Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 8 décembre - Référendum en Italie : une nouvelle claque pour l’UE Lire Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire
Accueil Actualité
Brèves

Conférence de la Wehrkunde : la querelle transatlantique continue

La rédaction
visites
991
commentaire

L’« offensive de charme » lancée par l’administration Bush envers l’Europe - la tournée de Condoleezza Rice et le « Rumsfeld nouveau », débordant de jovialité - ne signifie pas la fin des frictions transatlantiques, comme on a pu le constater à la conférence de Munich sur la politique de sécurité (ou « réunion de la Wehrkunde »), du 11 au 13 février.

C’est surtout sur la question iranienne que le point de vue américain s’est heurté à celui de la France et de l’Allemagne. Le chancelier Gerhard Schröder a déclaré : « J’encourage fortement l’administration américaine à soutenir activement l’effort diplomatique des Européens. Nous devons surmonter l’isolement massif de l’Iran. Celui-ci n’abandonnera ses ambitions nucléaires que si ses intérêts légitimes, non seulement économiques mais aussi de sécurité, sont sauvegardés. » Le ministre des Affaires étrangères Joschka Fischer a appelé les Américains à « s’engager positivement (...) à renforcer substantiellement l’effort européen ». Mais ni le secrétaire à la Défense Rumsfeld, ni les autres participants américains à la conférence n’ont abondé dans ce sens. On a entendu tout au plus de vagues références aux « efforts diplomatiques en cours », assortis de rappels sur la possibilité d’une intervention militaire contre l’Iran.

Les frictions transatlantiques étaient tout aussi évidentes dans le débat sur la proposition d’une « réforme de l’OTAN », incluse dans le discours de Schröder. « La pauvreté et le sous-développement posent une menace non moins grande » que la prolifération des armes de destruction massive, l’instabilité engendrée par les Etats aventuriers et le terrorisme. « La maxime continue à s’appliquer : le resserrement des liens transatlantiques est dans l’intérêt de l’Allemagne, de l’Europe et de l’Amérique. Cependant, on ne peut pas regarder en arrière quand on en vient à traduire cette maxime en termes politiques, comme c’est si souvent le cas quand on fait des serments de loyauté transatlantique. Mais on doit plutôt s’adapter aux nouvelles circonstances. (...) Et, pour être honnête, elle [l’OTAN] le fait trop peu aujourd’hui ». Selon Schröder, l’OTAN n’est plus le « lieu de rencontre primordial » du partenariat transatlantique et nécessite des « réformes » qui devraient être discutées par un « groupe haut placé de personnalités indépendantes des deux côtés de l’Atlantique ».

Contactez-nous !

Don rapide