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Controverse autour des plans d’occupation de l’Irak

La rédaction
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Le département d’Etat et les faucons du parti de la guerre ne sont pas d’accord sur le type de gouvernement à mettre en place en Irak. Les plans visant à installer un « proconsul » américain, établis par le parti de la guerre, ont provoqué une levée de boucliers qui se reflète dans les médias à la fois aux Etats-Unis et au niveau international.

Dans son éditorial du 8 avril, le New York Times incitait le président George W. Bush à écouter les conseils du Premier ministre britannique Tony Blair : « La façon la plus rapide de transformer une victoire militaire en Irak en défaite politique au Moyen-Orient, est d’installer un vice-roi militaire américain à Bagdad, suivi d’un gouvernement irakien fantoche. » Il rappelle que le dirigeant du CNI, Ahmed Chalabi, qui n’a pas mis les pieds en Irak depuis 45 ans, est le préféré des « éléments les plus à droite de l’administration Bush, ce qui ce qui le rend encore moins crédible ». Selon le quotidien new-yorkais, la diplomatie de l’après-guerre devrait être l’affaire du département d’Etat, et non du Pentagone. Un éditorial similaire est paru dans le Baltimore Sun.

Pour le Washington Post, le principal obstacle au processus multilatéral est la volonté du Pentagone « de dominer chaque aspect de l’Irak d’après-guerre ». Le chroniqueur David Ignatius met en garde contre une force d’occupation militaire américaine, tout en proposant que l’ONU, la France, l’Allemagne et la Russie y tiennent un rôle important.

Dans un article du 8 avril sur Chalabi, le Los Angeles Times décrit la polémique dont il est l’objet, entre le Pentagone, d’une part, qui le soutient, et le Département d’Etat et la CIA, d’autre part, qui s’y opposent. L’article cite des responsables de la CIA selon lesquels son exil prolongé et ses liens avec les néo-conservateurs mettent en doute sa capacité à gouverner. L’article se termine par une déclaration très dure de Richard Perle : « Le dénigrement du département d’Etat et de la CIA est une honte. Tous les obstacles possibles ont été systématiquement placés sur le chemin du CNI pour bloquer son développement . »

De son côté, le vice-président Dick Cheney a annoncé le 9 avril, devant la convention annuelle de l’American Society of News Editors, que le gouvernement allait tenir sa première réunion dans le pays avec les dirigeants de l’opposition, ce qui a été démenti par la suite. Il ajouta qu’en aucune circonstance, les Etats-Unis ne remettraient à l’ONU le contrôle de l’occupation de l’Irak. « Le Président a clairement fait savoir que nous ne le ferons pas. (...) Nous voulons seulement qu’elle y joue un rôle majeur. (...) Notre objectif est de créer et faire fonctionner aussi vite que possible une autorité intérimaire qui soit composée d’Irakiens, et de leur transférer l’autorité à eux et non pas aux Nations unies ou à tout autre groupe extérieur . »

Le Congrès résiste lui aussi aux plans des faucons. Des commissions dans les deux Chambres ont voté contre la gestion par le Pentagone des fonds pour la reconstruction de l’Irak et pour la confier au département d’Etat, se rangeant ainsi résolument derrière Colin Powell dans sa bataille contre Donald Rumsfeld. « Le secrétaire d’Etat est le gestionnaire approprié de l’aide extérieure », a déclaré le député républicain Jim Kolbe, président de la sous-Commission des opérations extérieures de la Chambre, ajoutant que la reconstruction était l’affaire des civils. En outre, nombre de parlementaires semblent déterminés à maintenir la prérogative de supervision du Congrès en matière de fonds de reconstruction, alors que la présidence essaie de la lui enlever.

Le 7 avril, lors d’un point de presse au Pentagone, Rumsfeld a déclaré en quelque sorte que l’avis du Congrès ne compte pas : « En dernière analyse, peu importe de quelle poche l’argent est tiré ; il sera déboursé de la manière que le Président jugera appropriée. » A la même occasion, le ministre de la Défense a comparé l’attitude du Congrès à celle de gens « qui débattent d’un plan de guerre qu’ils n’ont pas lu. (...) Ils débattent maintenant de la composition d’un gouvernement dont personne n’a décidé l’existence, et de ce que doit être le régime post-Saddam Hussein. (...) En fin de compte, c’est la politique du Président, et tout ce que le Congrès peut proposer en termes d’argent sera dépensé de la manière dont le Président l’aura décidé . »

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