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Colonisation de l’Afrique ? La Chine contre-attaque

La rédaction
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Alors que les milieux financiers de la City et leurs hommes au pouvoir aux Etats-Unis et en France, ont déclenché une violente campagne de déstabilisation contre la Chine à propos du Tibet, une campagne non moins violente mais plus sournoise a été lancée contre cette dernière à propos de sa politique d’investissement en Afrique. L’arrivée en force de la Chine en Afrique depuis quelques années, n’est pas du tout du goût des anciennes puissances coloniales qui voient leurs zones d’influences voler en éclats sous la pression du nouvel arrivant. Soudain, on voit apparaître une quantité d’articles dans une presse généralement détenue par ces intérêts, qui dénoncent la nouvelle colonisation chinoise de l’Afrique, et forcent les traits des difficultés sociales évidentes nées d’une telle coopération.

C’est sans doute pour contrer cette campagne que Hongyi Wang, sous-directeur du département d’études du Centre du monde en développement du CIIS (China Institute of International Studies) et Secrétaire général de son Bureau Afrique, Moyen-Orient et Asie du Sud, a donné à Paris, le vendredi 18 avril, une conférence de presse intitulée « La Chine en Afrique, uniquement une question de sources énergétiques ? »

Hongyi Wang a d’abord rappelé que les relations d’amitié entre la Chine et l’Afrique ne datent pas d’aujourd’hui. A l’époque socialiste, la Chine avait déjà une politique d’assistance économique envers l’Afrique, tout comme envers d’autres régions du monde. Le responsable a évoqué, dans ce contexte, le rôle particulier que les pays d’Afrique avaient joué pour permettre à la République de Chine de récupérer son siège au Conseil de sécurité des Nations unies, occupé jusqu’en 1971, par Taiwan. Mais aujourd’hui, cette relation s’est transformée en un partenariat économique et commercial global, une relation que le responsable a qualifiée de « gagnante/gagnante ». Elle permet à la Chine d’avoir accès à des matières premières et de créer de marchés à l’exportation pour ses produits technologiques. En échange, l’Afrique obtient ce qu’elle n’a pas réussi à obtenir de ses anciens partenaires : de meilleures conditions commerciales, un partage des technologies et des infrastructures.

En effet, entre 2002 et 2007, le volume d’échanges entre les deux continents a connu une croissance de 30% par an, et le ministère de l’Economie estime que les échanges avec la Chine représentent 20% du développement de l’Afrique à l’heure actuelle. La Chine a des projets d’investissement dans 49 pays d’Afrique, dans les domaines du transport, de l’exploration et de l’exploitation de ressources, des télécommunications, dans le BTP et la pétrochimie.

Et cette croissance impressionnante va se développer encore. Selon Hongyi Wang, le gouvernement chinois entend porter le volume d’échanges entre les deux continents à 100 milliards de dollars d’ici 2010. Pour cela, les autorités chinoises veulent encourager les importations en provenance de l’Afrique, en éliminant notamment les tarifs douaniers de nombreux produits d’importation. Un fonds de développement Sino-africain doté de 5 milliards de dollars a été créé afin de soutenir les entreprises chinoises qui veulent investir en Afrique.

Evoquant le besoin d’une politique d’assistance plus importante, le responsable chinois a noté des progrès depuis le Forum de développement sino-africain de 2006 : les prêts préférentiels atteignent actuellement quelques 3 milliards de dollars ; le processus d’annulation de la dette couvre maintenant tout le continent ; les tarifs douaniers ont été éliminés sur 440 produits importés d’Afrique et une trentaine d’hôpitaux sont actuellement en construction.

A la fin de son exposé, Hongyi Wang a répondu longuement aux questions de la salle. De nombreux journalistes et des représentants d’associations africaines sont intervenus. Certains, bien que favorables à l’intervention chinoise en Afrique à cause du grand potentiel de développement qu’elle représente, ont évoqué les tensions qu’elle provoque ici ou là dans les populations. Exemples de questions posées : Pourquoi la Chine embauche-t-elle uniquement des travailleurs chinois ? Pourquoi apporter une aide aux entreprises seulement, et pas à l’assistance sociale ? La Chine compte-t-elle soutenir aussi la construction des écoles, des maternités, des urgences ? Quid des tensions provoquées par leur arrivée avec les marchands ambulants ?

Autant de problèmes réels posés par une coopération d’une grande envergure entre deux continents que beaucoup de barrières idéologiques séparent encore, et que les deux nouveaux partenaires devront s’employer à résoudre. Pour l’heure, Hongyi Wang a indiqué que la Chine travaille déjà sur cette question : 500 à 600 techniciens seront formés chaque année en Afrique par leurs soins pour remplacer la main d’œuvre chinoise, et la Chine entend désormais accroître le volet social de sa coopération avec le continent.

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