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Cheney dans les cordes

La rédaction
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A en juger par son accès de grossièreté au Sénat le 24 juin, le vice-président Dick Cheney semble bien être au bord d’une dépression nerveuse, d’une attaque cardiaque ou peut-être, tout simplement, du limogeage. Alors que les sénateurs se rassemblaient pour une photo de groupe, le sénateur Patrick Leahy salua le vice-président. Ce dernier refusa de lui serrer la main, le fustigeant au contraire pour ses attaques contre le « butin de guerre » de Halliburton en Irak et son appel à l’ouverture d’une enquête sur le rôle de Cheney lui-même. Après un échange peu cordial, Cheney lança à Leahy : « Va te faire f... ». Ceci fut confirmé par le sénateur qui commenta : « Je pense qu’il était un peu stressé. J’ai quand même été choqué d’entendre ce genre de langage dans l’hémicycle ». Plus tard, sur radio NPR, Cheney précisa qu’il « ne regrettait pas » ses propos et qu’il « s’était senti mieux après ».

Le vice-président a de bonnes raisons d’être tendu. De plus en plus de républicains de premier plan l’appellent à démissionner, afin de ne pas compromettre les chances de réélection de Bush. Le 21 juin, le rédacteur du journal Des Moines Register (Iowa), James Gannon, qui se trouve être le principal collecteur de fonds républicain dans le Midwest, a rédigé une lettre ouverte à Cheney, reprise dans USA Today et de nombreux autres journaux. Dans cette lettre, Gannon lui propose de se retirer du « ticket » ; républicain en novembre, pour le bien du Parti lui-même. « Personne ne sait, mieux que vous, que vous êtes devenu le centre des critiques et la cible favorite des opposants politiques de votre parti. Justifié ou non, il est simplement trop facile de décrire Cheney comme un instrument de l’industrie pétrolière, un trop ardent défenseur de la guerre d’Irak et un partisan trop crédule d’un Ahmed Chalabi actuellement en disgrâce, qui a fourni à l’administration Bush de faux renseignements sur l’Irak. Votre ancienne société, Halliburton, est un lourd fardeau politique autour du cou, pesant non seulement sur vous, mais aussi sur le président Bush. » Gannon mentionne également la question de la santé de Cheney, disant que le prochain vice-président devait être un « apprenti-président », quelqu’un qui puisse « conduire le parti en 2008 ».

Par ailleurs, les républicains de la côte Est mènent des actions en coulisses. Selon une source proche du renseignement, lors d’une récente discussion privée avec le secrétaire d’Etat Colin Powell, le président Bush lui aurait demandé de rester pour un deuxième mandat. Powell aurait répondu qu’il pourrait l’envisager à condition que Cheney soit écarté de la liste et que tous les principaux néo-conservateurs de l’administration soient désavoués.

Une autre source proche de la Maison-Blanche croit savoir que Karl Rove va rapidement se retrouver à la tête des républicains qui réclament le départ de Cheney. Expert en stratégie électorale, Rove serait alarmé par les résultats de sondages secrets effectués par le Parti républicain, indiquant que Cheney représente un handicap de plus en plus lourd pour la réélection.

En même temps, certains démocrates du Congrès veulent enquêter sur d’éventuels actes criminels de la part du vice-président, notamment les mensonges qu’il n’a cessé de répéter pour justifier l’invasion de l’Irak, comme les prétendus liens de Saddam Hussein avec Al-Qaida et son rôle dans les attaques du 11 septembre 2001. Autre question au centre des débats : le rôle de Cheney dans l’octroi à Halliburton d’un contrat sans appel d’offre, portant sur plusieurs milliards de dollars, à la veille de l’invasion de l’Irak. Le 17 juin, le sénateur démocrate Frank Lautenberg a envoyé une lettre au ministre de la Justice John Ashcroft, demandant la nomination d’un procureur indépendant pour enquêter sur la corruption impliquant Cheney et Halliburton.

D’autre part, l’affaire des centaines de millions de dollars de pots-de-vin que Halliburton est accusé d’avoir versés à des responsables du gouvernement nigérian en échange de contrats gaziers et pétroliers exclusifs, alors que Cheney en était encore PDG, est toujours sur le tapis. Ce scandale fait déjà l’objet de trois enquêtes : par un jury d’accusation fédéral, par la Securities and Exchange Commission aux Etats-Unis et par des magistrats français. En outre, un jury d’accusation de Chicago enquête sur une filiale offshore d’Halliburton qui a passé des accords commerciaux portant sur des millions de dollars avec l’Iran, en violation possible avec les lois sur l’embargo.

Mais les plus gros démêlés de Cheney avec la justice, cet été, risquent d’être l’enquête menée par un procureur spécial, concernant la révélation par la Maison-Blanche de l’identité d’une agente clandestine de la CIA, Valerie Plame, la femme de l’ambassadeur Joseph Wilson. Des sources nous ont confié qu’un important collaborateur du bureau du vice-président aurait présenté au grand jury fédéral des éléments impliquant son chef de cabinet Lewis Libby et sans doute Cheney lui-même.

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