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Ce que le sommet du G-8 n’admettra pas

La rédaction
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A la prochaine réunion du groupe des Huit en Ecosse, il sera surtout question de la « gestion de crise » permettant de traiter les fonds spéculatifs, les produits dérivés et autres grands problèmes du système financier mondial - mais pas question de le reconnaître publiquement ! nous a confié une source haut placée dans la communauté du renseignement américain. On n’évoquera que l’allègement de la dette des pays pauvres et le « changement climatique ».

Toujours selon cette source, la référence à Bretton Woods, dans le dernier rapport annuel de la Banque des règlements internationaux, reflète le débat lancé par Lyndon LaRouche, se déroulant aux plus hauts niveaux des cercles bancaires. Bien évidemment, les banquiers ne veulent pas de cette option de nouveau Bretton Woods, mais souhaitent plutôt une gestion de crise qui, dans leur jargon, prend le nom de « solutions de coopération informelles ».

Dans son rapport annuel du 27 juin, la Banque des règlements internationaux met en évidence divers risques qui ont la capacité de dévaster le système financier international, bien qu’elle utilise des termes plus nuancés. Parmi les plus grands risques, il y a le déficit des comptes courants américains, qui pourrait provoquer « un déclin désordonné du dollar, des turbulences sur d’autres marchés financiers et même une récession. De manière aussi inquiétante, et sans doute plus près de nous, cela risque de mener à une réapparition de la pression protectionniste . »

Autre domaine de profonde inquiétude : la croissance explosive des CDS et autres contrats de dérivés de crédit « figure parmi les évolutions financières les plus significatives de ces dernières années ». L’« encours notionnel mondial des CDD atteignait 4500 milliards de dollars à la fin du mois de juin 2004, soit six fois plus qu’à la fin juin 2001. » Le déclassement des obligations de GM et de Ford a certes créé des troubles, mais comme il était prévisible, le marché des dérivés de crédit n’a pas encore subi l’épreuve la plus dure. « On ne sait pas encore comment les marchés des CDD et des TGC (titres garantis par des créances) se comporteraient en présence d’une succession de graves incidents de crédit ou d’un vif retournement. (...) On peut redouter notamment les conséquences qu’auraient alors les positions à fort effet à levier sur les bilans des établissements financiers. Il faut songer aussi à l’incidence systémique, pour la liquidité, des institutions à fort effet de levier, comme les fonds spéculatifs ; les marchés pourraient très bien s’assécher avec le retrait des vendeurs de protection, au moment même où l’assurance contre le défaut serait le plus nécessaire. » Comme les déclassements de GM et de Ford étaient prévus depuis un certain temps, « cette évolution ne reflète peut-être pas la façon dont ces marchés pourraient véritablement se comporter en période de tensions ».

Autrement dit, la BRI nous prévient que si la situation sur le marché des dérivés de crédit est déjà précaire, elle va sans aucun doute s’aggraver et pourrait même imploser.

Le débat sur un nouveau Bretton Woods trouve un écho à la BRI

Dans le dernier chapitre de son rapport annuel, la Banque des règlements internationaux soulève l’opportunité d’un « nouveau dispositif de stabilité macro-financière ». On reconnaît que certains déséquilibres actuels sont dus aux monnaies flottantes, « alors que les précédents systèmes monétaires internationaux étaient tous conçus pour empêcher précisément ces déséquilibres de devenir ingérables. »

Parmi les « systèmes précédents », on mentionne le régime à étalon-or et le système de Bretton Woods dans lequel « le change était fixe, les politiques monétaires indépendantes, mais au détriment de la libre circulation des capitaux ». Aujourd’hui, on pourrait envisager « trois possibilités ».

La première option serait l’adoption d’une « monnaie internationale unique », comme le proposent plusieurs universitaires. Cela suppose que « les autorités nationales renoncent à toute maîtrise monétaire. Une variante plus réaliste reposerait sur un petit nombre de blocs monétaires (autour du dollar, de l’euro, du renminbi/yen par exemple), mais il va sans dire que ces monnaies doivent pouvoir flotter plus librement entre elles . »

« Deuxièmement, on pourrait envisager de revenir à un système plus proche de celui de Bretton Woods. L’histoire a montré que cela exigerait davantage de contrôles sur les mouvements de capitaux qu’il n’en existe actuellement. » Cela exigerait aussi, précise la BRI, que les pays renoncent à un pan de leur souveraineté pour le transférer au FMI, afin qu’il puisse traiter les déséquilibres au niveau des comptes courants et de la dette extérieure.

« Troisièmement - ce serait la possibilité la plus prometteuse et la plus réalisable - on pourrait envisager des coopérations informelles », où les pays créanciers et débiteurs engagent des échanges de vues réguliers pour « établir un diagnostic et, au besoin, proposer des remèdes ». Cette troisième option revient implicitement à reconnaître que le système est arrivé au bout du rouleau et qu’il ne reste plus qu’à ouvrir un dialogue sur la « gestion de la crise ».

Par ailleurs, dans un article de fond sur le marché de l’or, le Frankfurter Allgemeine Zeitung du 30 juin notait que la hausse spectaculaire du cours du métal jaune, cette année, et le déclin de la vente d’or par les banques centrales européennes sont directement liés à la détérioration du système financier et monétaire global. Chez les investisseurs et les banques centrales, on reconnaît de plus en plus ouvertement que la réorganisation du système monétaire international est inévitable et que l’or pourrait y jouer un rôle clé.

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