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Communiqué de S&P

Communiqué de S&P : Non à l’Empire intégré UE/OTAN

La rédaction
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Communiqué de Solidarité et Progrès


Moins d’un mois pour dire non à une « Europe Empire » intégrée dans l’OTAN

Clichy, le 10 mars 2008

Nicolas Sarkozy l’avait promis en tant que candidat. Il semble maintenant prêt à passer à l’action, en tant que Président de la République. Au cours du prochain sommet de l’OTAN, à Bucarest, le 2 avril, il pourrait annoncer, sous certaines conditions, le retour de la France dans le commandement militaire intégré de l’OTAN.

C’est dans une interview au New York Times, le 7 septembre 2007, avant de prendre la parole devant l’Assemblée générale de l’ONU, que Sarkozy a annoncé, on ne peut plus clairement, ses intentions : « Je conditionnerai un mouvement (de la France) dans les structures intégrées par une avancée sur l’Europe de la défense.(…) Une Europe qui serait capable de se défendre de façon indépendante n’est pas un risque pour les Américains, c’est un atout. Troisième point, il va de soi que si nous devions envisager un tel mouvement, il ne pourrait avoir lieu que dans la mesure où une place serait faite dans les instances de direction, au plus niveau, pour des représentants de la France. »

Dans un article paru dans Le Monde du 26 février, certains de ses collaborateurs s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, confirmaient qu’à Bucarest, Nicolas Sarkozy pourrait effectivement annoncer le renforcement de l’engagement militaire de la France dans le bourbier afghan. Ce renforcement serait conditionné par : 1) un changement de stratégie en Afghanistan allant dans le sens d’une politique permettant aux Afghans de se prendre en main eux-mêmes selon leurs propres coutumes. Dans une lettre adressée par Sarkozy à ses homologues, il évoque également un plan de reconstruction économique sous l’égide du Secrétaire général de l’ONU et « l’afghanisation » du dispositif de défense ; 2) la création effective du fameux pilier européen de l’OTAN dans lequel la France jouerait un rôle de premier plan.

Mais ce discours qui se veut presque « humanitaire » ne convainc personne. Il est destiné à désamorcer toute opposition aux visées véritablement impériales de ce projet. La réalité est que la politique menée par les Anglais et les Américains en Afghanistan est un échec total et ce n’est pas au moment où une crise terminale secoue le système économique et monétaire international que les pays occidentaux pourront y stabiliser la situation. Quant aux programmes de reconstruction des Nations unies, il suffit de voir le fiasco partout où ils ont été mis en oeuvre pour comprendre qu’ils sont totalement inefficaces.

La réalité est que l’Afghanistan n’est que le prétexte pour passer à l’application d’un vaste plan, bien plus ancien, visant à rassembler l’Union européenne et l’OTAN en un véritable empire sous l’égide des Anglais, de leurs affidés étasuniens et de leur nouveau junior partner français. Cette nouvelle entité deviendrait opérationnelle en 2009, après l’entrée en fonction de la nouvelle administration étasunienne et la ratification du traité de Lisbonne par l’Europe.

Les propositions de Pierre Lellouche, délégué UMP à la Défense, pour que la France prenne la tête d’un G6 européen de la défense ; les conditions dans lesquelles Anglais et Français ont agi pour garantir que le traité de Lisbonne permette d’établir la jonction entre Union européenne et OTAN ; les propositions du document « Vers une grande stratégie pour un monde incertain », signé par cinq anciens chefs d’état-major, qui sera débattu à Bucarest, appelant l’Union européenne à accélérer son intégration dans l’OTAN ; les écrits de Robert Cooper, délégué de l’UE à la politique économique et militaire, appelant à la constitution d’un Empire européen ; sont autant de signes de ce qui se prépare.

Nous avons quelques semaines pour empêcher ce nouveau coup d’Etat institutionnel contre les populations européennes.


Voir aussi Réforme 2008 de l’Otan : vers une gouvernance militaire mondiale

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