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Chine, un modèle d’autosuffisance alimentaire ?

La rédaction
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15 janvier 2011 (Nouvelle Solidarité) — Une récente étude allemande démontre que depuis 2008, l’Union européenne, qui pousse ses propres agriculteurs à la faillite, est devenue le premier importateur mondial de nourriture (173,1 milliards de dollars), devant les Etats-Unis (115,9 milliards de dollars). Pour se nourrir, l’UE importe chaque année l’équivalent en production agricole d’environ 35 millions d’hectares « virtuels », soit une superficie équivalant à la surface totale de l’Allemagne !

De l’autre côté du globe, la Chine, qui, en raison de son histoire, redoute la pénurie, ne l’entend pas ainsi. De retour d’une mission en Chine, Olivier de Schutter, le rapporteur spécial de l’ONU sur le droit à l’alimentation, ne cache pas son respect : « Malgré des contraintes extrêmement fortes en termes de terre et d’eau disponibles, la Chine parvient à une autosuffisance alimentaire. Elle représente 21% de la population mondiale et possède moins que 9% des terres cultivables. Pourtant elle est passée depuis 2005 du statut de bénéficiaire de l’aide alimentaire à celui de donateur en misant sur les petites unités de production. »

Le rapporteur salue « les progrès impressionnants réalisés par 200 millions de petits producteurs agricoles possédant en moyenne 0,65 ha de terre chacun. Ils y parviennent grâce au soutien des autorités. Une petite agriculture familiale qui se pratique sur des parcelles réduites peut nourrir la Chine ».

« Cela marche en Chine parce que ces petites unités de production sont inscrites dans des collectifs, soit au niveau du village, soit au sein de coopératives paysannes qui reprennent de la vigueur sur une base volontaire et non plus contrainte. Cette intéressante combinaison pour ces paysans de s’intégrer dans des organisations leur permet d’améliorer leur position de négociation pour la vente de leur récolte, l’accès aux intrants et aussi à l’irrigation et à la mécanisation, etc. »

A cela il faut ajouter que la Chine s’est dotée de l’un des mécanismes de réserve alimentaire les plus sophistiqués du monde, puisqu’il représente environ 40% de la consommation annuelle du pays, soit plus de 200 millions de tonnes de céréales. Le double du niveau de sécurité de 17% recommandé par la FAO !

Comme à l’époque de Roosevelt et de son ministre Henry Wallace, ou des stocks d’intervention publique dont s’était doté le Marché commun lors de sa fondation, la Chine soutient les prix payés aux paysans en période de baisse et écoule des stocks en période de hausse. C’est ainsi qu’elle préserve l’accès à l’alimentation des populations les plus pauvres.

Pour De Schutter, cette politique « pourrait être une source d’inspiration pour d’autres régions qui cherchent à se protéger contre des marchés internationaux de plus en plus volatils ».

Il est vrai que lorsque la FAO annonça, en septembre 2010, que le nombre de personnes frappées par l’insécurité alimentaire avait reculé de 1,023 milliard en 2009, se situant à 925 millions d’individus, c’était essentiellement grâce à la Chine ! D’après De Schutter, on y est passé de 652 millions de pauvres absolus en 1981 à 135 millions en 2004. Bien qu’il reste des poches d’insécurité alimentaire, la famine y a disparu.

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