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Conférence internet d’Helga Zepp-LaRouche sur les enjeux des accords sino-russes

La rédaction
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Le 4 novembre 2009 (Nouvelle Solidarité) —Le monde se trouve dans une situation dramatique, constata Helga Zepp-LaRouche, présidente du Mouvement des droits civiques Solidarité (BüSo), en ouvrant une conférence le 29 octobre à Berlin, retransmise en direct sur Internet et traduite simultanément en anglais, en français et en italien. Si le monde s’en tient au casino financier actuel, on assistera très vite à un « mega-crash », avec son cortège de faillites d’entreprises, de licenciements, et de misère, mais il existe aussi la possibilité de créer un nouveau système financier, de relancer l’économie mondiale à travers des projets infrastructurels comme le Pont terrestre eurasiatique, et de mettre en place un nouvel ordre économique mondial.

Dans ce contexte, dit Helga Zepp-LaRouche, le nouveau gouvernement conservateur-libéral (CDU-FDP) de Berlin, qui prétend que « le pire est derrière nous », n’est en aucun cas à la hauteur. L’avenir de l’Allemagne ne dépend pas, de toute façon, du gouvernement de Berlin, car en abandonnant sa souveraineté nationale, l’Allemagne, tout comme les autres pays de l’Union européenne, a renoncé à intervenir de manière décisive dans cette crise. Encore que le gouvernement Merkel se montre quelque peu réticent à se soumettre complètement aux diktats de Bruxelles. Il est urgent que l’Allemagne et la France se joignent à la dynamique eurasiatique de développement infrastructurel, a indiqué Helga Zepp-LaRouche au cours du dialogue qui a suivi la conférence.

Pour la présidente du BüSo, un « développement bien plus significatif » nous vient de l’Eurasie, dans le cadre de la récente visite du premier ministre russe Vladimir Poutine en Chine, où les deux pays ont signé des accords de coopération à long terme se montant à plusieurs centaines de milliards de dollars. Au-delà de l’exploitation de matières premières, il y a de grands projets d’infrastructure et de projets conjoints dans le nucléaire et, y compris un vol spatial non habité.

En puissance, ces accords pourraient être le début d’un nouvel ordre économique mondial, estime Helga Zepp-LaRouche. Et le rôle joué par son mari et par elle-même dans cette approche politique n’est pas à sous-estimer. A titre d’exemple récent, lors du Dialogue des Civilisation à Rhodes du 8 au 12 octobre, Lyndon LaRouche a plaidé, dans sa présentation, pour un « Accord à quatre », entre les Etats-Unis, la Russie, la Chine et l’Inde, pour la mise sur pied d’un nouveau système de crédit international.

Cette intervention de LaRouche a été largement reprise sur des sites russes, et le journal à grand tirage Zavtra a publié une interview conduite avec lui à Rhodes, ce qui a amené un activiste des droits de l’homme bien connu, Victor Kouzine, à écrire une lettre ouverte au président Medvedev, l’appelant à écouter les conseils de LaRouche.

En fait, cela fait des décennies que Lyndon et Helga LaRouche et leurs mouvements politiques se battent pour ce genre de coopération eurasiatique, comme le montra ensuite Helga Zepp-LaRouche, illustrations à l’appui. Depuis la campagne pour le « triangle productif Paris-Berlin-Vienne » en 1989, suite à la chute du mur de Berlin, qui s’est transformé par la suite en un projet de pont terrestre eurasiatique, elle-même et d’autres ont donné des centaines de conférences et de séminaires, y compris à la Douma, sur le développement de l’infrastructure et de l’économie réelle.

Aujourd’hui, devant la crise systémique, ces idées sont plus que jamais à l’ordre du jour. Vladimir Poutine lui-même a déclaré que de tels projets aideraient à sortir de la crise. Pour l’Allemagne, selon la présidente du BüSo, c’est un enjeu crucial, dans la mesure où elle pourra fournir des équipements pour ces projets à long terme.

