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Chronologie : Comment l’Empire britannique a voulu se débarrasser de la Russie

La rédaction
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Avec l’effondrement du bloc soviétique en 1989-91, les maîtres du jeu impérial britannique ont vu se présenter l’occasion de réaliser un de leur vieux rêve : en finir avec la superpuissance russe. Ils ont ainsi déployés leurs forces à l’intérieur de la Russie, dans les ex-pays soviétiques et dans le reste du monde. Mais le risque existe toujours que cette confrontation avec la deuxième puissance thermonucléaire finisse en conflit mondial.

Cependant le 8 août 2008, la réponse décisive et courageuse du Premier ministre Vladimir Poutine à l’attaque géorgienne sur l’Ossétie du Sud, a contrecarré les plans britanniques.

Les idiots qui écrivent dans la presse européenne et américaine continuent d’expliquer que la Russie est paranoïaque lorsqu’elle s’imagine que « l’Occident » (lire « les britanniques ») tente de l’encercler et de la soumettre. Cette chronologie devrait en calmer plus d’un.


1983-90 :

Alors que la Russie soviétique d’Andropov vient de rejeter la coopération technologique et scientifique proposée par l’Initiative de défense stratégique (SDI) américaine, les économistes britanniques de la Société du Mont Pèlerin, un haut lieu du culte libre-échangiste, commencent à entretenir un groupe de jeunes économistes soviétiques qui pourrait s’avérer utile si le régime soviétique venait à s’effondrer. Le Baron Harris of High Cross supervise le projet depuis l’Institute of Economic Affairs (IEA) à Londres.

Juillet-août 1990 :

Pendant que l’Allemagne tente d’établir de nouvelles relations économiques avec l’Union soviétique, le gouvernement Thatcher lance une campagne de dénigrement contre elle et ses relations économiques « expansionnistes ». A cette époque, les britanniques et leurs marionnettes américaines dans l’Administration Bush père mettent au point la première guerre du Golfe. Il fut rapporté à plusieurs reprises qu’afin d’aller en guerre, Thatcher à dû littéralement contraindre George Bush à abandonner l’idée de négociations.

Septembre 1990 :

Dans un éditorial du 2 septembre, intitulé « Impérialistes pour la paix », le rédacteur en chef du Sunday Telegraph, Sir Peregrine Worsthorne, met la politique britannique noir sur blanc.

Il explique que le monde a besoin « d’une nouvelle forme d’impérialisme contre les pays du Tiers-monde » et pour accomplir cette « paix impériale », les impérialistes britanniques n’auraient qu’à assujettir la puissance soviétique.

Ce même mois, trois des économistes russes du réseau de Lord Harris, auteurs du « Plan des 500 jours » pour transformer l’Union Soviétique en économie totalement dérégulée, sont envoyés à la conférence annuelle du FMI à Washington, aux frais de George Soros.

Janvier 1991 :

Malgré l’opposition verbale de l’Union Soviétique, l’Allemagne et la France, l’administration Bush et ses alliés lancent la guerre contre l’Irak. Simultanément, les dirigeants soviétiques doivent faire face aux mouvements d’indépendance des Etats baltes et à l’agitation dans la zone transcaucasienne de Géorgie, d’Arménie et d’Azerbaidjian.

Mars 1991 :

Avec la victoire anglo-américaine en Irak, Bush évoque l’émergence d’un monde « unipolaire », puisque l’Union Soviétique s’est éclipsée.

Le Premier ministre soviétique Valentin Pavlov, qui en tant que ministre des finances avait bloqué le « plan des 500 jours » un an auparavant, accuse l’Ouest de mener une guerre financière pour démanteler l’Union Soviétique.

23 août 1991 :

Alors que le régime du président Gorbatchev est affaiblit par une tentative de coup d’Etat et que l’Ukraine déclare son indépendance, le Times de Londres écrit « les think-tank et les gourous du libre marché qui ont permis de redessiner la carte économique de la Grande-Bretagne dans les années 80 (c’est-à-dire, les thatchériens du Mont Pèlerin) prévoient une invasion idéologique de l’Union Soviétique, avec la conviction que la tentative de coup a rendu l’empire mature pour une bonne dose de thatchérisme ». Le groupe Harris est en marche.

Août-décembre 1991 :

Pendant que l’URSS se délite, les apprentis du Mont Pèlerin et de l’IEA sont placés dans le gouvernement du président Boris Eltsine, dont Egor Gaïdar, le premier Premier ministre de la Russie post-soviétique.

