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Claude Lévi-Strauss ou la pensée « sauvage » de l’oligarchie

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Par Christine Bierre

Paris, le 5 novembre 2009 (Nouvelle Solidarité) — Claude Lévi Strauss, l’un des intellectuels les plus néfastes du XXe siècle a quitté ce monde le 30 octobre dernier, après une longue et intense vie de 101 ans. De quoi accusons-nous Claude Lévi Strauss ? D’avoir porté des coups assassins contre la notion même de la vérité, au nom d’un relativisme culturel sorti tout droit des bas fonds de sophistes Grecs contre lesquels Socrate et Platon se battaient déjà à leur époque.

C’est Claude Lévi-Strauss qui a rendu populaire auprès des millions d’étudiants et d’intellectuels à l’échelle internationale, l’idée qu’on ne peut pas comparer les bienfaits d’une culture par rapport à une autre ; que toutes les cultures se valent dès le moment où elles ont développé un système des règles logiques qui leur est propre.

Questionné par swissinfo.ch sur l’apport essentiel de l’ethnologue français, Pierre Centlivres, un ethnologue suisse, confirme qu’en effet Lévi-Strauss « n’établissait pas de différence de nature entre « sauvages » et « civilisés » et « qu’il estimait que nous n’avons pas une position et les critères qui permettent de porter des jugements hiérarchiques sur les autres cultures ». A la question de savoir si Lévi-Strauss était le dernier de grands penseurs des Lumières, Centlivres répond sans détour qu’il « est très difficile de qualifier Lévi-Strauss d’homme des Lumières, car il était marqué par un désenchantement, un pessimisme profond. Il voyait dans le progrès, non pas la lumière justement, mais une menace » !

Pourtant, signe de l’idéologie pessimiste qui ronge la plupart des nos organes de presse, les principaux journaux de notre pays ont consacré des pages et des pages entières au panégyrique de Lévi-Strauss, quatre pages dans Libération et quatre pages dans Le Monde, pour n’évoquer que ceux-là ! Le Monde publie, sans aucun commentaire, cette phrase clé de ce « grand homme » qui refusait d’établir une différence de nature entre l’homme et l’animal : « On m’a souvent reproché d’être antihumaniste. Je ne crois pas que ce soit vrai. Ce contre quoi je me suis insurgé (…) c’est cette espèce d’humanisme dévergondé issu, d’une part, de la tradition judéo-chrétienne, et d’autre part, plus près de nous, de la Renaissance et du cartésianisme qui fait de l’homme, un maître, un seigneur absolu de la création. J’ai le sentiment que toutes les tragédies que nous avons vécues, d’abord avec le colonialisme, puis avec le fascisme, enfin les camps d’extermination, cela s’inscrit non en opposition ou en contradiction avec le prétendu humanisme sous la forme où nous le pratiquons depuis plusieurs siècles, mais, dirais je, presque dans son prolongement naturel. Puisque c‘est, (…) d’une seule et même foulée que l’homme a commencé par tracer la frontière de ses droits entre lui-même et les autres espèces vivantes, et s’est ensuite trouvé amené à reporter cette frontière au sein de l‘espèce humaine, séparant certaines catégories reconnues seules véritablement humaines, d’autres catégories qui subissent alors une dégradation conçue sur le même modèle qui servait à discriminer espèces vivantes humaines et non humaines. »

Pourquoi ces idées sont-elles si dangereuses ? Le moindre livre d’histoire nous informe sur les civilisations dont les conceptions se sont traduites par une démographie croissante et un niveau de vie, de culture et de progrès grandissant par habitant et par km2, et celles qui ont, au contraire, péri car elles n’ont pas su faire face aux défis de leur temps. Ne pas intervenir alors pour donner le « feu » aux civilisations qui ne l’ont pas encore, tels des Prométhée modernes, est passible, tout comme dans la vie quotidienne, de non-assistance à des personnes en danger. Car si l’humanité est diverse en termes de langues, de culture et d’histoire, et c’est l’une de ses grandes richesses, les grands principes qui permettent d’assurer sa survie et son développement, en termes de connaissance des lois de la nature, relèvent, eux, de l’universel. Contrairement a ce que défend Lévi-Strauss, toute société qui ne développe pas les pouvoirs conceptuels de ses citoyens pour pouvoir fournir l’énergie suffisante et les technologies nécessaires à son développement, besoins dont l’approche est identique pour toutes les sociétés, périra. Ceci représente aussi la grande différence de nature qui existe entre nos amies les bêtes, et nous : notre capacité à réfléchir, à découvrir des principes physiques universels qui régissent notre monde et à nous en servir pour le progrès de l’espèce.

