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Chute des dépenses en capital en Allemagne

La rédaction
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Dans son Rapport mensuel de juin, la Bundesbank présente les chiffres sur les « flux financiers » de l’économie allemande en 2003, soit un rapport détaillé des investissements, des nouveaux emprunts et de l’épargne pour l’année dernière. L’aspect le plus frappant est le déclin continu des dépenses en capital - dans tous les secteurs : ménages, entreprises et gouvernement. Les investissements nets, c’est-à-dire les dépenses en capital moins la dépréciation (facteur tenant compte du vieillissement et de l’épuisement du capital physique existant), se contractent à un rythme sans précédent :

  • pour les ménages, ces dépenses en capital net sont passées de 72,5 milliards d’euros en 1999 à 41,4 en 2003, en grande partie à cause du recul de la construction de logements.
  • pour les entreprises non financières, ce chiffre, qui s’élevait à 80,4 milliards d’euros en 1991 et à 56 milliards en 1999, n’atteignait plus que 20,8 l’année dernière. Cela signifie une chute de 74% depuis la phase initiale de la réunification. Si l’on soustrait les investissements nets dans les bâtiments et l’équipement, il ne reste plus que 18,3 milliards pour 2003, soit un tiers du niveau de 1999 (54,3 milliards) et moins d’un quart de celui de 1991 (73,8 milliards).
  • pour les dépenses publiques, le tableau est encore plus sombre. Alors que les investissements nets (surtout dans l’infrastructure) s’élevaient à 13,9 milliards d’euros en 1991, ils ont chuté à 4,8 milliards en 1999, passant, en 2003, en-dessous de zéro, à moins 3,2 milliards d’euros. Cela signifie que les investissements dans l’infrastructure publique sont inférieurs à la somme nécessaire au maintien du niveau actuel, et ce, même en se conformant aux critères de dépréciation très prudents utilisés pour le calcul (une vie moyenne de 60 ans pour les routes, voies ferrées et ponts).

Or l’utilisation des routes a beaucoup augmenté ces dernières années en raison de la globalisation, de la logistique du « flux tendu » et de l’augmentation du nombre de voitures par ménage. Selon l’estimation de l’association des municipalités allemandes, le retard dans les investissements en infrastructure se monterait déjà à près de 1000 milliards d’euros.

En conclusion, tous secteurs confondus, les dépenses en capital net ont chuté à 61 milliards d’euros en 2003, contre 137 milliards en 1999 et 154,6 en 1991.

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