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Clinton : coopération plutôt que confrontation

La rédaction
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Dans un discours prononcé à l’université de Floride, le 3 avril, l’ancien président Bill Clinton a proposé une approche pour la politique étrangère diamétralement opposée à celle de l’administration Bush. Selon lui, le point de vue de l’administration Bush en matière de coopération internationale est celui que décrit Robert Kaplan dans son livre Warrior Politics, à savoir que les peuples ne coopèrent pas tant qu’ils n’y sont pas contraints. Dans cette logique, les Etats-Unis devraient donc utiliser leur puissance militaire pour parvenir à ce but.

Dans Nonzero, Robert Wright présente une autre conception de la coopération : les gens n’ont pas forcément envie de coopérer, mais ils comprennent vite que sans cela, ils risquent de se détruire mutuellement ; c’est ainsi que la coopération se serait développée à travers l’histoire. Clinton a déclaré que sa propre vision des choses est plutôt celle des Origines de la vertu de Matt Ridley : les gens ne veulent pas coopérer mais lorsqu’ils sont sur le point de se détruire mutuellement, ils réalisent qu’ils doivent le faire.

Il faut assurer la sécurité de l’Amérique, dit-il, mais une stratégie basée seulement sur la sécurité ne peut pas éliminer le danger. « Il est totalement impossible de tuer, d’emprisonner ou d’occuper tous ses adversaires réels ou potentiels. (...) » Au lieu de cela, nous devons construire un monde avec plus d’amis et moins d’ennemis. Telle était la stratégie du plan Marshall après-guerre, rappela-t-il, et elle a donné de bons résultats. De même, les Etats-Unis d’aujourd’hui devraient accorder plus d’aide à l’étranger. « Cette aide n’atteint pas 10 à 15% [du budget], comme le pensent la plupart des Américains, mais moins de 1%, soit le pourcentage le plus faible des 22 pays les plus riches du monde », rappela-t-il. Il suggéra que les Etats-Unis contribuent au fonds mondial de lutte contre le sida, comme le propose Kofi Annan, qu’ils renforcent les institutions de coopération internationale et qu’ils améliorent leur situation intérieure, afin de diriger le monde par l’exemple.

En conclusion, Clinton a déclaré que le gouvernement Bush pense plutôt qu’il doit « maximiser l’utilisation de la force sur le plan intérieur et à l’étranger et imposer les changements qu’il souhaite, car le multilatéralisme et la coopération ne servent souvent à rien. (...) Je me situe plutôt dans l’autre camp. (...) Je ne crois pas que nous devions abandonner le droit d’utiliser unilatéralement notre armée quand il le faut, mais je pense que nous devrions tout faire pour bâtir un monde dans lequel nous partagerions les responsabilités et les bénéfices pour construire un avenir en commun. (...)

« Je crois que nous devons aller vers une communauté mondiale intégrée et je veux que l’Amérique soit la première force au monde pour la paix, la liberté, la sécurité et la prospérité. Mais je crois que pour le faire, il nous faut plus que la sécurité : il nous faut établir une coopération, construire un monde où l’Amérique continuerait à être un exemple, être un phare pour montrer que tout ceci n’est qu’une question de bonne volonté. Et nous devons continuer à ouvrir notre monde à celui des autres, de manière à ce qu’un jour on ne dise plus « nous et les autres », mais seulement "nous" . »

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