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Cheney ciblé par la grande presse américaine

La rédaction
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Le 16 octobre, le New York Times publiait deux « tribunes libres » commentant la perte de crédibilité de la Maison-Blanche résultant de la débâcle en Irak. Richard Cohen, journaliste du Washington Post, y critiquait la Maison-Blanche pour son obstination à répéter ce que tout le monde sait être faux. « Considérez, par exemple, le récent discours du vice-président Cheney », dans lequel il « a réitéré l’affirmation, pourtant discréditée, selon laquelle la guerre contre l’Irak serait une étape essentielle dans la guerre contre le terrorisme ». Cheney a « débité de vieilles histoires à faire peur sur des armes de destruction massives et des liens avec Al-Qaida », alors qu’on savait déjà avant la guerre que ces liens n’existaient pas et qu’on n’a toujours pas trouvé d’ADM en Irak. « Pourtant, Bush persiste dans cette ligne. Des questions de faits sont devenues des questions d’opinions - et de sincérité. Comment pourrions-nous croire ce que dit Bush sur la reconstruction de l’Irak si nous ne croyons plus ce qu’il dit par ailleurs ? » Cohen conclut : « C’est une chose que d’être un Américain arrogant et impérialiste. C’en est une autre que d’être un Américain idiot . »

Le deuxième commentaire vient de Maureen Dowd, qui avait déjà été accusée d’être une sympathisante de LaRouche dans le New York Times. Sous le titre « Ensorcelés, harcelés, montrés du doigt », elle écrit que la malédiction de Bush hante les rues de Washington et que les cadavres des pays vaincus du Moyen-Orient - comme l’Irak - reviennent à la vie. Lorsque le président Bush dit que les Américains reçoivent des nouvelles « filtrées », il a raison, écrit-elle, mais ce « filtre » qui empêche les Américains - et même le Congrès - de connaître la vérité sur l’Irak, « ne vient pas de la presse. Il vient d’une administration qui croit bizarrement que nous allons lui accorder crédit, lorsqu’elle exhibe un Dick Cheney affirmant, d’une voix condescendante de principal de collège, que 2 + 2 = 5. » Comme Cohen, Dowd estime que cette constance à dénier la réalité mine la crédibilité générale de la Maison-Blanche : « Le problème fondamental de l’administration Bush, c’est qu’elle demande de notre part des choses contradictoires : d’une part, nous devons nous inquiéter, pour nos vies, de combattre les terroristes ; d’autre part, nous devons cesser de nous inquiéter du sort de la bataille. Tout va mal, et rien ne va mal. Nous sommes coincés dans l’illogisme de Bush. C’est cela notre malédiction . »

Dans le New York Times, Thomas Friedman s’en prend également à Cheney pour sa prestation récente à la Heritage Fondation, où, même devant un auditoire trié sur le volet, il n’a daigné prendre aucune question. Friedman s’exclame : « Bravo. Ousama ben Laden et Saddam Hussein lancent des messages depuis leurs caves par l’intermédiaire d’Al Jazeera, tandis que M. Cheney lance des messages depuis son bunker par l’intermédiaire de Fox. L’Amérique promeut la démocratie en Irak, mais nos propres dirigeants refusent de tenir de véritables réunions publiques et des conférences de presse normales. » Pour Friedman, si la Maison-Blanche veut obtenir du soutien pour sa politique irakienne, elle doit commencer par prendre des avis hors du gouvernement, puisqu’elle a renvoyé les personnes les plus sensées : « Si elle avait écouté son chef d’état-major, qui avait servi en Bosnie, elle aurait envoyé plus de troupes en Irak, comme il le proposait. Si elle avait écouté son département d’Etat, elle n’aurait pas démantelé à la hâte l’armée irakienne sans avoir suffisamment de troupes américaines pour remplir le vide de sécurité . »

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