Au fond, il y a quelque chose de parfaitement oligarchique dans l’attitude de Lévi-Strauss qui apprécie les « sauvages », à partir de son existence bien confortable dans un pays développé du secteur avancé et du haut de sa position à la tête du Comité qui a dirigé la création du Musée des Arts Premiers de Jacques Chirac, sans pour autant vouloir adopter leur façon de vivre. Chacun est bien à sa place ! C’est pour cela, qu’il en soit conscient ou non, que les opinions de Claude Lévi-Strauss ont été bien utiles aux colonialistes, en France et ailleurs, pour justifier l’arriération des peuples dont on voulait assurer la domination.

Il n’est pas surprenant de ce point de vue d’apprendre que la carrière de Lévi-Strauss fut lancée au début par Célestin Bouglé, un proche de la synarchie anglaise d’avant-guerre à Paris, représentant aussi de la Fondation Rockefeller. Célestin Bouglé était le fondateur du Centre de Documentation Sociale où avant guerre l’on retrouvait des individus associés aux synarques anglo-américains tels Raymond Aron, Robert Marjolin et même Marcel Déat, d’abord socialiste puis pétainiste et collaborateur des nazis. Charles Rist, économiste de renom international, sous-gouverneur de la Banque de France avant la guerre et fondateur de l’Institut de recherches économiques et sociales (IRES), faisait aussi partie de ces groupes. Expulsé de l’enseignement universitaire à cause des lois juives de Pétain, Claude Lévi-Strauss s’exila aux Etats-Unis où il travailla à la New School for Social Research de New York, autour de laquelle d’autres exilés se sont rassemblés tels Leo Strauss, qui allait ensuite fonder le courant des néoconservateurs américains que l’on vit sévir autour de George Bush Jr, ainsi que la philosophe Hannah Arendt, ancienne maitresse du philosophe Heidegger, y compris après qu’il eut pris sa carte au Parti Nazi.

Voir les 18 commentaires

  • grossel • 16/11/2009 - 23:38

    Voilà le genre d’article qui dessert S&P. S’appuyer sur Pierre Centlivres pour cerner CLS est-ce sérieux ? N’est-ce pas confondre l’apport scientifique réel de CLS avec une idéologie qu’on a pu en déduire : le relativisme culturel ? n’est-ce pas confondre le savant et le pessimiste. Le pessimisme de CLS n’est pas dans son corpus scientifique. A t-on vraiment besoin d’accuser CLS qui aurait porté des coups assassins contre la notion de vérité (non définie par C.B. ; et si c’était le cas, pauvre notion incapable de se défendre) et avec ces allégations du dernier paragraphe (même si c’était vrai, cela n’enlèverait rien à la valeur scientifique de son travail sur les structures élémentaires de la parenté.
    Je renvoie à mon article : Rencontre entre un cosmologiste et un scientifique. Dans lequel je souhaite que S&P apprenne le scepticisme pour autrui. Car je le dis avec force : avec la conception métaphysique explicite véhiculée par S&P on n’a comme pour toute métaphysique que des arguments qui ne convainquent que ceux qui voient le monde dont l’homme ainsi. S&P a besoin de se coltiner avec d’autres philosophes que Platon et Socrate. Il y en a eu avant eux qui mettaient au centre la Nature et pas l’homme.
    http://les4saisons.over-blog.com/article-rencontre-entre-un-cosmologiste-et-un-philosophe-39413591.html

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  • enoch • 06/11/2009 - 21:06

    Cet article est tellement "petit" qu’il n’y a plus grand chose à commenter sur le blog de "solidarité et progrès".
    Je finis par regretter d’être abonné au journal.

    • Jean-Gabriel • 06/11/2009 - 23:01

      @ Enoch : appeler un chat un chat, je ne vois pas où est le problème.

