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Controverse au sein de la communauté juive sur la politique de Sharon

La rédaction
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Une importante intervention dans le débat sur la politique israélienne vient d’être faite par Henry Siegman, ancien directeur du Congrès juif américain pendant seize ans et actuel membre éminent du Conseil des relations extérieures (CFR).

Depuis quelques mois, Siegman appelle l’administration Bush à exercer davantage de pressions sur Israël, afin d’arriver à une solution globale à la crise au Proche-Orient. Il a aussi durement critiqué les dirigeants juifs qui recherchaient des alliances politiques avec les fondamentalistes chrétiens.

Dans une interview au New York Times du 13 juin, Siegman raconte ses expériences de jeunesse, alors qu’il tentait d’échapper à la tyrannie nazie. Ces expériences dans l’Allemagne nazie, écrit le quotidien new-yorkais, « lui reviennent régulièrement. Il dit que ce qu’il a vécu au cours de son enfance lui permet de comprendre plus facilement ce que c’est d’être Palestinien, vivant dans « la peur et l’humiliation » de l’occupation israélienne. » Il affirme que cette empathie pour le sort des Palestiniens a fait de lui un « paria dans les groupes juifs américains ».

Siegman, qui avait été ordonné rabbin, a servi dans l’armée américaine pendant la guerre de Corée. Elève du rabbin Abraham Heschel, il manifestera par la suite à ses côtés dans le cadre du mouvement des droits civiques, dans le Sud des Etats-Unis. Les prêches de Heschel ont amené Siegman à considérer la « vérité et à la justice comme les pierres angulaires du judaïsme ». Au contraire, dit Siegman, « les organisations juives américaines confondent le soutien à l’Etat d’Israël et à son peuple, avec le soutien inconditionnel aux actions des gouvernements israéliens, même si ces gouvernements prennent des mesures que ces organisations juives ne toléreraient jamais dans un contexte américain. On ne peut concevoir qu’un dirigeant juif en Amérique, il y a vingt ou trente ans, ait pu resté silencieux si un parti politique dans le gouvernement israélien avait appelé au transfert des Palestiniens - autrement dit, au nettoyage ethnique. Aujourd’hui, il existe au moins trois de ces partis, mais il n’y a pas eu un seul mot de critique de la part des organisations juives américaines . »

En réponse, Abraham Foxman, directeur national de l’Anti-Defamation League (ADL), a envoyé une lettre au New York Times, attaquant les critiques de Siegman comme « blessantes » et défendant inconditionnellement la politique du gouvernement israélien. Mais d’autres lecteurs ont défendu Siegman, dont l’un s’exclamait : « M. Siegman devrait savoir qu’il n’est pas seul. Des milliers, si ce n’est des dizaines de milliers de juifs américains sont d’accord avec lui . »

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