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Conférence de la Wehrkunde :la ligne confrontationniste anglo-américaine se renforce

La rédaction
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Cette année encore, la conférence annuelle de la Wehrkunde à Munich, qui réunit des experts internationaux de la défense et des responsables du secteur militaro-industriel, a été marquée par une ligne dure de la part de l’Establishment anglo-américain vis-à-vis des « Etats voyous ».

Dans son discours, le secrétaire américain à la Défense, William Cohen, a mis l’accent sur la guerre contre la Serbie en 1999 et le conflit potentiel de l’OTAN avec d’autres pays « voyous » comme l’Irak, l’Iran, la Libye et la Corée du Nord. Selon Cohen, la « menace » d’une attaque par missiles venant de ces pays justifie le programme de défense nationale anti-missiles (NMD) envisagé par les Etats-Unis - analyse partagée par les participants britanniques à la conférence. Il est vrai que sur cette question, le gouvernement Blair a fait volte-face pour soutenir le programme américain.

En marge de la conférence, un accord sur le renforcement de la coopération militaire anglo-américaine a été signé par Cohen et son homologue britannique Hoon, soulignant la relation spéciale entre ces deux pays au sein de l’OTAN. Cette même question a été soulevée par lord Gilbert, ancien haut fonctionnaire du ministère de la Défense, qui a noté, à propos de la guerre du Kosovo, que l’efficacité des frappes militaires de l’OTAN avait été entravée par la stricte adhésion au principe de l’unité. Autrement dit, si les Etats-Unis et la Grande-Bretagne avaient agi seuls, l’opération aurait bien mieux réussi.

En réponse au NMD, le général de l’état-major des forces armées russes, Leonid Ivachov, a déclaré qu’il était absurde de parler d’une menace venant de la Corée du Nord, étant donné que ce pays n’a pas de base économique suffisamment forte pour cela. Pour Ivachov, ces accusations servent à déguiser le fait que le système de défense envisagé vise en réalité la Russie et la Chine.

Le vice-ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Guangyan, a exprimé des critiques analogues, rejetant les explications officielles des Etats-Unis sur les accords de coopération signés avec le Japon et Taïwan. Ces explications, dit-il, supposent une « menace de missiles » venant la Corée du Nord et de la Chine qui, en fait, n’existe pas.

Zbigniew Brzezinski, tout en se présentant, avec sa duplicité habituelle, comme un « modéré » vis-à-vis de la Chine, a indiqué que le conflit Chine-Taïwan pourrait devenir le « seul grand thème brûlant de politique étrangère » de la campagne présidentielle américaine, ce qui aurait des effets négatifs sur les relations américano-chinoises. En réponse, Wang a précisé que le gouvernement chinois est conscient du danger d’un accès de populisme électoral, mais qu’il ferait de son mieux pour ne pas le laisser nuire aux relations bilatérales.

Enfin, Wang Guangyan et le conseiller indien à la sécurité nationale, Brajesh Mishra, ont catégoriquement dénoncé la tendance vers l’unilatéralisme occidental aux dépens des structures de l’ONU, y compris le Conseil de sécurité. Mishra a fait remarquer que la résistance à l’unilatéralisme anglo-américain vient non seulement de Russie, d’Inde et de Chine, mais aussi de France et d’Allemagne. En référence à la crise financière asiatique de 1997, les représentants chinois et indien ont indiqué que leurs gouvernements soutiennent une réforme profonde des institutions économiques et financières globales, qui donnerait une voix égale aux pays du Sud. L’Inde, a précisé Mishra, considère la Russie comme une puissance non seulement européenne mais aussi asiatique, qui doit coopérer étroitement avec les « trois puissances montantes » de l’Asie - la Chine, le Japon et l’Inde.

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