    • choucrouteman • 08/11/2009 - 12:05

      Un peu d’accord quand je lis de pareil raccourcis qui ne font pas honneur au partage de la connaissance...

      Et terminer l’article par la vie privée de Arendt, comme l’étiquette oubliée sur la jupe fraichement achetée, montre que tout cela est tombé bien bas pour oser publier de si mauvais papiers...

      les positions de cls sur l’islam sont intéressantes, son gout du paraitre et les impasses de son approche tout autant... Un peu de mesure bon sang !

    • abc • 10/11/2009 - 01:56

      Une critique s’impose à l’article,de mauvaise foi, de Christine Bierre qui suscite l’indignation puisque sa réflexion est digne des ces idées sorties droit des boites crâniennes d’anciens colons ou nouveaux new-cons .Il accuse C.levi-Strauss de sophisme mais sans succès puisque les thèses critiquables soient-elles de ce dernier ne sont pas spéculatives mais respectent une certaine
      logique ,chose que C.Bierr ne respecte pas,donc c’est elle qui est sophiste mais uniquement d’un sophisme de
      bazar .Mais que reproche-elle justement à C.Levi-Strauss ?

      IL lui reproche d’être " néfaste " parce que écrivait-elle il est responsable " D’avoir porté des coups assassins contre la notion même de la vérité ".C’est vrai qu’il a porté des coups assassins à la vérité des assassins colonialistes en refusant de hiérarchiser les culture en " supérieures civilisée " et " inférieure sauvage " et d’établir une frontière entre " l’homme blanc au yeux bleu " qui est du domaine de l’humanité et " l’autre sauvage " qui est du domaine de la zoologie,car pour C.Levi-Strauss toutes les cultures ne sont différentes que de forme et non pas de fond puisque elles ont toutes développé des codes et des règles qui leurs sont propres,chose que C.Bierre n’est pas prête de lui pardonner car elle y voit une menace sur l’idéologie de la supériorité de la civilisation occidentale quand elle se pose la question " Pourquoi ces idées sont-elles si dangereuses ? " tout en répondant qu’au nom de la supériorité et universalité de la civilisation occidentale,il est légitime d’intervenir dans la logique d’évolution des cultures dites " sauvages " pour leurs transmettre les lumières,le cas contraire sera considéré comme écrivait-elle avec talent " de non-assistance à des personnes en danger. ".Il est toute fois vrai de lui rappeler que l’assistance de l’occident aux indiens et aux africains et à d’autres peuples de cette planète leurs a coûté la vie et la disparition à jamais .

    • abc • 10/11/2009 - 02:12

      Suite du post precedant de "abc"

      Allant encor plus loin,C.Bierre refuse de considérer C.Levi-Strauss comme étant un intellectuel des " lumières ",entendez lumière non pas au sens des communs des mortels mais au sens obscure qui s’y cache derrière,car au siècle dit des lumières une philosophie avait vu le jour qui considérait que les populations reculées qui vivent en Amazonie et en Afrique proche de ou dans la nature faisaient partie de la nature donc sauvages et qu’il convient de les " civiliser " au nom des concepts que l’occidentt a inventé et qui les considére comme des vérités universelles à imposer aux autres par la force et non à proposer,comme en Iraq et en Afghanistan où l’occident impose la démocratie,la liberté et le progrès à coups d’avions de guerres F15 et chars Lincoln .

      C.Bierre fait semblant d’ignorer que le progrès s’est avéré un très grand danger pour les autres dans plusieurs cas,à titre d’exemple,lors d’une mission dite scientifique,on a donner à des membres d’une tribu d’Amazonie des vêtements en coton qu’ils ont rejeté peu de temps après,les scientifiques pensaient que c’est à cause de leurs esprits sauvages mais ce n’est que trop tard après qu’ils ont compris que de l’air humide qui règne sur la région rendait ses vêtements en coton insupportable à porter.

      " C’est pour cela, qu’il en soit conscient ou non, que les opinions de Claude Lévi-Strauss ont été bien utiles aux colonialistes " se réjouit C.Bierre,car les colonialistes ont cette art de détourner et d’exploiter toutes les pensées à leurs avantages,chose qu’elle ne regrette pas par contre ce que regrette C.Bierre c’est que C.Lévi-Strauss n’ a pas avancé des thèses qui justifient moralement la colonisation à quelques colonialistes nostalgiques.

