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Comment les grandes banques veulent saboter le HBPA de LaRouche

La rédaction
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8 juillet 2008 (LPAC) — Depuis l’effondrement du marché subprime l’été dernier, qui déclencha à son tour la crise bancaire, la situation s’est dramatiquement aggravée pour les citoyens ayant été « persuadés » d’acheter un logement qu’ils n’avaient pas les moyens de se payer. Le nombre de logements américains ayant fait l’objet d’une procédure de saisie (foreclosure) en mai 2008 était de 48% supérieur par rapport à mai 2007. Cela signifie qu’un propriétaire sur 483 a reçu un avis de saisie, parce qu’il était incapable, à un degré ou un autre, de rembourser son prêt hypothécaire.

Pendant la même période, la loi proposée par Lyndon LaRouche pour protéger les propriétaires et les fonctions vitales des banques agréées (HBPA) a rencontré une grande vague de soutien au niveau local et des Etats, des résolutions de soutien ayant été adoptées ou déposées dans d’innombrables parlements d’Etat et municipalités.

Toutefois, de nombreux élus, qui auraient dû se montrer plus perspicaces, ont saboté l’adoption d’une mesure aussi drastique, sous prétexte que la loi proposée par le sénateur Chris Dodd et le député Barney Frank était « presque l’équivalent », et suscitait beaucoup moins de controverse. Le LPAC, au contraire, l’a dénoncée comme une ruse pour obtenir que les contribuables encaissent les pertes des banques – et le Washington Post du 25 juin lui a donné raison dans un article intitulé « La loi sur le logement est l’idée des banques ». En effet, Jeffrey Birnbaum révèle que cette proposition de loi a été conçue et rédigée par des banques internationales, à commencer par le Crédit Suisse.

La disposition centrale de la loi Frank-Dodd engage la Federal Housing Administration (FHA) à assurer des crédits hypothécaires de rechange, à hauteur de 300 milliards de dollars, pour des propriétaires en difficulté. Le montant de la nouvelle hypothèque serait de10% inférieur au prêt originel en défaut de paiements. Selon les partisans de cette loi, les propriétaires éviteront ainsi une procédure de saisie, tout en versant moins tous les mois, et les banques accepteront certaines pertes mais obtiendront néanmoins quelque chose sur ces prêts qui resteraient, autrement, impayés.

Barney Frank soutient que le risque encouru sera faible pour le gouvernement fédéral, car les propriétaires bénéficiant d’un crédit de remplacement, à un taux mensuel moindre, ne feront pas défaut une deuxième fois et n’abandonneront pas leur logement, dont le prix sera alors supérieur à leur dette hypothécaire. Cet argument assume que les prix vont rester stables ou augmenteront, alors qu’en réalité, le prix moyen des logements à l’échelle nationale a déjà diminué de 20% depuis son niveau record de l’automne 2006, sans signe de ralentissement.

L’article du Washington Post note que des banquiers du Crédit Suisse avaient élaboré en janvier dernier une ébauche conceptuelle de cette loi et que des dirigeants de Bank of America en avaient proposé une version révisée en mars, les deux banques ayant joué un rôle important tout au long du processus, de même que Citigroupet la Securities Industry Association. Elles ont également fourni au bureau du budget du Congrès leurs estimations (optimistes) du volume de défaillances sur les nouveaux crédits hypothécaires que le FHA devrait assurer, c’est-à-dire, en fin de compte, les contribuables. Elles ont également convaincu Frank, Dodd, Harry Reid, etc. que cela permettrait de relancer le marché du crédit immobilier. Lorsque cette illusion s’évanouira, le gouvernement devra passer à la caisse pour aider les banques.

Maintenant que cette fraude a été dévoilée publiquement, les élus locaux et leurs électeurs devraient reprendre de plus belle la campagne pour le HBPA.

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