Sortir de la crise

Par contre, la situation actuelle aux Etats-Unis n’est pas favorable à la perspective de l’ « Accord des Quatre ». Le président Obama s’est malheureusement avéré être un « emballage trompeur », dit Helga Zepp-LaRouche, et sa côte de popularité a chuté plus vite que celle de tout autre Président depuis cinquante ans. Ses innombrables promesses ont cédé la place à une énorme déception. Cinq millions d’emplois ont été supprimés depuis qu’il est au pouvoir, un million de chômeurs n’ont plus droit aux allocations chômage, et trois millions de propriétaires américains ont perdu leur logement.

Les communes sont insolvables, et après l’automobile, la crise gagne maintenant le secteur de l’aviation. Si le gouvernement a trouvé 23000 milliards de dollars pour le renflouement des banques, il espère les récupérer par des coupes sombres dans le secteur de la santé. D’où le ferment de grève de masse qui se développe outre-Atlantique depuis l’été.

Pour Helga Zepp-LaRouche, l’éclatement de la prochaine bulle financière, celle de l’immobilier commercial, est imminente. Environ 56% de tous les crédits des banques américaines sont nantis par l’immobilier commercial, et pour les petites banques, le pourcentage est encore plus élevé. Mais les prix dans ce secteur ont déjà chuté de 35%, compromettant l’avenir de 90% de toutes les banques.

Cependant, même parmi les conseillers économiques du président Obama, certains ont étudié de près la fonction d’effondrement de Lyndon LaRouche et sont arrivés à la conclusion qu’elle est la seule à même d’expliquer la crise systémique actuel.

Helga Zepp-LaRouche décrivit ensuite les mesures à prendre, à commencer par la réintroduction des critères de la loi Glass-Steagall, adoptée aux Etats-Unis à l’époque du président Franklin Roosevelt, qui avait séparé de façon étanche les banques de dépôts des banques d’affaires spéculatives. Cette loi fut abolie en 1999, à l’initiative de Larry Summers, qui est aujourd’hui le plus important conseiller économique de Barack Obama. Entre-temps, le rétablissement de ces critères est réclamé par beaucoup, encore que pour des motifs différents. L’ancien chef de la Réserve fédérale, Paul Volcker, par exemple, mène campagne pour Glass Steagall, sans prôner un nouveau système financier, mais uniquement un peu plus d’ordre dans celui existant. Idem pour Mervyn King, le chef de la Banque d’Angleterre, qui sait que la Grande-Bretagne est en faillite et que la City de Londres ne survivrait pas à un nouveau krach. En outre, Londres craint que le processus de grève de masse en Amérique ne gagne aussi l’Angleterre.

Quant au nouveau gouvernement allemand, nota Helga Zepp-LaRouche, s’il a peu dit de concret jusqu’à présent, il est clair qu’il prépare une austérité draconienne dans le domaine de la santé, avec des hausses des cotisations de sécurité sociale et une plus forte participation forfaitaire. Et contrairement aux représentants de médecins qui prétendent qu’il n’y aura pas de réforme, le système de soins à deux vitesses va certainement s’aggraver.

Dans ce contexte, elle a abordé le problème de la grippe H1N1. Si le gouvernement français a tiré la sonnette d’alarme relativement tôt, notant que l’épidémie pourrait faire jusqu’à 45000 morts en France, en Allemagne, le sujet a été soigneusement évité pendant la campagne électorale. Pour beaucoup de citoyens, il n’y aura pas de vaccin. Dans le tiers monde, seuls 2% de la population seront vaccinés. Cette politique – ne pas soigner les personnes âgées et ne pas préparer suffisamment de vaccins – est très bien adaptée à la vision du prince Philip, qui prône la réduction brutale de la population mondiale. Par contre, Helga Zepp-LaRouche appelle à retourner au système de santé qu’avait l’Allemagne avant les réformes néolibérales de Ehrenberg, Seehofer et Schmidt.

