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Comment expliquer la chute de l’euro

La rédaction
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L’euro est donc passé la semaine dernière en dessous de sa barre de parité avec le dollar. Il est intéressant de considérer les remarques du directeur de la Banque centrale européenne (BCE), Wim Duisenberg, et des grands médias financiers de Londres et de New York sur les prétendues causes de cette chute.

Nous avons souvent évoqué les défauts inhérents à l’union économique et monétaire prévue dans le traité de Maastricht et, sans elle, il est clair que les économies des onze pays de l’Euroland se seraient mieux portées. Cependant, la récente faiblesse de la monnaie européenne est due à d’autres facteurs : l’establishment financier de la City de Londres et de Wall Street veulent « donner une leçon » à l’Europe continentale pour avoir « défié les règles du jeu » de l’économie mondialisée.

Dans son édition du 3 décembre, le Financial Times titrait à la une : « L’attaque du directeur de la BCE provoque une fissure dans la zone euro ». Selon cet article, « un conflit sur la politique économique a éclaté au coeur de la zone euro, quand Wim Duisenberg a critiqué le gouvernement allemand pour avoir tenté de sauver l’entreprise de BTP Philipp Holzmann ». Et de citer le commentaire sibyllin fait la veille par Duisenberg : « Cela ne conforte pas l’image que nous voulons avoir, dans la zone euro, d’une économie toujours plus dirigée par le marché. » Selon le directeur de la BCE, le rôle interventionniste du gouvernement Schröder dans l’affaire Holzmann, ainsi que sa tentative de bloquer l’OPA hostile du britannique Vodafone sur le groupe allemand Mannesmann, « a eu un impact plus négatif sur l’image de l’euro ».

Un éditorial du Wall Street Journal abondait dans le même sens : « Ce qui est en jeu n’est rien moins que le "capitalisme rhénan", le modèle teuton particulier de gestion économique nationale. (...) L’issue de cette bataille déterminera le sort de l’économie allemande. Est-ce Deutschland AG contre Perfide Albion, l’économie sociale de marché contre le capitalisme anglo-saxon sans coeur ? (...) N’écoutez pas les Schröder allemands ou les Jospin français, qui semblent coller au vieil état d’esprit protectionniste. »

Depuis sa création en janvier dernier, l’euro a perdu 15 % de sa valeur face au dollar et presque 35 % contre le yen. Si la monnaie européenne n’arrive pas à se redresser d’ici la mi-décembre, on pourrait assister à une nouvelle liquidation d’euros. Nous arrivons à l’époque où la plupart des fonds d’investissements américains planifient leurs nouveaux investissements pour l’année à venir. S’ils voient l’euro finir sa première année aussi faiblement, ils décideront de réduire leurs investissements dans les titres financiers européens. Cela pourrait se transformer en une profonde crise de confiance au début de l’an 2000.

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