    • mimiche • 14/11/2009 - 17:06

      Et bien, moi aussi je tombe de très haut en lisant "finalement" cet article, que j’avais délaissé jusqu’ici car le sujet m’intéresse moins.
      Ce qui est sûr, c’est que la lecture de Tristes Tropiques, à l’époque, m’a infiniment plus intéressée que la prose de C. Bierre. Qui est cette dame ?
      Son ton ne correspond pas à celui des autres auteurs de S&P. Proche de la harangue, propagandiste. Sans aucune nuance.
      Car au nom de quoi affirme-t-elle des choses aussi contradictoires que « CLS n’établissait pas de différence de nature entre sauvages et civilisés et qu’il estimait que nous n’avons pas une position et les critères qui permettent de porter des jugements hiérarchiques sur les autres cultures », pour tout de suite après, parler de lui (CLS) comme d’un synarchiste, élitiste (termes dont il convient de ne pas abuser hors cadre, comme des méchants du film), inspirateur des pires desseins colonialistes.
      Madame Bierre parle avec feu de celui de Prométhée, mais il doit s’agir du même feu que celui de Lucifer pour ce qui concerne les nations "qui l’ont".
      Vincent 1er Jedi dans son message parle de ce "matérialisme" qui affecte, qui obère plutôt la pensée moderne. Je lui repique le mot, et le salue au passage.
      Comprends pas que cet article ai passé tel quel la modération a priori de S&P. Ouverture d’esprit ou consentement, il faut que je sache.
      Et qu’on ne me serve pas de "cher Mimiche", comme à ce cher Axel.
      Mimiche

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  • sebesi • 06/11/2009 - 23:14

    C’est un peu le défaut de fond et le reproche que l’on pourrait adresser à S&P... Vous voyez des complices à l’insu de leur plein gré qui seraient des serviteurs de synarchies actives un peu partout...

    Réduire Levi Strauss, (contraint à l’exil au USA à cause du nazisme) à un adepte de la pensée élitiste et néo conservatrice me semble tout à fait abusif.
    Bien au contraire des intentions que vous lui prêtez, je pense que Levi Strauss reconnaissait à tous les humains un droit égal à ne pas avoir à subir le joug ou la domination de quiconque.

    Et si je partage le fond du propos de cet article qui consiste à dire que le progrés technologique tout comme le savoir doivent être partagés, il faut aussi que le ou les êtres humain auxquels on propose de partager un savoir, manifeste le désir de l’acquérir...

    Ainsi si certains ne partageant pas le point de vue de S&P quant a la nécessité d’acquérir des centrales nucléaires proposaient d’ouvrir un véritable débat interne à S&P à ce sujet, les dirigeants du mouvement seraient ils prêt à relever ce défi ?
    Ne partageant pas du tout, le point de vue de S&P sur les problématiques de l’énergie, je souhaite depuis longtemps pouvoir débattre de ce sujet avec des dirigeants de S&P.

    Faisons un peu de Science Fiction, demain SéP remporte une élection présidentielle en France...
    Au nom des doctrines Larouche/Cheminade, la France s’engagerait dans une politique de developpement massif du nucléaire.
    Si nombre d’individus comme moi manifestaient leur refus de voir la nation s’engager dans cette voie, il faudrait bien les écouter un peu et la seule règle équitable qui fonctionne cahin caha le moins mal reste la démocratie !

    J’espère que Mr Cheminade devenu Président de la république...
    ne manquerait pas d’organiser un référendum ?

    Sinon cela voudrait dire que au nom du progrés qu’il pense être bon pour nous tous il serait prêt à nous imposer son point de vue car notre bonheur pourrait être... né dans sa tête...

    Une posture de dictateur prétendument éclairé assurément...

