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Cheney pousse Israël vers le fascisme

La rédaction
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Le vice-président américain Dick Cheney et les puissants intérêts financiers qui le parrainent cherchent à faire adopter à Israël une politique fasciste. C’est ce qui explique la décision du Premier ministre israélien Ehoud Olmert d’inviter Avigdor Lieberman, le chef du parti d’extrême-droite Yisrael Beitenue, à rejoindre son gouvernement. De nombreux Israéliens voient dans Lieberman « la réponse israélienne à Benito Mussolini ». Il a appelé au « transfert » des Arabes israéliens hors du territoire israélien et au bombardement du Caire et de Téhéran. Olmert l’a nommé « ministre des questions stratégiques », chargé de la « coordination de la politique d’Israël envers l’Iran ».

En s’alliant à Lieberman, Olmert pense pouvoir contourner son grand rival Benjamin « Bibi » Netanyahou. Une source dans le renseignement israélien, qui décrit Netanyahou comme le « Haut commissaire de Cheney en Israël », n’a pas mâché ses mots : « Lieberman est un fasciste et Olmert est un politicien cynique qui ferait n’importe quoi pour assurer sa survie. Olmert sait que Cheney veut amener Netanyahou au pouvoir mais, sans le parti de Lieberman, Bibi ne serait pas en mesure de faire tomber Olmert, du moins pas avant quelques mois ».

Aluf Benn, l’un des principaux correspondants du quotidien Ha’aretz, écrivait le 25 octobre : « Olmert a adopté les positions du dirigeant du Likoud Benjamin Netanyahou » qui « oriente la politique du gouvernement depuis les bancs de l’opposition. Les mains sont celles d’Ehoud, mais la voix est celle de Bibi. (...) Maintenant Olmert applique la politique de Netanyahou, point par point. Le Premier ministre envoie des menaces voilées en direction de l’Iran, enterrant les plans de convergence [le retrait des territoires occupés] et permettant l’accélération de la construction d’implantations. Sa politique socio-économique a été copiée, elle aussi, sur Netanyahou. »

Uri Avnery, activiste israélien pour la paix, a comparé Olmert au Reichskanzler Franz von Papen, qui avait conseillé au président allemand Hindenburg, en 1933, de nommer Adolf Hitler chancelier : « Il n’y a pas de définition scientifique du fascisme. Mais jugeant de l’expérience, on peut dire qu’il inclut une certaine vision du monde et un certain type de personnalité, du nationalisme radical, du racisme, un culte de la violence, une dictature et plus encore. Lorsqu’on me demande ce qu’est un fasciste, je réponds : quand vous en verrez un, vous le reconnaîtrez. » Il a ajouté qu’avec l’entrée de Lieberman au gouvernement, « la démocratie israélienne est menacée ». L’appel de Lieberman pour le « transfert » des Arabes israéliens signifie « nettoyer » Israël des Arabes. « En allemand, on appellerait cela Araber-rein. (...) Les chances que cela se produise sont, bien sûr, nulles. Mais le seul fait de soulever cette idée prépare la voie à quelque chose de pire encore : l’expulsion des Arabes hors d’Israël proprement dit et des territoires occupés. »

Lieberman, qui a émigré en Israël dans les années 1970, est soupçonné d’entretenir des relations d’affaires avec les cercles de la mafia russe et fait actuellement l’objet d’une enquête de la police israélienne. Celle-ci remonte à 1998, alors que Lieberman avait quitté le Likoud pour devenir un « businessman » dans l’ancienne république soviétique de Moldavie, où il est né. Au plus fort de la crise financière russe, la banque autrichienne Credit Anstalt, qui risquait de perdre des sommes importantes sur ses investissements en Russie, a donc engagé Lieberman comme « consultant » (ses services ont été rémunérés à hauteur de trois millions de dollars). Les pertes de Credit Anstalt furent effectivement évitées, mais la police israélienne, qui ne croit guère aux miracles, a ouvert une enquête sur la base d’indices laissant penser que Lieberman avait des « amis » dans la mafia russe.

La police soupçonne ces mêmes « amis » d’avoir financé le nouveau parti de Lieberman dans la campagne électorale de 1999. Son principal « ami » et plus fidèle soutien financier est le baron russe en exil Michail Chernoy, actuellement recherché par la police russe en raison de ses liens présumés avec la mafia. Chernoy est le fondateur et la principale source de financement du « Sommet de Jérusalem », un groupe de réflexion sponsorisant une conférence de sécurité annuelle. Siègent à son conseil des « sionistes chrétiens » comme Gary Bauer, des néo-conservateurs notoires comme Daniel Pipes et Hellel Fradkin, et un officier de l’USAF à la retraite, le général Paul E. Vallely, qui appelle à des attaques nucléaires contre l’Iran.

Au cours des années 1990, alors que Bibi était Premier ministre, Lieberman était son chef de cabinet. Il a ensuite quitté le Likoud pour fonder en 1999 un parti d’émigrés russes, destiné à faire discrètement campagne pour Netanyahou dans la communauté russo-israélienne. Maintenant, Bibi attend patiemment, sachant que le parti Kadima de Olmert est au bord de la scission, la moitié de ses membres s’apprêtant à revenir au Likoud. Le prochain gouvernement pourrait être dirigé par Netanyahou, avec Lieberman à ses côtés.

Provocations militaires israéliennes au Liban

En cette fin octobre, l’Armée de l’air israélienne (IAF) a lancé trois graves provocations contre des bâtiments et hélicoptères navals allemands en Méditerranée orientale. A deux reprises, des F-16 ont harcelé des hélicoptères navals allemands, se précipitant à leur rencontre en un simulacre d’attaque et les visant avec leur radar d’acquisition d’objectif. Ces hélicoptères font partie des forces navales allemandes déployées dans la mission UNIFIL, au large de la côte libanaise.

Le troisième incident était un simulacre d’attaque contre le vaisseau allemand de collecte de renseignements Alster dans des eaux internationales. Six chasseurs IAF F-16 s’approchèrent du bâtiment allemand à basse altitude, tirant des coups de feu en l’air et des fusées éclairantes. L’Alster, un bâtiment de 3000 tonnes qui ne fait pas formellement partie du contingent UNIFIL, peut surveiller également les mouvements de l’Armée de l’air israélienne et ses communications. Manifestement, Israël voulait exprimer par ces provocations son « mécontentement » devant cet état de fait. Bien qu’on n’ait pas tiré sur le bâtiment allemand, certains observateurs se sont rappelés l’attaque aérienne israélienne contre le bâtiment de renseignement USS Liberty en 1967, pendant la Guerre de Six Jours.

Selon un expert militaire européen, les Israéliens sont en passe de proclamer leur contrôle de fait de l’espace aérien libanais. Leur message est clair : « Si l’UNIFIL peut contrôler les mers, nous, nous contrôlons les airs ». Selon la même source, le commandant français de l’UNIFIL, le général Pellegrini, a exigé la suspension des vols de « reconnaissance » israéliens au-dessus du Liban, et en raison du caractère menaçant des survols, a demandé un bouclier aérien, mesure refusée cependant par l’ONU. On croit savoir que Pellegrini a alors demandé une défense aérienne nationale pour protéger la présence militaire française. Selon ce même expert, des unités françaises pourraient bien devenir une cible, sachant qu’Israël a tiré sur des installations onusiennes au cours de la récente guerre au Liban.

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