28 décembre 1991 :

Lyndon LaRouche met en garde : « Si Eltsine et son gouvernement appliquent les réformes qu’exigent Sachs [l’économiste de Harvard, Jeffrey Sachs] et la faction anglo-américaine, la Russie sombrera dans le chaos ». L’impact politique d’un tel développement, dit-il, « est une menace stratégique ».

Janvier 1992 :

L’équipe Gaïdar impose une « thérapie de choc » dont les effets équivalent à ceux d’un bombardement. En 5 ans, la démographie, le niveau de vie, l’industrie et l’agriculture russe sont décimés. Cette politique de pillage fut dénoncée en 1998 par l’économiste russe Sergei Glazyev dans son ouvrage Genocide.

Février 1992 :

Dans un discours aux Nations Unies, le Premier ministre britannique John Major évoque le besoin de renforcer les « capacités de diplomatie préventive » de cette institution. C’est l’affirmation du principe d’une force de police supranationale imposant sa loi aux nations.

Février 1992 :

Le département de la défense américain, sous la direction du secrétaire à la défense et agent britannique Dick Cheney, adopte un rapport d’orientation déclarant qu’aucune politique de reconstitution de l’URSS ou d’une Russie forte ne serait tolérée : « Notre premier objectif est d’éviter la réémergence d’un nouveau rival, que ce soit sur le territoire de l’ex-Union Soviétique ou ailleurs, qui puisse représenter une menace équivalente à celle de l’URSS. C’est une notion dominante dans notre nouvelle stratégie régionale de défense, qui requiert que nous nous engagions à empêcher toute puissance hostile de dominer une région dont les ressources, sous un contrôle solide, pourraient permettre de bâtir une puissance mondiale. Ces régions incluent l’Europe de l’Ouest, l’Asie de l’Est, le territoire de l’ex-URSS et l’Asie du Sud-Ouest ».

Mai 1992 :

La Russie et les 14 pays de la CEI sont mis sous tutelle du FMI, un acte que le Financial Times, porte-voix de la City de Londres, nomme « un nouvel impérialisme (…) orchestré par le G7, le FMI et la Banque mondiale ».

Eté 1992 :

L’Executive Intelligence Review (EIR) explique qu’un « arc d’instabilité » a été crée autour de la Russie, incluant la Moldavie, l’Arménie, l’Azerbaidjian et la Géorgie, avec le FMI jouant le rôle principal.

Août 1992 :

Menés par le secrétaire général Boutros Boutros-Ghali, les agents britanniques aux Nations Unies annoncent un programme pour la paix équivalent à éliminer la souveraineté nationale dans le but de défendre les « droits de l’homme ».

1992 :

Dzhokhar Dudayev, futur dirigeant séparatiste Tchétchène (dans le nord du Caucase russe), rend visite à Margaret Thatcher pendant l’une de ses tournées internationales pour trouver du soutien. Thatcher « est notre soutien le plus important en Grande-Bretagne, elle estavec nous à 100% », déclare alors un proche associé de Dudayev.

Septembre-octobre 1993 :

Après qu’il lui eu refusé l’approbation de son dernier plan de privatisation, Eltsine renverse le Parlement. Il envoie l’armée tirer sur le Parlement et met fin à la démocratie en Russie au profit d’une dictature économique britannique/FMI.

1994-1995 :

Dans la Caspienne, la collaboration s’intensifie entre les intérêts sous influence britannique en Azerbaidjian et en d’autres endroits du Caucase, et les intérêts pétroliers britanniques. Dans le même temps, les relais britannique en Tchétchénie sont activés, notamment l’argentier du séparatisme tchétchène, Khoz-Ahmed Nukhayev, futur associé de Thatcher et de Lord McAlpine. Une insurrection indépendantiste émerge en novembre 1994 et se transforme, avec l’envoi de l’armée russe par Eltsine, en une guerre totale de trois ans.

6 mai 1996 :

Le ministère russe des Affaires étrangères annonce que 9 officiels britanniques sont expulsés pour espionnage militaire et stratégique. Un stratégiste britannique dissident a confié à l’EIR que ces expulsions étaient liées aux opérations du renseignement britannique dans les zones sensibles comme le Caucase. D’autre part, des sources russes ont expliqué que cette expulsion manifestait la compréhension par Moscou que la main britannique était derrière les politiques économiques prédatrices imposées à la Russie.

