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Cheney sous pression

La rédaction
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Une attaque dévastatrice est parue dans le magazine The New Yorker daté du 27 octobre, sous la plume de Seymour Hersh, un journaliste d’investigation très connu. Ce dernier reproche au gouvernement Bush d’avoir utilisé, en toute connaissance de cause, de faux renseignements pour justifier le lancement de la guerre contre l’Irak. D’après un ancien membre du gouvernement, cet exposé constitue une « nécrologie politique » du vice-président. Affolée, la Maison-Blanche a tenté de bloquer toute interview de Hersh, notamment par CNN.

Dans son article, le journaliste accuse de hauts responsables de l’administration Bush d’avoir démantelé un système de collecte et de contrôle des renseignements qui avait fait ses preuves pendant une cinquantaine d’années, assurant que les dirigeants politiques ne basent pas leurs décisions les plus importantes sur des informations fausses ou non corroborées. Un ancien membre du Conseil national de sécurité spécialisé sur l’Irak interviewé par Hersh, Kenneth Pollack, dénonce trois de ces responsables : John Bolton, ancien vice-président de l’American Enterprise Institute, actuellement sous-secrétaire d’Etat chargé du Contrôle des armements, Paul Wolfowitz, le numéro deux du Pentagone, et Doug Feith, le sous-secrétaire à la Défense chargé des affaires politiques. Tous trois, acteurs clés de l’entourage néo-conservateur de Cheney, ont créé des canaux parallèles afin de faire parvenir directement les renseignements de leur choix à la direction du gouvernement, tout en contournant les professionnels compétents.

Hersh désigne Cheney comme acteur principal de la campagne visant à obtenir le soutien du Congrès et de la communauté internationale pour faire la guerre à Saddam Hussein, sur la base des rapports entièrement discrédités selon lesquels l’Irak aurait secrètement acheté de l’uranium au Niger pour se doter d’armes nucléaires. Hersh vise particulièrement les rapports frauduleux rédigés par le Congrès national irakien (CNI) d’Ahmed Chalabi, qui « allaient directement du Pentagone au bureau du vice-président, puis au Président, avec peu d’évaluation en amont de la part des professionnels du renseignement ». Hersh cite aussi un autre responsable de l’administration Bush qui rapporte un incident intervenu au printemps 2002, lorsque le département d’Etat avait refusé d’allouer des fonds supplémentaires au groupe de Chalabi : « Le vice-président est venu à une réunion, furieux que nous n’ayions pas donné cet argent à Chalabi ».

Le journaliste du New Yorker décrit aussi le rôle de Cheney dans l’« affaire Joe Wilson », cet ancien ambassadeur américain envoyé au Niger au printemps 2002 pour vérifier si ce pays vendait de l’uranium à l’Irak et qui conclut que ce n’était pas le cas. Pourtant, de hauts responsables ont continué à porter cette accusation frauduleuse, conduisant Wilson à publier les conclusions de son enquête dans le NewYork Times du 6 juillet. Une semaine plus tard, le chroniqueur Robert Novak, citant de « hauts responsables gouvernementaux », révélait que l’épouse de Wilson, Valerie Plame, était un agent clandestin de la CIA. Tout porte à croire que c’est Lewis Libby, chef de cabinet de Cheney, qui est à l’origine de la fuite.

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