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Changement de phase en Russie

La rédaction
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Depuis la démission de Boris Eltsine le 31 décembre 1999 et son remplacement par Vladimir Poutine, la situation russe reste caractérisée par des impondérables qui pourraient prochainement déboucher sur des développements inattendus.

Il est vrai que l’accession de Poutine au sommet du pouvoir a empêché la consolidation des forces d’opposition de « centre-gauche », d’autant plus que la nouvelle date de l’élection présidentielle, fixée maintenant au 26 mars au lieu de juin, joue en faveur du président par intérim. Mais il serait erroné d’en conclure que l’on peut prédire l’avenir politique de la Russie et qu’il évoluera vers la stabilisation. Il faut prendre en compte les facteurs suivants :

1) Après une reprise passagère dans quelques secteurs industriels, l’économie russe risque de s’effondrer et le danger d’une cessation de paiements se profile à l’horizon.

2) La guerre en Tchétchénie, dans le contexte des crises d’Asie centrale et du sous-continent indien, reste fondamentalement imprévisible. L’armée russe est devant un choix crucial : soit elle subit de lourdes pertes, soit elle renforce considérablement sa puissance de feu, à l’aide de nouvelles armes « conventionnelles » dotée d’une puissance de destruction comparable à celle des armes nucléaires tactiques.

3) Malgré la démission d’Eltsine, la fameuse « famille », ses bailleurs de fonds oligarchiques et son appareil de pouvoir n’ont en rien disparu. On a pu s’en rendre compte avec la présence des oligarques Berezovski et Abramovitch, ainsi que de la fille d’Eltsine Tatiana Diatchenko et du secrétaire général du Kremlin Volochine aux côtés de Eltsine, lors de l’extraordinaire célébration du Noël orthodoxe à Bethléem le 7 janvier. Etait aussi présent le gotha des dirigeants des pays orthodoxes, notamment les présidents biélorusse et ukrainien Loukachenko et Koutchma.

4) Le rapport des forces politiques dans le pays au lendemain des élections à la Douma reste incertain, de même que le sort d’Evgueni Primakov. La presse russe spécule beaucoup sur l’avenir de Primakov, certains disant qu’il va se retirer, d’autres qu’il pourrait être le candidat de l’ensemble de la gauche, y compris du PC russe. Mais il pourrait aussi être élu président de la Douma, voire même rejoindre un gouvernement de consensus.

Plus fondamentalement, la situation russe n’est pas un phénomène purement interne, mais doit être vue dans le contexte de la crise financière et stratégique internationale, qui est entrée dans une phase de turbulence. De ce point de vue, particulièrement déterminant sera le résultat des batailles politiques autour de Lyndon LaRouche aux Etats-Unis, en cette période d’élections primaires pour la présidentielle.

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