10 mai 1996 :

Une « Initiative pour une nouvelle alliance Atlantique » est lancée à Prague, sous le patronage de Margaret Thatcher, Sir Henry Kissinger, l’ancien chancelier allemand Helmut Schmidt, George Shultz et Leszek Balcerowicz , l’ex-caïd de la « thérapie de choc » en Pologne. Thatcher est « le fer de lance » de cet « effort (…) pour forger une Nouvelle alliance Atlantique entre les Etats-Unis et l’Europe ».

8 juillet 1997 :

Le sommet de l’OTAN à Madrid invite la Hongrie, la République tchèque et la Pologne à démarrer les pourparlers d’adhésion. Ils en deviennent membres en 1999.

Septembre-octobre 1997 :

L’agent britannique Zbigniew Brzezinski publie The Grand Chessboard : Primacy and Its Geostrategic Imperatives (Le grand échiquier : la prédominance et ses impératifs stratégiques), dans lequel il appel au démantèlement de la Russie. LaRouche souligne alors que Brzezinsky agit en stratégiste britannique, comme avec sa politique d’« arc de crise » sous l’administration Carter. Sa thèse et sa carte d’une Russie divisée font alors sensation dans les médias russes.

1998 :

Les capitaux spéculatifs fuyant l’effondrement monétaire asiatique déclenché par Soros et quelques hedge-funds, se réfugient en Russie, y créant les conditions du défaut sur les bons du Trésor et de la dévaluation du rouble, le 17 août.

1999 :

Dans une démarche officielle, le Ministère russe des Affaires étrangères accuse la Grande-Bretagne de permettre depuis Londres le recrutement et l’entraînement de terroristes liés à Osama Ben Laden, et leur envoi vers la Tchétchénie pour combattre les troupes russes et mener des actions terroristes contre la population. Le gouvernement britannique refuse de mettre un terme au système.

Avril 1999 :

En pleine secousse financière causée par la crise de 1998, la faction oligarchique britannique promeut une nouvelle guerre. L’OTAN utilise les conflits ethniques des Balkans pour faire la guerre à la Serbie, allié historique de la Russie. La première victime politique de cette attaque est le Premier ministre russe Yevgeni Primakov, qui, avant la crise de 1998, a lancé un programme de reconstruction économique.

Depuis l’effondrement de l’URSS, la Russie procède pour la premières fois à des manœuvres navales sur tous les océans, incluant ses navires lanceurs de missiles nucléaires.

Au sommet du 50ème anniversaire de l’OTAN, les représentants britanniques appelent à son extension vers tous les pays du Pacte de Varsovie.

Août 1999 :

Des raids sont lancés sur le Daghestan, dans le nord du Caucase russe, par plus de 2000 guérilleros de la secte musulmane Wahhabite, dont des Tchétchènes, des Daghestanais, des Arabes et des Afghans, déployés depuis la Tchétchénie. Les dirigeants notoires de cette deuxième guerre de Tchétchénie, trouveront tous refuge en Grande-Bretagne.

Les forces armées russes, adoptent officiellement une nouvelle doctrine stratégique nucléaire dite de « première frappe ».

Septembre 1999 :

Martin Palmer, conseiller pour les affaires religieuses et culturelles du partisan auto-proclamé du génocide, le Prince Philippe, confie à l’EIR que la politique britannique vise au démantèlement des Etats-nations souverains et à lancer des guerres au niveau mondial. « Nous vivons des changements tectoniques », dit-il, « Nous assistons au dénouement final du processus lancé en 1914. C’est le démantèlement des grands empires. La Russie se délite et nous assistons à l’agonie du contrôle tsariste sur l’Asie centrale (…) ». Puis il explique que c’est « absolument fondamental pour la politique britannique » d’encourager ce « démantèlement des empires ». « La perfide Albion est bien vivante. Le plan du Foreign Office britannique est de poursuivre sa doctrine ‘Diviser pour mieux régner’ ».

1er janvier 2000 :

La démission de Eltsine fait de Vladimir Poutine, alors Premier ministre, le président par intérim de la Russie, avant d’être confirmé par les urnes en juin. Il prend immédiatement des initiatives visant à neutraliser les rebelles Tchétchènes.

Août 2000 :

Le naufrage du sous marin russe Koursk va amener le monde au bord de la Troisième Guerre mondiale ; les causes réelles de l’avarie n’ont jamais été établies.

Octobre 2000 :

Le gouvernement britannique de Tony Blair, de concert avec la secrétaire d’Etat américaine Madeleine Albright, menace de bombarder à nouveau la Serbie et menace de déployer la flotte britannique dans la région.

