Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 8 décembre - Référendum en Italie : une nouvelle claque pour l’UE Lire Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire
Accueil Actualité
Brèves

Catastrophes naturelles, mondialisation financière et équipement du territoire

La rédaction
visites
2096
commentaires

10 août 2010 (Nouvelle Solidarité) – Comme chaque été, on nous montre les dégâts de la chaleur et de la pluie dans les hémisphère Nord et Sud. Mais plutôt que de jeter sans réfléchir l’anathème sur l’homme – « c’est le réchauffement climatique, le sur-trop d’activité humaine » – il faut faire usage d’un peu plus de méthode scientifique. Il n’y a de catastrophes naturelles que lorsque l’activité humaine ne s’est pas suffisamment déployée pour en prévenir les effets. Historiquement parlant, depuis l’avènement de la mondialisation financière dans les années 1970, notre planète souffre d’un déséquipement croissant, proportionnellement à la surface terrestre occupée et nécessaire à la survie d’une population croissante.

* En Russie, sous l’effet de fortes chaleurs, les incendies se multiplient et ravagent le pays, ses récoltes et ses villages. Mais l’ampleur des dégâts est entièrement due à la désintégration des zones rurales débutée en 1992 avec les politiques ultra-libérales poussées par les intérêts financiers anglo-américains et leur trio Thatcher-Bush-Mitterrand. Depuis, la Russie a perdu 7 millions d’habitants et un tiers de ses villages. Comme l’a expliqué Arkady Tishkov, directeur du département géographique de l’Académie des sciences russe, 13 000 villages ont disparus et 35 000 ont désormais moins de 10 habitants et donc plus aucune activité transformatrice. La disparition de milliers de petites exploitations agricoles a laissé à l’abandon les champs et les pâturages où la végétation à pu croître et s’accumuler comme jamais. Dans les régions de Moscou, Tver, Riazan et Vladimir, les systèmes de régulation artificielle de l’eau des tourbières sont en ruine, et les tourbières asséchées prennent feu sans que l’on puisse y ramener de l’eau. De surcroît, l’office des forêts a été démantelé et la gestion des bois a été laissée aux grands propriétaires terriens qui n’exploitent la forêt que pour un profit immédiat. Pour Tischkov, ces incendies sont « le premier signal d’alarme nous mettant en garde contre la dé-écologisation de l’économie et de la société ».

* Au Sahel, c’est la grande sécheresse qui menace la vie de 10 millions de tchadiens, nigériens, burkinabés, maliens, nigérians et mauritaniens. L’absence totale d’un système d’infrastructures permettant de revitaliser le lac Tchad et d’irriguer les terres agricoles de toute la région en est la cause première, alors que ces projets sont dans les cartons depuis 25 ans.

* En France aussi, la sécheresse frappe 42 départements et menace certaines productions agricoles, tant céréalières qu’animales. A l’image des projets de réservoirs des Coteaux de Gascogne et des canaux de Provence, réalisés sous l’impulsion du volontarisme et du crédit public pendant les 30 glorieuses, l’homme peut s’affranchir facilement des aléas naturels. Mais même « en France », l’on n’en a plus le courage.

* Les inondations monstres survenant en Chine, en Inde, au Pakistan, sont également due à l’absence d’infrastructures adéquates. Des inondations dévastatrices survenaient aussi, par exemple, dans la vallée du Rhône... au XIXe siècle, avant que l’on entreprenne un véritable aménagement fluvial. Le barrage des Trois gorges en Chine est aussi exemplaire puisqu’il a mit fin aux fréquentes crues du fleuve qui pouvaient tuer des milliers de personnes chaque année.

Il est urgent de lancer de grands projets d’infrastructure pour changer la vie et la nature sur l’ensemble de la planète : irrigation, reverdissement, électricité, déplacements, fret, industrie. Il s’agit en réalité de « mettre aux normes » démographiquement notre planète. Stopper notre interventionnisme dans la nature, comme le veut le pessimisme « vert » promu par ces mêmes intérêts financier, ne fait que décroître la capacité d’accueil de la biosphère. L’homme doit renouer avec son rôle historique de jardinier de la planète. Le cœur de ces grands projets ne sera pas l’infrastructure elle-même, mais la mobilisation des peuples à se former, à travailler, à se rassembler pour bâtir un avenir meilleur. C’est peut-être utopique, mais beaucoup plus réaliste que de croire que l’on peut continuer au rythme où l’on va.


Les projets :


Voir les 3 commentaires

  • cinier • 11/08/2010 - 09:34

    OK avec votre analyse.
    MAIS La science et tout ce qui va avec est totalement dans les mains de grandes firmes dont le seul objectif est leur profit immédiat.
    De plus, Il semblerait que les USA (et d’autres ?) seraient en mesure d’influencer le climat et provoquer des catastrophes....(système HAARP...) : qu’en pensez vous ?
    Ne peut on pas penser que -surfant sur tout ce que vous avez expliqué et qui me parait juste- les "grands" de ce monde tentent de manipuler le climat pour provoquer une situation de crise justifiant toutes les mesures anti sociales et liberticides à venir.
    Et cela va dans le sens de la volonté de réduire la population mondiale.
    Je souhaiterais que votre mouvement s’exprime sur ce sujet.
    Merci
    Jean-Pierre

    • Bertrand Buisson • 11/08/2010 - 10:57

      Ne nous perdons pas en conjectures et focalisons-nous sur l’essentiel :
      1- les peuples meurent
      2- le système financier aussi
      3- liquidons ce dernier pour sauver les premiers

    Répondre à ce message

  • petite souris • 11/08/2010 - 00:34

    L’homme doit renouer avec son rôle historique de jardinier de la planète. Le cœur de ces grands projets ne sera pas l’infrastructure elle-même, mais la mobilisation des peuples à se former, à travailler, à se rassembler pour bâtir un avenir meilleur

    C’est en effet, avec des idées simples que l’on peut “transporter des montagnes” pour le bien de tous.

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Contactez-nous !

Don rapide