    • Bertrand Buisson • 07/11/2009 - 10:02

      Le problème sebesi c’est la cohérence. Avez-vous compris pourquoi S&P défend le nucléaire ? Et quel forme de nucléaire ? Ce n’est pas une question d’opinion à savoir qui est d’accord ou pas, mais d’avoir une approche scientifique de l’économie pour savoir quelles formes de technologies doit-on développer pour que le progrès humain puisse avoir lieu.
      S&P et LaRouche on clairement établit les faits et les enjeux :

      Le livre de théorie économique de LaRouche
      http://www.lymfrance.org/lymfrance_touteconomie.php

      L’écologie humaine selon Vernadsky
      http://www.solidariteetprogres.org/article5017.html

      l’histoire du nucléaire civil
      http://www.solidariteetprogres.org/article3373.html

      Après, sur votre aquestion abstraite des présidentielles, Cheminade a toujours chercher à éduquer et jamais à imposer. Oui le nucléaire fait partie de son projet et il explique pourquoi sur une base humaine et scientifique. Et il s’agit d’un nucléaire citoyen (donc public) orienté vers la recherche et pas la rentabilité. S’il était élu, il aurait le mandat pour relancer un programme nucléaire ambitieux à marche forcé (4e génération, fusion, transmutation pour les déchets, transfert de technologie vers le Sud,etc.)

      son projet présenté pour les présidentielles 2007 :
      http://www.cheminade-le-sursaut.org/Mon-projetcontre-les-puissances-de,373.html

    • Goshein • 09/11/2009 - 14:50

      j’étais d’accord sur cette partie de la réponse :
      "Réduire Levi Strauss, (contraint à l’exil au USA à cause du nazisme) à un adepte de la pensée élitiste et néo conservatrice me semble tout à fait abusif. Bien au contraire des intentions que vous lui prêtez, je pense que Levi Strauss reconnaissait à tous les humains un droit égal à ne pas avoir à subir le joug ou la domination de quiconque.
      Et si je partage le fond du propos de cet article qui consiste à dire que le progrés technologique tout comme le savoir doivent être partagés, il faut aussi que le ou les êtres humain auxquels on propose de partager un savoir, manifeste le désir de l’acquérir…"

      Le reste est affaire d’appréciation ou plus exactement de représentation. par exemple, l’énergie de nos centrales nucléaires, je suis pour !

      J’ai retrouvé dans la réponse de Christine Bierre ce passage étonnant : "une majorité des étudiants à l’Université sont des femmes, et que c’est portant fièrement leur voile qu’un certain nombre d’entre-elles mène des études dans les domaines parfois les plus difficiles, tels le nucléaire !
      Alors là je suis soufflé. Pas sur qu’elles le portent fièrement ce voile !!

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  • super.mouton • 09/11/2009 - 11:55

    Très bon article, je ne comprend pas pourquoi il y a des commentaires si négatifs. Je ne connais pas très bien Levi-Strauss, et il est certain qu’il a du faire du très bon travail, important pour son temps (mais toujours le "bon" en référence au style académique du moment) mais je veux bien croire qu’il fut l’un qui était à l’origine de la vision de l’homme comme étant "un animal comme un autre". Peut être une mauvaise interprétation ? Dans tout les cas aujourd’hui, on entend souvent dire : "oh les aborigènes ? Leur vie est meilleure que la notre !" D’où est-ce que ça vient ce discours ?

    Dans tous les cas, si nous lisons les commentaires de l’article du monde sur le net "L’ethnologue Clause Levi-Strauss est mort" nous voyons que c’est sans aucun cynisme que les commentateurs évoquent des idées malthusiennes et écolo à la sauce WWF...

    Je laisse un extrait de l’article du monde "CLS, anthropologue, père du structuralisme" du monde en ligne

    "En 1955, Tristes Tropiques le fit connaître du grand public. Journal de voyage soutenu par une écriture limpide et sensible, méditation sur le savoir et sur l’époque d’une grande liberté de ton, le livre est une réussite littéraire et devint aussitôt un succès de librairie, bientôt une référence. Bien des pages de ce livre appartiennent depuis aux anthologies en usage dans les classes. On y découvre un voyageur déjà préoccupé des désastres de la planète, tourmenté par la destruction de la diversité humaine, soucieux d’écologie bien avant que l’époque ne se saisisse du terme. On discerne également son penchant pour le bouddhisme et sa réticence envers l’islam. Cette dernière est si forte que certaines pages de Tristes Tropiques, peu remarquées à l’époque, vaudraient sûrement à leur auteur de virulentes protestations si elles paraissaient aujourd’hui"

