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Compte courant américain : un déficit insoutenable

La rédaction
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Alors que les marchés financiers tentent de deviner ce que la Réserve fédérale fera ou non, lors de la réunion de son Open Market Committee du 27 juin, on oublie un problème bien plus grave : le déficit croissant du compte courant des Etats-Unis (qui prend en compte le commerce des biens et des services, ainsi que les flux d’investissements étrangers).

En avril, le déficit du commerce extérieur (biens et services) était de 30,4 milliards de dollars contre 30,6 milliards le mois d’avant. Cette baisse infime n’est due qu’au recul temporaire des prix du pétrole en avril, qui ont fortement augmenté depuis. Le 20 juin, le département du Commerce a annoncé que, pour le premier trimestre 2000, le déficit du compte courant avait atteint le chiffre record de 102,3 milliards de dollars, écrasant le précédent record de 96,2 milliards enregistré au dernier trimestre de 1999. Si cette tendance continue, le déficit risque d’atteindre les 450 milliards cette année, soit quelque 4,5% du PIB. Pour l’ensemble de 1999, il était de 360 milliards, soit 3,7% du PIB.

Si ce déficit a pu être supporté jusqu’à présent, c’est uniquement parce que les bulles financières des marchés d’actions et d’obligations ont attiré des flux records de capitaux. En 1999, les investisseurs étrangers ont placé près d’un milliard de dollars par jour dans des actifs américains. Selon le département du Commerce, ce rythme a presque doublé au cours du premier trimestre 2000. En effet, au cours de ces trois mois, les étrangers ont investi pour 61,3 milliards en actions américaines, essentiellement celles du Nasdaq en pleine expansion, pour 71,7 milliards - autre chiffre record - dans des obligations d’entreprises et du gouvernement, et pour 42,3 milliards d’investissement direct dans des sociétés américaines. Ainsi, l’investissement étranger a atteint 175 milliards au premier trimestre, soit en moyenne 1,9 milliards par jour, près du double du taux de 1999.

Comme le font remarquer certains responsables de la Fed, les Etats-Unis ne pourront pas éternellement convaincre les investisseurs étrangers de « couvrir » leur déficit du compte courant à raison de deux milliards, ou même d’un milliard de dollars par jour. Depuis les records boursiers du premier trimestre, la bulle financière américaine est devenue plus vulnérable que jamais à un krach et la forte volatilité des dix dernières semaines a fait comprendre à certains investisseurs étrangers qu’il est hautement risqué de parier sur les titres américains. Dans ces circonstances, un retrait soutenu des investissements pourrait provoquer la chute du dollar et par là même, un effondrement systémique global bien plus grave que la crise russe et celle du fonds spéculatif LTCM en 1998.

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