L’exemple agricole

Pour illustrer la manière dont les gouvernements sont au service des banques, la présidente du BüSo a pris l’exemple de l’agriculture. Certains agriculteurs nourrissent encore l’illusion de pouvoir racheter l’exploitation des voisins qui viennent de faire faillite, puis de survivre grâce à l’expansion. Mais le véritable ennemi de l’agriculteur, c’est la mondialisation, qui s’est traduite par une cartellisation de l’agriculture. Et les agriculteurs se voient obligés d’accepter les conditions des cartels.

Or le but de ceux-ci est d’assurer leur mainmise totale sur le secteur agricole, mettant en place un réseau de sociétés opaque, allant des semences jusqu’à la production alimentaire. Le complexe Cargill-Monsanto en est l’exemple le plus flagrant. Cependant pour l’UE, poursuivit Helga Zepp-LaRouche, le moto semble être « tout le pouvoir aux cartels et aux négoces », assurant un maximum de profits pour les cartels, au détriment des agriculteurs et des consommateurs.

Ce n’est pas seulement l’existence des agriculteurs qui est en jeu dans cette affaire, mais l’approvisionnement alimentaire de la population. « Si nous voulons éviter de sombrer dans un âge des ténèbres, nous avons besoin d’un changement de système. Nous devons mettre le plan LaRouche à l’ordre du jour. »

Pour cela, il faut une alliance des quatre puissances – Russie, Chine, Inde, Etats-Unis – car les cartels, en raison de leur contrôle sur la nourriture, l’énergie, les matières premières, etc., sont actuellement plus puissants que les gouvernements individuels. Ces quatre devraient donc, dit Helga Zepp-LaRouche, convoquer une conférence d’urgence pour décider d’appliquer les critères Glass-Steagall au système financier, en éliminant les titres toxiques, et de relancer l’économie mondiale.

Pour cela, un système de crédit de type prévu par la Constitution américaine est nécessaire : les gouvernements souverains devraient être les seuls autorisés à émettre du crédit, destiné à l’investissement dans des projets d’infrastructure et des technologies de pointe. Dans ce sens, « les accords entre la Russie et la Chine peuvent être le début d’un tel système de crédit. » C’est pourquoi, pour Helga Zepp-LaRouche, la crise actuelle représente aussi une chance.

Pénurie de citoyens

Dans la discussion suivant la présentation de Mme Zepp-LaRouche, plusieurs questions ont été posées sur le rôle de l’Allemagne dans un tel monde en développement. Dans une des réponses, elle a insisté sur la nécessité, avant tout, de changer de manière de penser : « Il n’y a pas de raccourci pour sortir de la crise systémique. Une chute encore plus abrupte menace déjà. Si nous voulons sérieusement nous en sortir, alors il faudra mettre dans la poubelle tout ce qui a trait à la mondialisation. »

Et puis le nouveau système de crédit doit être orienté, en priorité, vers la formation des facultés créatrices de tous. L’Etat doit tout faire pour éduquer au mieux ses citoyens. « Une personne cultivée a mieux à faire que de maximiser le profit et consacrer sa vie à l’argent. Les gens reconnaîtront que la mondialisation était une erreur. » Pour tout dire, il faut mettre l’ordre mondial en harmonie avec l’ordre de la création.

Dans une autre réponse, Mme Zepp-LaRouche disait : « Pour la première fois de l’histoire, nous sommes tous dans le même bateau. Si une partie du monde sombre, nous sombrons tous. » Par conséquent, une vaste discussion sur ces questions doit être lancée, même si les médias ne sont pas coopératifs.

Pour conclure, la présidente du BüSo a appelé chacun « à devenir actif. Nous avons une pénurie de citoyens », alors que des événements dramatiques se préparent. « Nous devons réunir une élite, qui au lieu d’adorer Mammon, se dédie à l’intérêt général. »

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