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Congrès sur la « psychose de la spéculation »

La rédaction
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Le 11ème Congrès mondial de la psychiatrie, qui s’est tenu du 6 au 11 août dans l’auditorium de l’Université d’Hambourg, a organisé une session publique extraordinaire sur un phénomène alarmant : la nouvelle psychose de masse liée à la spéculation sur les marchés boursiers, qui affecte de plus en plus de particuliers pratiquant le day-trading (achat et revente dans la même journée) sans oublier, sur un plan plus traditionnel, les « accrocs » du casino.

Wilhem Hankel, professeur d’économie, a parlé de la structure « irrationnelle » des opérations boursières internationales, tandis que le professeur de médecine Peter A. Henning a analysé la fièvre du jeu boursier comme la manifestation d’un nouveau comportement « cultiste ».

Plusieurs psychiatres américains ont, quant à eux, présenté de nouveaux médicaments pour les accrocs du jeu.

Le programme de cette session extraordinaire avait été organisé par le directeur du département psychiatrique de la clinique universitaire de Hambourg-Eppendorf, le professeur Iver Hand , qui a déclaré que sa clinique était envahie par des patients ayant développé leur « petite philosophie de la magie » et découvert un « système parfait ». Hand a aussi précisé que les jeux de casino et la spéculation sur les marchés sont, du point de vue pathologique, parfaitement similaires. Les marchés boursiers sont, selon lui, de plus en plus contrôlés par les spéculateurs. Coupé de l’économie réelle, leur raisonnement se réduit à des « voeux psychologiques » quant aux futures actions d’autres spéculateurs. Les marchés boursiers se sont ainsi transformés en « terrain de jeux pour émotions fortes ».

Le Pr Hand en conclut que certaines économies nationales en sont devenues totalement dépendantes et que la stabilité à long terme des Etats est menacée dès lors que la perception de la valeur du travail dépend de la « bonne ou mauvaise fortune ». Si les marchés boursiers ne sont pas réglementés par la « raison », avertit le professeur, cela va susciter chez les individus « une grande peur de l’avenir et de dangereux actes d’agression ».

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