Septembre 2001 :

Le 11 septembre 2001, le président Poutine téléphone à George Bush pour lui dire qu’il a ordonné aux forces stratégiques russes de se mettre en retrait pour éviter une guerre nucléaire par erreur de calcul. Il se rend ensuite en Allemagne et fait part de sa volonté de mettre un terme à la géopolitique et de coopérer avec les dirigeants du monde pour établir les bases de la paix.

Janvier 2002 :

Les promoteurs de l’impérialisme britannique, tels Paul Wolfowitz et Brzezinski, deviennent explicites. Dans le journal du Council on Foreign Relations, Foreign Affairs, l’éditorialiste britannique Sebastian Mallaby promeut l’idée d’un « Nouvel Empire ». Sa politique, qu’il recommande aux Etats-Unis et à la Grande Bretagne, se concentre sur la réduction de population dans le reste du monde.

Janvier 2002 :

Sous l’influence du vice-président Cheney, le relais britannique à la Maison Blanche, l’administration Bush édite une nouvelle doctrine nucléaire qui, pour la première fois, inclue d’éventuelles frappes contre la Russie, la Chine, l’Irak, l’Iran, la Corée du Nord, la Libye et la Syrie.

2002 :

L’OTAN invite les Etats baltes (Estonie, Lettonie, Lituanie), la Slovénie, la Slovaquie, la Bulgarie et la Roumanie à la rejoindre. C’est chose faite en 2004.

3 octobre 2002 :

Le quotidien russe Izvestia évoque un avant-projet pour la doctrine stratégique du pays :« La Russie suit attentivement le processus de transformation de l’OTAN et compte sur la suppression des composantes directement ou indirectement anti-russes dans les programmes militaires et les déclarations politiques des membres de l’OTAN. Cependant, si l’OTAN continue d’exister en tant qu’alliance militaire, avec sa doctrine offensive actuelle, alors les programmes militaires russes devront être fondamentalement revus, ainsi que les principes du développement des forces armées russes, ce qui inclus un changement de sa stratégie nucléaire. »

2003 :

Le Conseil de l’OTAN répond favorablement à la requête américaine de déployer des troupes en Afghanistan. C’est le premier déploiement véritablement hors-zone.

Novembre 2003 :

Face aux manifestants de la révolution des roses, le président géorgien, Edouard Shevarnadze, démissionne, et Mikhaïl Saakashvili est porté au pouvoir.

Août 2004 :

Dans son numéro du 21-28 août, le magazine Economist de Londres publie deux articles et un éditorial sur le potentiel d’explosion d’une crise dans la périphérie russe de la CEI. Il y est expliqué que cette zone est désormais la frontière séparant la Russie et l’OTAN. L’Economist mentionne les combats récents en Ossétie du Sud, ainsi que d’autres « zones de guerre anciennement soviétiques », où « des guerres irrésolues ont empoisonné les nouvelles républiques indépendantes de l’ancien sud soviétique, et elles peuvent très bien redémarrer ».

Septembre 2004 :

Le 8 septembre, Sergei Lavrov, ministre russe des affaires étrangères, proteste contre l’attitude de ses « partenaires occidentaux » qui « portent une responsabilité directe dans la tragédie du peuple tchétchène en accordant l’asile politique à des terroristes ». Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne venaient juste d’accorder asile aux dirigeants séparatistes tchétchènes.

Décembre 2004 :

La révolution « colorée » géorgienne est rejouée à grande échelle en Ukraine et amène au pouvoir le duo Iouchtchenko–Timoshenko.

Août 2005 :

Le vice-président Dick Cheney envisage une éventuelle frappe nucléaire sur l’Iran.

Janvier 2006 :

A Moscou, la Russie arrête un diplomate britannique pour espionnage. Poutine refuse d’expulser les personnes impliquées dans l’affaire, expliquant qu’« aussitôt que l’on renvoi ces agents, d’autres arrivent, peut être plus intelligents et il nous faudra plus de peine pour les trouver ». Les autorités russes s’attaquent alors aux ONG ayant reçu des fonds par l’intermédiaire de cet espion. Poutine parle de déstabilisation en Eurasie, alors qu’un soulèvement se prépare en Ouzbékistan. « Nous savons mieux que vous qui entraîne les gens qui on créé ces troubles (…) où ils ont été entraîné et combien ont été entraîné », explique Poutine en réponse à un journaliste. Evoquant la volatilité de cette région très mélangée ethniquement, Poutine ajoute « vous connaissez probablement le problème de la Vallée de la Fergana et combien la situation y est difficile avec des conditions économiques très dures pour la population. Nous n’avons pas besoin d’un deuxième Afghanistan en Asie Centrale, et nous devrions procéder avec attention. »

Août 2006 :

Bush signe le Iran Freedom Support Act, qui codifie non seulement les sanctions contre l’Iran, mais mandate également des sanctions secondaires sur ses partenaires, ce qui comprend bien évidemment la Russie, principal fournisseur pour la centrale nucléaire iranienne.

