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Comment on orchestre un embargo pétrolier contre l’Iran

La rédaction
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24 juin 2008 (Nouvelle Solidarité) — Un réseau néoconservateur international, installé en Grande-Bretagne, aux États-Unis et en Israël, compte faire imposer un embargo sur les livraisons de produits pétroliers raffinés destinés à l’Iran, dans l’espoir de provoquer une riposte militaire de la part de Téhéran. C’est ce que nous a confié une source haut placée des services secrets arabes qui connaît notre mouvement depuis plus de vingt ans.

Une résolution a en effet été introduite à la Chambre des représentants américaine le 22 mai, puis au Sénat le 2 juin, appelant à « interdire l’exportation vers l’Iran de tout produit pétrolier raffiné et [à] imposer des inspections méticuleuses de toute personne, véhicule, bateau, avion, train ou cargo à destination ou en provenance d’Iran ». Cette résolution réclame aussi des sanctions contre la Banque centrale iranienne et toute banque internationale qui ferait des affaires avec les banques iraniennes interdites, ainsi que des sanctions contre les sociétés énergétiques investissant plus de 20 millions de dollars dans le développement de l’énergie en Iran.

Les principales importations iraniennes étant l’essence et d’autres produits pétroliers raffinés, cette clique néoconservatrice pense qu’un embargo international sur ces produits aurait un effet si dévastateur sur l’économie et la population que le gouvernement riposterait militairement, soit directement dans le golfe Persique, soit de manière asymétrique contre les États-Unis ou tout autre pays impliqué dans cette opération.

D’après ce scénario, une frappe militaire « défensive », lancée par les Etats-Unis ou Israël, serait alors justifiée, après une attaque iranienne. Le cercle de faucons qui entoure le vice-président Dick Cheney, mené par Elliot Abrams, qui est le conseiller pour le Moyen-Orient du Conseil national de sécurité, aurait ainsi un prétexte rêvé pour se dispenser de l’approbation du Congrès, voire même de l’en informer.

Cet embargo n’a apparemment pas encore été approuvé par l’administration Bush, surtout parce qu’un embargo maritime, l’équivalent d’un blocage naval des ports iraniens, constitue un acte de guerre en vertu du droit international. Les planificateurs néoconservateurs recherchent donc d’autres moyens pour effectivement imposer une mesure qui, d’après eux, mettrait l’Iran « à genoux ». Bien que l’Iran soit le deuxième producteur pétrolier au monde et le quatrième exportateur de pétrole brut, il a importé en 2006 quasiment la moitié de ses besoins en carburants, pour une facture s’élevant à 5 milliards de dollars.

Plutôt qu’un blocus, ce cercle britannique serait plus qu’heureux de mettre en place cet embargo en annulant, via des géants de l’assurance comme Lloyd’s, l’assurance de tout navire livrant de l’essence ou des produits pétroliers à l’Iran. Du même coup, privée d’assurance, l’importante flotte de pétroliers iraniens ne serait plus autorisée à rentrer dans d’autres ports.

Par ailleurs, on discute d’une autre forme de provocation : un incident majeur contre l’Iran exécuté par le Moudjahidin-e-Khalq (MEK), le groupe terroriste basé en Irak et sous protection militaire américaine depuis l’invasion en 2003. Au début des années 80, le MEK, qui avait pris part à la révolution de Khomeiny, a perpétré d’importants attentats à la bombe, orchestrant même une insurrection armée qui aurait tué, selon lui, quelque 900 militaires iraniens. Au milieu des années 80, le MEK s’est réfugié en Irak, où il jouissait du soutien inconditionnel de Saddam Hussein, y compris d’une base militaire, d’armes et de munitions. Le groupe terroriste est aujourd’hui soutenu par la faction Cheney du département de la Défense et certains services secrets américains. D’importants membres de la « cabale Wolfowitz » au Pentagone tentent de faire retirer le MEK de la liste noire du gouvernement américain qui recense les organisations terroristes.

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