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Congrès des géosciences à Vienne : prévoir les séismes, c’est possible !

La rédaction
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10 avril 2011 (Nouvelle Solidarité) – De retour de Vienne où se tenait le Congrès européen des géosciences, nos camarades allemands du Büso nous rapportent qu’une véritable volonté d’établir une science de la prévision sismique demeure au sein de la communauté scientifique, malgré l’absence totale de financements et le rejet académique. Comme l’ont montré nos amis américains du LPAC, il s’agit d’appliquer la méthode de l’astronome Johannes Kepler en rassemblant une multitudes de données d’observation afin de détecter les anomalies.

Présidée par les professeurs Pier Francesco Biagi, Masashi Hayakawa, Oleg Molchanov et Tommaso Maggipinto, la session Phénomènes sismo-électro-magnétiques et signes avant-coureurs a permis de présenter une douzaine d’études scientifiques de divers pays établissant la récurrence de signes avant-coureurs aux grands tremblements de terre dans plusieurs domaines allant des champs magnétiques à la ionosphère, en passant par l’activité solaire.

Notons parmi ceux-là la présentation Détection intégrée, analyse et validation des signaux atmosphériques associés aux séismes majeurs menée par Dimitar Ouzonov de la Chapman University de Californie et rassemblant une panel de scientifiques japonais, russes, taiwanais, américains et français, avec la participation de Michel Parrot (CNRS), un de ceux qui a examiné de près les données collectées par le satellite DEMETER.

« De récentes études (VESTO workshop, Japon 2009) ont montré que des signes atmosphériques avant-coureurs ont été observés au sol et dans l’espace lors de plusieurs évènements sismiques récents. La grande question qui fait débat dans la communauté scientifique est de savoir si ces signes apparaissent de manière systématique avant les grand tremblements de terre. Pour répondre à cette question, nous avons commencé à étudier les anomalies atmosphériques lors des grands séismes.

« Notre approche repose sur l’intégration de plusieurs paramètres physiques et environnementaux (radiations thermiques infrarouges, concentration d’électron dans la ionosphère, activité Radon/ion, température de l’air et la sismicité) que l’on trouve associés aux séismes. (…) Nos premiers résultats suggèrent l’apparence systématique d’anomalies atmosphériques près de la zone de l’épicentre, un à cinq jours avant les grands séismes, qui pourraient s’expliquer par un processus commun entre les paramètres physiques observés et le processus de préparation du séisme. »

Relevons également les travaux présentés par l’autrichien Gerald Duma et son homologue américain du NASA Ames Research Center Friedemann Freund, et leurs collègues portugais et britanniques, lors de la présentation sur les Nouveaux résultats à propos de l’impact du soleil sur la sismicité globale.

« La sismicité dans la croûte terrestre montre une dépendance remarquable et systématique envers les cycles diurnes et saisonniers. Puisqu’une telle corrélation ne peut qu’être causée par l’activité solaire, nous sommes de toute évidence face à un puissant mécanisme couplé terre-soleil. Ceci est confirmé par les rapports indiquant que l’activité sismique varie selon le même cycle de 11 ans que celui des tâches solaires. (...)

« Sur le continent nord-américain, la quantité totale d’énergie sismique dégagée chaque année varie de 1 à 100 avec l’indice magnétique Kp. Ainsi, les années où le Kp s’est montré élevé, il y a eu un séisme de magnitude 7, quatre de magnitude 6 et trente de magnitude 5 alors que les années où le Kp a été faible, on a mesuré seulement 10 séismes de magnitude 5. Pour l’Amérique du Sud, la sismicité suit aussi de très près les cycles de l’indice Kp (…) et c’est également vrai pour l’ensemble du continent eurasiatique. (...) »

Lors de la conférence, l’on a également appris par la voix du scientifique polonais Jan Blecki, que les chinois s’apprêtent à lancer un satellite de détection qui reprendra le suivi des signes avant-coureurs initié par le satellite français DEMETER, arrêté en début d’année. Toutefois, il est grave de constater que cette nouvelle science, qui pourrait sauver des millions de vies et permettrait d’effectuer un bon de géant dans les sciences de la vie, est confinée aux arrière-salles des conférences et des universités. Il est urgent d’établir un système international de collecte des données afin d’avoir une vision globale de l’interaction entre la Terre, son champ magnétique et le soleil et de pouvoir fournir aux gouvernements des bulletins prévisionnels.


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