielle américaine a été la plus vide de sens de tous les temps. Aussi bien le vice-président Al Gore que le gouverneur du Texas George W. Bush se sont couverts de ridicule : Gore est apparu comme un menteur multirécidiviste et un caméléon politique, tandis que Bush est apparu comme un ignare. A quelques rares exceptions près, tous deux ont évité des commentaires substantiels sur les plus graves crises d’aujourd’hui, dont notamment le krach financier international et le conflit au Proche-Orient.

Il s’agit bien moins d’un « phénomène sociologique » que du résultat d’une politique délibérée de l’establishment politico-financier basé à Wall Street. Leur objectif est d’obtenir une population américaine « abrutie » ainsi que des candidats manipulables et contrôlables, qui obéiront aux ordres de Wall Street au moment de l’effondrement du système financier. Ils veulent en fait effacer les différences politiques traditionnelles afin de promouvoir un programme d’urgence nationale qui serait mis en oeuvre par un groupe bipartisan, c’est-à-dire un véritable gouvernement d’« unité nationale ». Que Bush ou Gore soit Président importe peu par rapport à ce dessein bien plus essentiel.

Ce projet est orchestré en premier lieu par le Council on Foreign Relations (CFR) de New York, elle-même filiale américaine du Royal Institute of International Affairs de Londres. En vue de la course à la présidence de l’an 2000, le CFR avait créé en 1999 une commission spéciale baptisée Campaign 2000 qui, tout en restant peu connue du public américain, a fortement influencé le déroulement de cette campagne. Rappelons qu’au milieu et à la fin des années 70, les architectes du « Projet pour les années 80 » du CFR avaient jeté les bases de la politique qu’allaient suivre les futurs gouvernements américains, surtout en intégrant le concept de « désintégration contrôlée de l’économie mondiale » développé par le CFR.

Plus récemment, les objectifs du CFR ont été exprimés par le groupe chargé du « Projet des vulnérabilités financières », dont les analyses ont été discutées lors d’une conférence les 12 et 13 juillet derniers à New York sur le thème « La prochaine crise financière : signes avertisseurs, limitation des dégâts et impact ». Les deux cent cinquante représentants des mondes politique, bancaire et d’affaires présents avaient entre autres étudié l’effet d’un krach financier international sur les élections américaines. C’est là où le CFR a révélé que, le 22 janvier de cette année, juste après la création de Campaign 2000, son « Projet des vulnérabilités financières » avait simulé, sur huit heures, un scénario de désintégration financière internationale supposé couvrir une période de quinze jours et impliquant de facto un coup d’Etat contre la présidence américaine .

Campaign 2000 est dirigé par Mme Anne Luzzatto, l’épouse d’un membre d’une des plus influentes et puissantes familles de Venise. Parmi les conseillers de cette commission, on compte des Européens comme le comte Otto von Lambsdorff et l’ancien directeur du GATT Peter Sutherland. Le beau-frère de Luzzatto est Richard Gardner, ambassadeur américain à Rome de Jimmy Carter à la fin des années 70 et aujourd’hui membre influent du Foreign Advisory Group (FAG) de Gore. Lors d’un débat organisé par Campaign 2000, il a déclaré qu’une présidence Gore mettrait un « visage humain à la globalisation ».

Il est à noter que Gardner et sa belle-soeur sont tous deux des opposants acharnés à Lyndon LaRouche. Lorsque l’on demanda à Mme Luzzattto si LaRouche serait autorisé à participer aux débats du CFR, conformément à ses règles consistant à admettre tout candidat présidentiel ayant rempli les conditions requises par la Federal Election Commission - ce qui était le cas pour LaRouche - elle a éclaté de colère, refusant toute discussion sur le sujet. Gardner a eu une réaction similaire.

L’idée fondamentale de Campaign 2000 a été exprimée par Samuel Huntington, professeur à Harvard et protégé de Zbigniew Brzezinski, conseiller à la sécurité nationale de Jimmy Carter. En 1975, Huntington était le rapporteur américain à la conférence de la Commission trilatérale à Kyoto (Japon) et co-auteur d’un ouvrage intitulé « La crise de la démocratie ». Il plaide dans son livre pour que les dirigeants américains ne s’adressent plus aux groupes traditionnels d’électeurs (ouvriers, agriculteurs, minorités ethniques, etc.), comme l’avait fait Franklin Roosevelt au début des années 30, mais qu’ils répondent plutôt aux besoins d’une « large coalition dirigeante composée de partisans ayant une position stratégique », cette coalition devant compter des hommes clefs de l’establishment du secteur privé. Selon lui, « cette coalition dirigeante aura sans doute peu à voir avec la coalition électorale » qui a assuré la victoire du candidat en question.

Le site de Campaign 2000 présente un article de Huntington paru dans le numéro de mars-avril 1999 du magazine du CFR, Foreign Affairs, intitulé « La superpuissance solitaire », dans lequel il écrit : « Il n’y a aujourd’hui qu’une seule superpuissance. (...) Les Etats-Unis, comme l’a dit Zbigniew Brzezinski, seront la première, la dernière et la seule superpuissance. (...) Mais que les élites de la politique étrangère l’ignorent ou le déplorent, les Etats-Unis n’ont pas le soutien politique intérieur nécessaire pour créer un monde unipolaire. » D’où, la nécessité, pour le CFR, de bâtir ce soutien.

Témoignant du caractère « bipartisan » de Campaign 2000, celui-ci rapporte aussi des commentaires de conseillers de George W. Bush comme Condoleezza Rice et Robert Zoellick. Tous deux cautionnent la fraude de la « nouvelle économie », y compris les merveilles de la technologie de l’information, du « benchmarking », etc. Tout comme le fait l’équipe de Gore.

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