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Collectivités locales : les bateaux Veolia et Suez prennent l’eau !

La rédaction
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Paris, le 25 novembre (Nouvelle Solidarité) —Sommes-nous à la fin des “contrats en or et des marges mirifiques” accordés par les collectivités locales aux géants de l’eau en France ? C’est bien la question qui semble être posée après la décision du Maire de Paris, Bertrand Delanoë, de re-municipaliser les activités de gestion de l’eau accordées par Jacques Chirac à Véolia et à Suez en 1984. La ville de Paris a annoncé qu’une régie publique, Eau de Paris, reprendra toutes leurs activités ainsi que leurs 900 employés à partir de 2009. Ceci inclut également la société mixte, SEM Eau de Paris, qui était en charge de la production, du stockage et du transport, pendant que Veolia et Suez se partageaient la distribution.

« C’est un choix politique » a déclaré Anne Hidalgo, adjointe au Maire de Paris, en présentant la décision à la presse. Anne Le Strat, adjointe chargée de l’eau qualifiait elle aussi « d’emblématique » la décision de soustraire au privé la gestion d’une ressource qui fait partie « des biens communs » de l’humanité.

Si la décision était confirmée par le Conseil de Paris, le lundi 24 novembre, Paris deviendrait ainsi la 5ème ville, après Castres, Châtellerault, Cherbourg et Grenoble, a avoir rétablit le contrôle public sur cette précieuse ressource. Mais, à en croire l’Expansion (N°736), nous assistons à un courant de fond et une partie importante des collectivités locales pourrait suivre le mouvement.

En effet, depuis plus d’un an, les élus surveillent le renchérissement continu de l’eau d’un côté, et l’importance des marges de profits dégagées par les géants de l’eau sur ces contrats, de l’autre. Début 2007, la Communauté urbaine de Lyon avait constaté que malgré l’abondance et la qualité de l’eau dans le département, elle était parmi les plus chères de France. Elle a constaté surtout que les marges avant impôts de Véolia atteignaient 21% ! C’est un élu apparenté communiste, Gérard Claysse, vice-président de la Communauté urbaine de Lyon, qui a réussi l’exploit de négocier une baisse d’un montant de 1,4 millions d’euros sur ce contrat.

Ce cas aurait incité beaucoup d’autres élus à revoir les contrats de délégation accordés à ces compagnies, avec le résultat que selon une enquête réalisée par l’Association de grandes villes de France et la Banque Dexia, citée par l’Expansion, 52% des collectivités envisageraient déjà de changer de prestataires et un tiers d’entre-elles seraient prêtes à considérer une remunicipalisation ! Et la période est particulièrement propice puisque, pour les deux tiers des collectivités locales, les contrats de délégation arrivent à échéance dans les trois ans qui viennent.

En 2002, Solidarité & Progrès s’était insurgé contre l’offensive des hedge funds et des groupes privés pour prendre le contrôle des infrastructures municipales. A l’époque une cinquantaine d’élus avaient signé une pétition lancée par S&P, appelant à une renationalisation de l’eau.

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