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Chute du dollar et crise de confiance

La rédaction
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Le dollar américain continue sa chute en raison de la crise de confiance générale, due à la fois à la gestion de la situation irakienne par l’administration Bush et à l’état de l’économie américaine. Le 18 novembre, au Comex Exchange de New York, le cours du dollar a connu sa plus forte baisse journalière depuis le 3 avril 2001 face à l’euro : avec 1,1974 dollar pour un euro, c’est le plus bas niveau jamais atteint. Le même jour, les contrats à terme sur l’or pour la livraison de décembre ont augmenté de 2,60 dollars sur le Mercantile Exchange de New York, atteignant 400,30 dollars l’once, soit le niveau le plus élevé depuis avril 1996.

La crise du dollar est due en grande partie à l’incapacité des Etats-Unis de financer le déficit de leur compte courant dans le contexte d’un système financier international en banqueroute. Selon un rapport du département du Trésor, rendu public le 18 novembre, les rentrées nettes de capitaux étrangers aux Etats-Unis - achats de bons du Trésor, d’actions, d’obligations, etc. par des non Américains - sont passées de 49,9 milliards de dollars en août de cette année à la somme ridicule de 4,19 milliards en septembre. Il s’agit du plus faible niveau de rentrées mensuelles de capitaux étrangers depuis la faillite du hedge fund LTCM, en septembre 1998. Pour ce qui est des actions américaines, le solde de septembre entre achats et ventes à l’étranger était négatif. Pour le deuxième trimestre, les Etats-Unis affichent un déficit du compte courant de 138,7 milliards de dollars, niveau record qui devrait dépasser les 550 milliards de dollars pour l’ensemble de l’année 2003.

Le problème de l’administration Bush est illustré par le paradoxe de la Chine. Faisant valoir que l’aggravation du chômage aux Etats-Unis est due aux « pratiques commerciales déloyales » de la Chine, le gouvernement a imposé le 18 novembre des restrictions sur les importations de textile chinois. Si cette mesure est plutôt symbolique - le volume annuel de ces importations se montant à seulement 3 milliards de dollars alors que le déficit commercial avec la Chine atteint 120 milliards de dollars - elle pourrait néanmoins avoir des répercussions spectaculaires sur le financement du déficit du compte courant américain. En effet, depuis le krach de la « nouvelle économie », suivi par celui du marché boursier, ce sont les achats étrangers de bons du Trésor et d’obligations de Fannie Mae et Freddie Mac qui ont assuré seuls les rentrées de capitaux sur les marchés financiers américains. Les banques centrales du Japon et de Chine sont récemment devenues les plus importants acheteurs de ces titres libellés en dollars. Les autorités chinoises ont déjà répondu avec irritation aux restrictions américaines sur leurs importations de textile. Si la Banque centrale chinoise cessait d’acheter des titres américains, ou pire, se mettait à en vendre d’énormes quantités, ceci pourrait provoquer une réaction en chaîne aboutissant à un effondrement du dollar.

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