    à méditer... (cette description me fait penser à "carnet de voyage" de Hubert Reeves)

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  • Vincent 1er jedi • 08/11/2009 - 13:46

    Passons Lévi-Strauss ; S&P et en particulier L.L. ne sont pas particulièrement cultivés.
    Ils peuvent à S&P définir les causes abordables et matérialistes de l’effritement du monde. Arranger quelques routes, si tant est qu’elles ne bouzillent pas tout.
    ( Voir plus d’abeilles pollinisatrices dans le Sichuan,...)
    Pour le reste, la micro et la macro pour sauver le monde, eh bien l’on retrouve là ce qui nous perd, un âge mental de fin de règne, une volonté de toute-puissance et une foi en ce matérialisme qui écoeure les âmes.

    Je me sens désormais en droit de contester les propositions " civilisées " de ce site, en mode panique et ce même mode engendrant moins de défenses immunitaires que la confiance de base, quel que soit le temps, le lieu, et l’époque.
    Qui plus est, tout ici n’est que social, la réponse globale, et l’individu - seul - y est condamné.
    Bonjour le libre-arbitre et....Bonjour chez vous ! " Be seeing you ", The Prisoner

    La fin d’un long cycle s’achève....

    Répondre à ce message

  • bcb • 08/11/2009 - 12:32

    Le vrai danger, c’est que Levi-Strauss fait parti de ceux qui séparent d’un côté la culture gréco-chrétienne de l’Occident et de l’autre celle des autres. En effet, Cheikh Anta Diop avait déjà prouvé que cette séparation était idiote puisque de l’aveu même de Platon, l’origine de sa science et de sa culture se trouve en Egypte qui elle-même est liée culturellement à l’Afrique noire ! Cohérent avec lui-même, Cheikh Anta Diop disait d’ailleurs que l’Europe devait donner la nucléaire civil à l’Afrique en remerciement de son apport à la civilisation. Tout l’inverse d’un Claude Levi-Strauss qui lui voit les civilisations tel qu’elles sont aujourd’hui, séparée les unes des autres, sans voir la dynamique culturelle et historique qui les relient entre elles, en d’autre termes : sans l’Afrique, pas de Platon, pas de Jésus, et pas non plus de théorie de la relativité d’Einstein

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  • Pic et Puce • 07/11/2009 - 21:49

    Et bien venez faire un tour en Nouvelle Calédonie où se côtoient 25 communautés représentant toutes les civilisations de la plus ancienne à celle qui ne découvrit le fer qu’au milieu du XIXème siècle. Venez étudier la société calédonienne qui est la société planétaire en miniature ; venez constatez les défis écologiques, agricoles, sanitaires, industriels, politiques, culturels, éducatifs et humains...
    Vous aurez ainsi une idée du pessimisme qui habitait cet homme de science mais aussi une idée du cynisme et de l’indifférence des élites financières et politiques face aux aspirations des peuples....
    La Calédonie est comme la planète, un endroit magnifique hélas mis en coupe réglé par une élite financière qui ne fait que diviser pour régner et qui ne conçoit pas le monde sans le dominer.

    Répondre à ce message

  • Christine Bierre • 07/11/2009 - 12:20

    Cher Alex,

    Vous allez vite en besogne, lorsqu’en réaction à notre dénonciation du relativisme culturel de Lévi-Strauss – l’idée que toutes les sociétés se valent pour autant qu’elles s’organisent selon des règles logiques –, vous nous accusez tout de go de vouloir « cautionner ou encourager l’expropriation des peuples ancestraux de l’Amazonie pour exploiter le pétrole et autres richesses » sous prétexte que leur culture est primitive.

    Vous passez totalement à côté de cette phrase dans l’article « Car si l’humanité est diverse en termes de langues, de culture et d’histoire, et c’est l’une de ses grandes richesses, les grands principes qui permettent d’assurer sa survie et son développement, en termes de connaissance des lois de la nature, relèvent, eux, de l’universel. ».