Octobre 2006 :

Les tensions entre la Russie et la Géorgie s’accroissent lorsque quatre officiers russes sont arrêtés pour espionnage. Lyndon LaRouche remarque que l’incident porte les marques typiques d’une opération visant à la destruction de la Russie.

2006-2008 :

Les Etats-Unis et l’OTAN commencent à discuter de l’installation d’un système anti-missile en Pologne et en République Tchèque, pour « contrer la menace iranienne ». Les Russes répètent à maintes reprises que cette installation menace directement leurs forces nucléaires. En dépit de la proposition de dispositifs anti-missiles conjoints faite à George Bush par Vladimir Poutine, lors de la rencontre de Kennebunkport en juillet 2007, les Etats-Unis trouvent un accord en 2008 avec la Pologne et la République Tchèque.

Mars 2007 :

L’Economist publie un dossier d’anticipation sur l’Union Européenne dans lequel figure un scénario de confrontation entre l’UE et la Russie au sujet de l’Ukraine. « Dans la périlleuse seconde décennie du siècle, lorsque Vladimir Poutine revint pour son troisième mandat de président et menaça d’envahir l’Ukraine, c’est l’UE qui poussa l’administration Obama à menacer d’une riposte nucléaire massive. La crise ukrainienne devint une victoire pour l’UE (…) promouvant un nouveau cycle d’élargissement. L’ironie est que moins d’une décennie plus tard, la Russie elle-même faisait sa première demande d’adhésion.

Mai 2007 :

Le procureur de la Couronne d’Angleterre inculpe Andreï Lougovoï, citoyen russe, pour le meurtre d’Alexander Litvinenko, ancien agent du FSB (service de renseignement russe) et garde du corps de l’oligarque russe en exile, Boris Berezovski. Londres demande son extradition. Le Financial Times vocifère « L’Europe et les Etats-Unis ont besoin d’adopter une politique d’opposition robuste face à Moscou ».

17 juillet 2007 :

Le monde est près d’un incident militaire entre la Grande-Bretagne et la Russie. Le Times de Londres affirme que la Royal Air Force a envoyé deux Tornado intercepter un bombardier Tu-95 qui, lors d’un vol de routine le long des côtes norvégiennes, se dirigeait, soi-disant, vers l’espace aérien britannique. Le commandant des forces aériennes russes a qualifié ces affirmations de « foutaises ».

5 septembre 2007 :

Le président du Center for Liberal Strategies de Sofia, en Bulgarie (financé par George Soros) et fréquemment l’invité des cercles stratégiques britanniques, publie un livre intitulé « Russie contre Europe : les guerres de souveraineté » qui défini le conflit grandissant entre l’UE et Poutine comme une confrontation entre « la nostalgie pour l’Etat-nation de la vieille europe » des russes et « l’hégémonie post-moderne » de l’UE. Ivan Krastev écrit également que l’indépendance du Kosovo représente « la crise dont l’UE a besoin ».

Novembre 2007 :

Dans le cadre des discussions sur le Traité de Lisbonne, la Chambre des Lords britannique débat sur la confrontation avec la Russie.

12 décembre 2007 :

L’équipe envoyée par l’UE au Kosovo est constituée, avec à sa tête le diplomate britannique Roy Reeve.

Janvier 2008 :

Dans son texte « La Russie et l’Occident : une réévaluation » publié dans The Shrivenham Papers, James Sherr, de l’Académie de la défense britannique, tire la sonnette d’alarme face au retour de la puissance russe et identifie ses faiblesses pouvant être exploitées.

18 février 2008 :

Malgré l’opposition de deux des cinq membres permanents du conseil de Sécurité de l’ONU, la Chine et la Russie , le Kosovo déclare unilatéralement son indépendance de la Serbie. Immédiatement, la Grande Bretagne, les Etats-Unis, la France, la Turquie, l’Afghanistan, l’Allemagne, la Norvège et d’autres la reconnaissent. Une source bien placée rapporte que les conseillers britanniques ont joué un rôle crucial dans la rédaction des pièces légales justifiant la déclaration.

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