    Combien de fois durant notre longue vie de militant, plaidant pour que les pays en voie de développement aient accès au meilleur de nos savoirs et de nos technologies, des personnes vivant ici dans le secteur avancé, bénéficiant comme Claude Lévi-Strauss dans son château de Lignerolles des tous les conforts, nous ont rétorqué qu’on n’avait pas le droit d’imposer à ces peuples « notre » modèle de développement, « qu’ils » étaient heureux comme ils étaient.

    Souvent, ces personnes n’ont jamais fait l’expérience, c’est peut-être votre cas, de vivre comme ces peuples qui nous semblent si intéressants depuis Paris, dont l’existence nous permet d’agrémenter nos discussions mondaines, assis sur les terrasses des cafés, d’autant plus détendus que nos acquis sociaux, obtenus de haute lutte grâce à la fois aux progrès de la connaissance et à l’action politique, nous mettent à l’abris des besoins les plus criants.

    Vous êtes mal tombé Alex, Solidarité et Progrès et ses amis à l’échelle internationale, comptent beaucoup de militants dans les pays en voie de développement ou originaires de ceux-co, dont moi-même, par ailleurs.

    Nous voulons, par exemple, une Inde qui rejette ce désastreux système de castes que les impériaux anglais surent mettre parfaitement à profit pour établir leur domination sur la société indienne. Nous soutenons une Inde qui aujourd’hui est déterminée à mettre un homme sur la Lune et sur Mars, et qui voit cela dans la continuité de l’astrophysique très avancée de textes du Rig Veda, fondateurs de la civilisation indienne plusieurs milliers d’années avant Jésus Christ.

    Nous rejetons le pessimisme des sociétés indiennes du Mexique et de l’Amérique centrale où l’alcoolisme est endémique, le taux de suicide extrêmement élevé et où les femmes sont traitées comme des objets. Nous voulons au contraire, des Benito Juarez, fils de parents indiens, devenu président du Mexique entre 1858 et 1861 et 1867-1872, qui a aboli les privilèges et doté ce pays d’une Constitution réellement républicaine ; Benito Juarez contre qui les pouvoirs européens ont déclenché une intervention militaire, lorsqu’il déclara un moratoire contre une dette étrangère illégitime.

    Nous prenons immense plaisir, cher Alex, a apprendre que dans l’Iran actuel, pourtant vilipendé par les Occidentaux, une majorité des étudiants à l’Université sont des femmes, et que c’est portant fièrement leur voile qu’un certain nombre d’entre-elles mène des études dans les domaines parfois les plus difficiles, tels le nucléaire !

    L’Inde, le Mexique, l’Iran, voici seulement quelques-unes des nations très anciennes qui se battent depuis très longtemps, en prenant appui sur les moments les plus élevés de leur histoire, ces moments où les hommes en prenant conscience de ce qui nous distingue des nos amis les bêtes, ont fait progresser les lumières, les conditions de vie et la justice parmi leurs citoyens.

    C’est cela que nous voulons promouvoir, à Solidarité et Progrès, et non pas l’admiration en tant que telle pour des cultures mortes que l’ont épingle ensuite, tels des beaux papillons, dans un classeur.

    Christine bierre

    • Jean-Gabriel • 07/11/2009 - 15:56

      Merci pour cette excellente et très belle réponse.

    Répondre à ce message

  • alex • 06/11/2009 - 23:26

    on cautionne et on encourage alors l’expropriation des peuples ancestraux de l’amazonie pour exploiter le petrole et autres richesses, apres tout leur culture est primitive ... sic ...

    cette notion du progres, forcement plus avancé aujourdh’ui et demain qu’hier me donne envie de vomir

    arogance de materialiste scientiste

    je vais arréter de vous faire de la pub, vous êtes tombés bien bas

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  • petite souris • 06/11/2009 - 21:59

    Bon ! Ben ! encore une fois je n’ai pas du tout comprendre !!!

    J’ai fait des études assez poussées en ethnologie grâce aux livres passionnants de Lévi-Strauss....
    Il est vrai que je n’ai jamais voulu travailler en tant qu’ethnologue parce que la mentalité universitaire ne convenait pas à mon esprit rebelle et que j’ai nettement l’impression de ne pas être dans le courant de pensée décrit dans l’article !!!!!!!!!

    Mon cerveau de petite souris n’a pas dû tout comprendre ...

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